Pourquoi les derniers étages de la tour Bretagne, à Nantes, sont-ils allumés chaque soir ?

La Tour Bretagne à la nuit tombante, mi-avril, durant le confinement lié à l'épidémie de cornavirus / Photo : Thibault Dumas

Question de Mariette : pourquoi les deux derniers étages de la Tour Bretagne à Nantes sont-ils allumés chaque soir ?

Bonjour Mariette,

Vous n'êtes pas la seule à vous poser la question. Avec le confinement, beaucoup de Nantais ont en effet tout loisir d’admirer à la nuit tombante, depuis leur fenêtre ou leur balcon, la Tour Bretagne de 144 mètres qui fut inaugurée en 1976. Toujours esthétiquement controversé, le gratte-ciel le plus haut de l’Ouest (117e en Europe tout de même !) est devenu un point de repère urbain à Nantes. Plus encore depuis l’ouverture au public, il y a huit ans, de son dernier et 32e étage où se situe le bar Le Nid. Ce n’est pas ce dernier étage qui est allumé chaque nuit depuis des mois, mais ceux d’en-dessous, les 30e et 31e.

Un oubli des occupants de ces bureaux ou d’un agent d’entretien ou de sécurité ? Un allumage en soutien aux personnels soignants, comme cela avait été fait pour le Téléthon en 2015 ou la COP 15 à Copenhague ? Rien de tout cela. L’explication est « bêtement réglementaire », explique à Mediacités Éric Warin, le président du conseil syndical de la Tour Bretagne, confirmant une réponse sur Twitter de la Ville de Nantes. « En principe, quatre lumières rouges doivent être allumées sur les immeubles de grande hauteur pour la sécurité aérienne, poursuit-il. Or l'une des quatre lumières ne fonctionne pas. Son remplacement n’est pas celui d’une simple ampoule : il comprend un mat à faire sur mesure, ce qui n’est pas facilité par le contexte actuel. »

Le président du conseil syndical est dans l'incapacité d'indiquer une date de fin de travaux. L’allumage nocturne d’un ou deux niveaux - suivant la visibilité - n’est donc pas près de s’arrêter malgré la fermeture (temporaire) de l’aéroport de Nantes Atlantique au public depuis le 30 mars. Des vols continuent en effet d’y atterrir ou décoller pour le fret ou les transferts médicalisés. Sans compter les hélicoptères qui se posent régulièrement sur l’héliport du CHU de Nantes. Quant à la facture supplémentaire d'électricité, Eric Warin l'assure, elle reste à la charge de la copropriété.  

Thibault Dumas

Thibault Dumas
Franco-américain, je suis journaliste professionnel à Nantes depuis plus de dix ans, en radio puis en presse écrite, comme pigiste désormais. Je collabore avec Mediacités, édition nantaise, depuis la préparation de son lancement, en 2017. Je n'ai pas de spécialité en tant que telle mais j'enquête plutôt (seul ou en équipe) sur les montages fiscaux (Waldemar Kita, FC Nantes, Manitou, etc), la politique sous toutes ses formes, le social (Le Confluent, Centrale Nantes, Beaux-Arts de Nantes, etc) et un peu d'écologie (déchets, éoliennes de Nozay, etc). Pour me contacter : thibault.dumas@mediacites.fr.