Les scandales rythment la vie politico-médiatique française depuis de nombreuses années et rien ne semble endiguer le phénomène. En tant que militant anticorruption, quelle confiance accordez-vous encore à notre système politique ?

La révélation de la fraude fiscale du ministre du Budget Jérôme Cahuzac par Mediapart, en 2013, a créé un véritable électrochoc dans le pays. L’opinion publique était alors plus que prête pour renforcer la législation et éviter qu’une telle situation puisse se reproduire à l’avenir. Plusieurs avancées non négligeables ont vu le jour depuis, comme la création du Parquet National Financier, mais très franchement, les efforts entrepris n’ont pas été à la hauteur des attentes en matière de prévention de la corruption comme de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale.

La réponse pénale, dans des affaires comme celle de Jérôme Cahuzac, est-elle à la hauteur de l’enjeu de moralisation de la vie publique ?  

En Espagne, le trésorier du parti au pouvoir a récemment été condamné à 33 ans de prison dans une affaire de corruption. En France, ce sont les procès qui durent 33 ans ! J'exagère à peine... Que nos élus se rassurent : ce n'est pas ici, en tout cas, que la justice fera preuve d’une telle fermeté vis-à-vis des délinquants en col blanc. Vous citiez le cas de Jérôme . . .

Cet article est réservé à nos abonnés, pour lire les 80% restants de l'article :
Découvrez Mediacités gratuitement pendant 24h !
En renseignant votre e-mail, vous acceptez de recevoir nos newsletters (2 par semaine) et des offres d'abonnement.
Abonnez-vous à partir de 1€ le premier mois.
Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.