C’est une sentence pour le moins légère qui a été prononcée mardi 2 juin contre cinq notables tarnais favorables à l’A69 accusés d’avoir organisé, un an plus tôt, une opération commando destinée à intimider des opposants au futur axe autoroutier. Le 7 avril dernier, le parquet avait requis contre eux trois à cinq mois de prison avec sursis et des peines d’inéligibilité s’appliquant à tous.
La présidente du tribunal correctionnel de Castres, Fabienne Karrouz, s’est contentée de condamner ces patrons – dont certains sont à la tête d’entreprises florissantes – à verser chacun autour de 10 000 euros aux parties civiles au titre du préjudice moral et matériel. Ni le sursis ni la peine d’inéligibilité n’ont été retenus.
Les cinq hommes ont été relaxés pour les faits d’« association de malfaiteurs » et « dégradations en réunion », mais condamnés pour celui de « divulgation d’informations personnelles » ou « complicité de divulgation d’informations personnelles », sans que la présidente, lors de la lecture du jugement, n’explique son choix.
Une expédition d’intimidation
Interrogé par Mediacités à la sortie du tribunal, l’un des avocats des prévenus, Me Renier s’est montré circonspect : « Mes client sont soulagés de l’abandon des deux premiers chefs d’accusation. Mais je ne comprends pas pourquoi on leur demande de payer au titre du préjudice matériel alors qu’ils ont été relaxés pour la dégradation ».
Dans la nuit du 24 au 25 juin 2025, à la suite d’une préparation minutieuse …