Pierre-Jean Galdin a été condamné à une amende de 1 000 euros pour le versement d'une prime aux agents jugée « irrégulière ». Pendant près de 20 ans, jusqu'en 2022, le directeur aura fait rayonner l'EBANSN en multipliant aussi les dérapages financiers, plombant ses comptes.
Pierre‐Jean Galdin, un nom sans doute désormais méconnu des étudiants de l’école des Beaux‐Arts de Nantes Saint‐Nazaire (EBANSN). Pourtant l’emblématique directeur a régné pendant 18 ans sur ce fleuron de l’enseignement supérieur nantais, la faisant rayonner jusqu’à l’international sous l’œil aussi admiratif que passif des élus. Jusqu’en juin 2022, Pierre‐Jean Galdin s’y était taillé un poste en or, multipliant les dérapages financiers jusqu’à surendetter l’établissement, comme l’avait détaillé Mediacités, ainsi que plusieurs rapports de la chambre régionale des comptes.
Désormais retraité, l’ex‐directeur de 69 ans a gagné Paris et ses réseaux culturels où il avait émergé dans l’ombre de Jack Lang. Les Beaux‐Arts de Nantes – bien que secoués en 2025 par une affaire de violences sexistes et sexuelles de quatre enseignants, révélée par La Lettre API – ont retrouvé une certaine quiétude sous la direction de Rozenn Le Merrer, ex‐numéro 2 de « PJG ».