L’analyse de Mediacités

Mis à jour le 10/03/2026
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Mettre à niveau les locaux de l’école nationale des arts du cirque, qui incarne la place essentielle de notre territoire dans l’art du cirque français. Nous souhaitons que notre écosystème du cirque toulousain puisse rayonner à l’échelle européenne.

Si par “mise à niveau”, Jean-Luc Moudenc entend l’entretien du bâtiment municipal du Lido, qui héberge l'École nationale supérieure des arts du cirque (Esacto), on peut dire que la promesse est tenue, mais de façon minimale. L'été prochain, la toile du chapiteau va être nettoyée -pour la deuxième fois en près de 20 ans - et le cerclage du plancher de la scène refait.

Selon les équipes travaillant sur place, il ne s’agit que de maintien. Le bâtiment qui date de 2008 et son chapiteau blanc, situé devant le métro Argoulets, s'avèrent aujourd’hui insuffisants, selon les préconisations de l’État. Il manque également des équipements, à commencer par des accroches et un ou deux studios de travail. La mairie aurait promis l’installation d’un portique pour les acrobaties aériennes. 

L’Esacto-Lido demande depuis plusieurs années un relogement ou la création d’un bâtiment supplémentaire, afin d’agrandir les espaces de travail destinés aux étudiants en cirque. “Rien n’a changé depuis 2020, malgré la perspective d’un nouveau bâtiment et l’évaluation de son coût. Nous sommes obligés d’aller travailler à la Grainerie (à Balma NDLR) ou dans des salles municipales mises à disposition. Ce n’est pas confortable”, souligne Aurélie Vincq, directrice pédagogique de l’Esacto-Lido. La responsable admet cependant qu’un dialogue est ouvert avec la Direction régionale des affaires culturelles (Drac), la métropole et la Région sur le sujet. “La métropole nous parle d’un plan de financement avec l’État et la Région, mais c’était la même chose aux dernières élections”.

De manière générale, l’école déplore le manque d’investissement et de reconnaissance à la hauteur de la vitalité circassienne du territoire toulousain, qui compte 150 compagnies de cirque, dont certaines très renommées, comme Baro d’Evel et le Cirque Aïtal.

En matière de rayonnement, la mise en place depuis juin dernier du Pôle international de production et de diffusion (PIPD) Circ-Ino, initié par la Drac Occitanie, qui inclut l’Esacto, est perçue comme “une vraie chance”, dans la mesure où il valorise le travail de transmission et les méthodes pédagogiques développées par l’école.

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