Où sont passées les victimes d’AVC et d’infarctus qui ont disparu pendant le confinement ?

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Institut Coeur Poumon du CHU de Lille. Photo : CHU de Lille

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Temps de lecture : 3 minutes

Par Nadia Daki

Comme les professionnels de santé, la chute apparente des personnes victimes d'infarctus ou d'AVC durant le confinement inquiète notre lectrice Sarah. Qui se demande ce que sont devenues les personnes touchées par ces maladies.

Question de Sarah :

« Depuis l’épidémie de Covid-19, y a-t-il eu moins de personnes
victimes d’AVC ou d’infarctus ? Où sont-elles passées ?

Bonjour,

Dès le début du confinement, le 17 mars, les professionnels de santé se sont inquiétés dans les médias de voir moins de patients victimes d’accidents vasculaire cérébral et d’accidents cardiaques dans leurs services d’urgences. Certains ont estimé cette réduction à plus de 50 % au niveau national. Qu’en a-t-il été dans la métropole lilloise ?

En fait, le nombre de malades n'a pas subitement diminué, surtout dans une région, les Hauts-de-France, qui est l'une des plus touchées par ces pathologies. Il y a eu en revanche beaucoup moins d'hospitalisations. Toutefois, les services concernés n’ont pas tous enregistré les mêmes baisses de fréquentation. En cardiologie, le CHU de Lille estime la chute à 25 %. En neurologie, la situation a été différente selon les établissements : le Groupement hospitalier de l’Institut catholique de Lille (GHICL) a noté une baisse significative de patients d’au moins 50 %. En revanche, le service de neurologie du CHU de Lille a continué à recevoir pratiquement autant de patients qu’avant.

« Nous avons pointé une chute importante de patients pour les infarctus du myocarde aigus durant les trois premières semaines de confinement, note le Professeur Gilles Lemesle, cardiologue à l’Institut coeur-poumon du CHU de Lille. Nous avons reçu 35 patients entre le 15 mars et le 15 avril alors qu’en moyenne, ils s’élèvent . . .

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