Féminisation des noms de rues : en quatre ans, Nantes fait mieux qu’en deux siècles

rue Olympe de Gouge
La plaque de la rue Olympe de Gouge, sur l’île de Nantes. / Capture Google street view

Publié le

Temps de lecture : 2 minutes

Par Benjamin Peyrel

Si moins d'une rue nantaise sur dix porte un nom de femme, la ville est engagée depuis quatre ans dans une politique volontariste pour rétablir un semblant d'équilibre.

Il y a encore quatre ans, seule une petite centaine des 3 000 rues de Nantes portait le nom d’une femme, tandis qu’un bon millier arboraient un odonyme (l’appellation “certifiée Larousse” des noms propres désignant une voie de communication) masculin. Depuis le lancement d’une concertation sur la féminisation des noms de rues, le chiffre est passé à un peu plus de 200. Bien sûr, c’est encore peu. Mais c’est déjà nettement mieux.

Mieux qu’avant, d’abord, puisque, 109 voies nouvelles créées à Nantes ont été baptisées du nom d’une figure féminine depuis 2016. Soit autant que depuis le début du XIXe siècle… Ces quatre dernières années, 65 % des nouveaux odonymes nantais étaient féminins. En 2020, la proportion atteint 88 %.

Mieux qu’ailleurs, ensuite, comme on peut le découvrir à la lecture d’un article de Mediacités Toulouse consacré au phénomène. Comme le constate la journaliste Marine Mugnier, Nantes semble faire preuve de plus de volontarisme que la “ville rose”, où seulement 52 % des nouveaux noms de voies ont été attribués à des femmes cette année.
6,6 % des rues nantaises portent un nom de femme
Interrogé par notre consœur, Olivier Chateau, l’adjoint nantais chargé du patrimoine, attribue cette différence au dispositif participatif mis en place par la mairie. « En plus de les sensibiliser à la problématique, cette méthode nous a permis de créer l’adhésion des habitants », analyse-t-il en évoquant la liste . . .

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