Améliorer la qualité de l’air (ZFE, puits carbone), notamment dans le métro
Métropole Environnement
Promesse abandonnée/non tenue
Promesse de Damien Castelain
Liste majoritaire à la métropole de Lille
DVD

L’analyse de Mediacités

Mis à jour le 11/12/2025
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Sur l’année 2021, les communes de la MEL ont connu entre 82 et 105 journées à la qualité de l’air dégradée, note dans son rapport annuel l’agence ATMO Hauts-de-France spécialisée dans l’étude de la qualité de l’air. En 2022, ATMO avait également pointé la forte concentration de particules fines dans le métro lillois.

Face à cet enjeu majeur de santé publique - chaque année en France, plus de 40 000 décès prématurés sont imputables aux particules fines, selon le ministère de la Santé - Damien Castelain s’était engagé à actionner deux leviers afin d’améliorer la qualité de l’air dans la métropole. Le premier est la mise en place d’une ZFE, zone à faible émission, c’est-à-dire la restriction - voire l’interdiction - de certaines voies routières à la circulation des véhicules les plus polluants. Initialement prévu pour 2020 à Lille, ce projet a été remis à plus tard, limité à un nombre très restreint de véhicule, devait voir le jour début 2025, mais n'a finalement jamais été appliqué. 

Le second levier mis en avant par Damien Castelain est l’utilisation de « puits carbone ». Il entend par là les sols agricoles, qui captent davantage de pollution lorsqu'ils sont gérés selon les préceptes de "l'agriculture régénérative" (Rotation des cultures, couverts des sols, non labour, retour des arbres et des haies dans les champs). Mais Mediacités n’a repéré aucune prise de parole ou délibération visant à encourager le développement de ce type de techniques agricoles.

En conséquence, puisque les deux leviers cités par Damien Castelain pour améliorer la qualité de l’air n’ont pas été actionnés, nous classons cette promesse comme « non tenue ». 

Pour ce qui est du métro, notons néanmoins qu'une expérimentation de purification de l'air a été lancée en 2022 à la station Lille Flandres. Il s'agissait d'un filtrage par micro-algues développé par une start-up métropolitaine Bioteos. Selon un reportage diffusé en janvier 2023 sur France Culture, la MEL devait ensuite décider de déployer ou non ce purificateur dans toutes les stations du métro lillois. Nous n'avons pas trouvé trace d'une généralisation de ce procédé innovant. 

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Renforcer la présence humaine au pied des immeubles

Mairie Sécurité
Promesse abandonnée/non tenue
Mis à jour le : 09/02/2026
Dans le programme qu’elle a présenté aux Lillois lors des dernières élections municipales, Martine Aubry a promis de « renforcer les présences humaines rassurantes au pied des immeubles touchés par les trafics ».

Interrogée, la Ville de Lille explique que les effectifs des agents de liaison et de médiation sociale (les médiateurs municipaux) ont augmenté de deux personnes depuis 2020, passant de 14 agents à 16 agents (11 agents titulaires, 3 adultes relais, un coordinateur et un coordinateur adjoint). La Ville de Lille ajoute qu'elle finance également chaque année via le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) des associations de prévention, à hauteur d'environ un demi-million d'euros par an. Parmi les associations soutenues par la Ville, les clubs de prévention tels qu'Itinéraires, permettent d'accentuer la prévention sur le terrain. Ceux-ci sont néanmoins touchés de plein fouet par le recul des financements de l'Etat et du Département ces derniers mois et contraints à des réorganisations internes de leurs effectifs.

Des moyens qui restent nettement insuffisants pour mailler le territoire jour et nuit afin de lutter contre le trafic de stupéfiant, qui reste préoccupant à Lille. Le manque d'effectif a notamment animé le Grand débat des municipales organisé par des associations étudiantes le 21 janvier 2026. Arnaud Deslandes a lui-même concédé qu'il fallait déployer davantage de médiateurs de rue « notamment la nuit ». La candidate insoumise, Lahouaria Addouche, qui a elle-même travaillé dans un club de prévention lillois regrette également que les postes de médiateurs sociaux soient globalement « des contrats précaires de trois ans qui ne permettent pas de créer du lien avec les habitants ». 

Au vu de ce constat, nous considérons cette promesse comme non tenue. 

Contrôle renforcé de la location type AirBnB

Mairie Logement
Promesse tenue
Mis à jour le : 06/02/2026
Comme beaucoup de grandes villes françaises, Lille est touchée par la prolifération de logements en location sur Airbnb, ce qui aggrave la pénurie de logements en location longue-durée. En conséquence, Martine Aubry promettait lors de la campagne municipale 2020 un « contrôle renforcé de la location touristique de type Airbnb afin qu’elle n’amenuise pas l’offre de logements familiaux disponibles et préserve la qualité de vie dans les résidences ».

Depuis l’été 2020, trois agents municipaux sont spécifiquement dédiés à une mission de contrôle des logements sur Airbnb, comme l’expliquait Mediacités dans un décryptage paru en 2022. « Vu la masse de données à analyser, ce n’est pas facile », reconnaissait l’adjointe à l’Habitat Anissa Baderi ».

Depuis le 1er avril 2024, les propriétaires souhaitant proposer une résidence secondaire sur une plateforme de location à courte durée doivent formuler une démarche visant à obtenir le changement d'usage de leur logement, et « justifier la compensation de cette mutation par la création d'un logement équivalent », indique la Ville. Quand il s'agit d'une résidence principale, le propriétaire doit également s'enregistrer auprès de la mairie de Lille et peut louer ce logement dans la limite de 120 jours par an. En 2024, plus de 2500 logements avaient été proposés à la location comme meublés de tourisme en ligne. 

Fort de ces nouvelles règles, la Ville a fait condamner, pour la première fois, le 21 octobre 2025, le propriétaire d'un logement Airbnb à une amende de 33 000 euros reversée à la commune. Il avait été traduit en justice après avoir été contrôlé par les services municipaux, qui avaient constaté que le bien était abusivement loué. A cette occasion, la municipalité précisait avoir mené 600 vérifications d'adresse et 200 contrôles sur un an (dont une soixantaine de logements visités). « Dès qu'une infraction est constatée, la Ville saisit systématiquement la justice sur la base des procès-verbaux qu'elle dresse », indique le service presse. 

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