Installer au moins 100 caméras de vidéosurveillance
Mairie Sécurité
Promesse tenue
Promesse de Jean-Luc Moudenc
Liste majoritaire à la mairie de Toulouse
Divers Droite

L’analyse de Mediacités

Mis à jour le 04/12/2025
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La mairie a voté en juin 2022 l'acquisition de dix caméras mobiles de vidéosurveillance pour 109 000 euros. Elles s'ajouteront aux 450 caméras fixes déjà installées. Connectés en 4 ou 5 G, ces appareils coutent moins cher à l'installation (10 900 euros l'unité contre 30 000 euros en moyenne pour une caméra classique), mais nécessitent un abonnement annuel (70 000 euros par an pour dix caméras).

Plus couteux sur le long terme, cet équipement doivent permettre, selon la mairie, de mettre en place des surveillances ponctuelles dans certains lieux de la commune.

En 2020, le réseau de vidéosurveillance aurait déclenché 5 367 interventions de la police municipale et participé aux enquêtes de la police nationale, via 1 834 réquisitions judiciaires.

Entre juin 2020 et décembre 2022, le réseau est passé de 450 à 510 caméras, soit 60 de plus. Une quarantaine va être installée en 2023, selon la mairie, qui devrait réaliser ainsi sa promesse de campagne.

« L'objectif sera tenu en mars prochain, assure Emilion Esnault, élu de la majorité chargé de la sécurité, lors d'un point presse le 16 décembre 2022. 400 emplacements ont été localisés en discutant avec la police nationale, la police municipal et les opérateurs vidéo. Cela nous permet de dérouler le programme de 130 caméras supplémentaires sur le mandat. »

Selon l'élu, l'acquisition de chaque caméra coûte 30 000 euros en moyenne, dont la moitié est pris en charge par l’État. Coût total estimé : 1,95 millions d'euros.

Opérés par 40 agents spécialisés, ces équipement ont suscité 2 150 réquisitions par les services d'enquête de la police nationale, en 2021, contre 50 par an avant 2015. Selon la mairie, 1 621 présentation de délit en flagrance auprès d'un officier de police judiciaire ont été réalisés en 2021 par la police municipale. La moitié aurait été déclenchée par une alerte des services de vidéosurveillance, par exemple sur des vols de vélo.

A moins d'un an des municipales, où en est-t-on ? Selon un article de l’Opinion Indépendante, il y avait 600 caméras de vidéo-surveillance à Toulouse en décembre 2024. Mais selon La Dépêche, il y en avait 630 en août 2024. Plus récemment, Actu Toulouse évoquait un nombre de 682 en novembre. 

Quoi qu’il en soit, l’objectif des 550 caméras installées est atteint. De ce point de vue, la promesse est tenue. 

En ce qui concerne la répartition par quartier, la question est plus difficile à résoudre. Interrogée à ce sujet, la commune n’a pas répondu à ce jour.  

 

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Dégoudronner au moins 20 hectares d'espace public d'ici à 2023

Mairie Environnement
Promesse en partie appliquée
Mis à jour le : 09/02/2026
L'objectif annoncé en 2020 était clair : une fois réélue, la municipalité dégoudronnerait au moins vingt hectares d'espace public en trois ans. Cet ambitieux calendrier n'a pas été tenu. 17,2 hectares ont été désimperméabilisés entre 2020 et 2025 dans la commune de Toulouse. 

"Depuis la sortie de la crise sanitaire, ce rythme a presque doublé : 11,3 hectares ont été désimperméabilisés entre 2023 et 2025, contre 6 hectares entre 2020 et 2022", explique la mairie. 

En 2026, 6,9 hectares supplémentaires seront désimperméabilisés, soit 24,1 hectares, au total, entre 2020 et 2026. L’objectif sera atteint, mais avec trois ans de retard.

Mettre en place une charte locale commerce développement durable

Mairie Environnement
Promesse abandonnée/non tenue
Mis à jour le : 09/02/2026
Destinée aux commerçants, cette charte devait encourager "les pratiques exemplaires sur les déchets, les économies d’énergie, les circuits courts". Selon la mairie, le document a été signé avec la Fédération des associations de commerçants le 1er décembre 2025. Les commerces qui le souhaitent peuvent s'engager dans une phase "d’auto diagnostic".

"La Fédération des Associations de Commerçants a engagé la sensibilisation des commerçants en mobilisant les associations pour inciter le plus grand nombre à s'engager dans la première phase d'autodiagnostic, préalable à la signature d'une charte d'engagement du Pacte Climat 2030", explique la mairie, sollicitée par Mediacités.

Contactée, la Fédération des Associations de Commerçants de Toulouse indique n’avoir signé aucune charte de ce type avec la mairie de Toulouse... 

Offrir plus de 50 % d’alimentation locale, et plus de 60 % d’alimentation labellisée (bio ou label de qualité) dans les cuisines centrales

Mairie Environnement
Promesse abandonnée/non tenue
Mis à jour le : 09/02/2026
"Aujourd’hui, les repas produits à la Cuisine centrale sont constitués à 27 % d’origine locale et à 58,70 % de produits labellisés pour les repas des écoles", a indiqué la mairie à Mediacités, en janvier 2026. Au début du mandat de Jean-Luc Moudenc, 46.80 % des produits étaient labellisés (dont bio). La mairie ambitionne d’atteindre 60 % de produits labellisés dans les cuisines centrales au cours de l’année 2026.

La directrice de la cantine centrale de Toulouse déclare, en septembre 2025, que la moitié des plats de la cantine centrale sont cuisinés à partir de produits bruts ou très peu élaborés et que 30% des produits cuisinés sont bio, 91% des viandes sont labellisées et 74% des poissons.

Selon la mairie, la collectivité se heurte aux règles de la commande publique, qui limitent la part du caractère local des marchés publics. 

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