Publicité : combien de panneaux disparaîtront-ils de Nantes et quel manque à gagner pour la Métropole ?

Bd de Gaulle – Rezé
Un panneau 4×3 de JC Decaux sur le boulevard de Gaulle à Rezé, près de Nantes. / Photo : Antony Torzec

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Temps de lecture : 5 minutes

Par Antony Torzec

Un lecteur de Mediacités interpelle la rédaction pour en savoir plus sur le nouveau règlement publicitaire adopté le 10 décembre par les élus de Nantes Métropole. Et s'intéresse au manque à gagner pour la collectivité. Une question qui n'a effectivement pas été abordée lors des débats, alors que des négociations sont en cours avec JC Decaux. Réponse chiffrée.

« Nantes Métropole a annoncé une réduction importante de la publicité dans nos rues. Est-ce vraiment la disparition d’une grande partie des panneaux publicitaires ?  Mais ces publicités rapportent aussi aux communes. Alors, quel manque à gagner ? » - Michel, de Carquefou

Bonjour Michel, 

Le RLPm. Derrière ce sigle un brin barbare se cache le Règlement local de publicité métropolitain et le responsable de cette révolution visuelle à venir dans les rues de l’agglomération nantaise. Il a été adopté par les élus vendredi 10 décembre, lors du dernier Conseil métropolitain. Ce règlement, imposé par le Code de l’environnement, régit l’implantation et le format des panneaux publicitaires et enseignes dans la Métropole. Il s’appliquera aux 24 communes et remplacera les 13 règlements communaux actuellement en vigueur (jusqu’alors, 11 villes ne disposaient pas d’un tel texte).

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les élus ont tranché dans le vif pour réduire notablement la publicité sur la voie publique. Ce qui correspond à une promesse de Johanna Rolland, formulée lors de la dernière campagne municipale. Et aux souhaits des habitants qui l’avaient réclamé lors de la concertation préalable et de l’atelier citoyen organisés en 2020.

Concrètement, ce RLPm prévoit l’interdiction de la publicité sur 70% du territoire de la métropole. Sont concernées les zones agricoles et les zones naturelles comme les rives de la Loire, de la Sèvre, de la Chézine ou du Cens, ainsi qu’un p . . .

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