Pour l’exercice de l’an passé – et c’est inédit – notre journal affiche un résultat net positif de quelques milliers d’euros. Surtout, dans un contexte économique toujours très compliqué pour l’information, notre chiffre d’affaires continue de progresser de près de 10 %. En parallèle, notre média a consolidé sa dimension de société démocratique de presse, grâce à ses « lectrices et lecteurs-sociétaires ». Explications.
Dans le vert, certes très clair, mais dans le vert tout de même. Pour la toute première fois de son histoire, commencée en 2016, Mediacités affiche, pour l’exercice 2025, un résultat net comptable positif de très précisément 2425 euros et 12 centimes. Autrement dit : des bénéfices !
Vu le chiffre d’affaires de notre journal qui s’élève à près de 550 000 euros [lire plus bas], il est plus juste et approprié de parler d’équilibre. Cela n’en reste pas moins une grande satisfaction pour notre équipe. D’autant plus qu’elle intervient dans un contexte économique morose pour le secteur de la presse, entre concentration et plans sociaux d’un côté, et irruption de l’IA et invisibilisation du travail des journalistes par les grandes plateformes – les fameux Gafam – de l’autre.
Rendre des comptes
Convaincue que la confiance se construit dans la transparence, l’équipe de Mediacités présente chaque année ses comptes aux lectrices et lecteurs du journal. Retrouvez à ces liens nos précédentes publications sur les comptes de :
L’abonnement, pilier de notre modèle
Avant de vous assommer (un peu) de chiffres, rappelons le modèle économique de Mediacités. Notre journal ne vend ni encarts publicitaires, ni annonces légales et judiciaires. C’est l’une des conditions de notre indépendance. Il tire ses revenus de sa raison d’être : informer ses lectrices et lecteurs.
Et plus concrètement ? La vente d’abonnements – mensuels ou annuels ; individuels ou groupés – représentent 75 % de notre chiffre d’affaires (Comment cela, vous n’êtes pas encore abonné ? Rendez‐vous à cette page). Le reste correspond à la diversification de notre activité, toujours en lien avec notre mission d’informer : revente d’articles à des médias partenaires (Mediapart, Les Surligneurs) et prestations pour l’émission politique de France 2.
En 2025, le chiffre d’affaires de Mediacités a sensiblement augmenté pour s’établir à 549 878 euros, contre 500 040 euros l’année précédente. Soit une hausse de 9,97 %. Elle fait suite à celle de 15,36 % enregistrée en 2024. Ce résultat bénéficie en partie du travail de la Société des droits voisins de la presse. Cet organisme permet de redistribuer un (petit) peu de la valeur créée par nos articles mais captée par les grandes plateformes numériques en collectant « des droits » auprès de Google, Meta et consorts, ensuite redistribués aux éditeurs de presse comme Mediacités.
Ce résultat tient aussi et surtout à votre fidélité. Vous avez été un peu plus de 6000 abonnés particuliers et professionnels (les universités, bibliothèques, institutions, entreprises ou associations qui souscrivent des abonnements avec un accès multiple) à nous lire chaque semaine en 2025. Et même un peu plus depuis : notre couverture des élections municipales a décidé plus de 350 d’entre vous à grossir les rangs des abonnés de Mediacités entre janvier et mars 2026.
Alors que l’Aide au pluralisme (subvention accordée par le ministère de la Culture aux éditeurs de la presse en ligne) versée à Mediacités était en retrait (-8 %) l’an passé, et que le montant des dons touché par notre journal était aussi moins élevé (-13 %), la progression du chiffre d’affaires explique notre résultat net positif de 2400 euros. Pour comparaison, cet indicateur affichait ‑30 717 euros en 2024. Dans le rouge donc, et pas vraiment clair.
Société désendettée
La présentation des équilibres financiers ne serait pas complète sans la colonne des dépenses. Chez Mediacités, elles correspondent pour l’essentiel au travail de nos journalistes. En 2025, les salaires, cotisations sociales incluses, ont représenté environ 515 000 euros. Un chiffre lui aussi en hausse, sous l’effet d’une modeste revalorisation des salaires de notre équipe permanente et de l’entrée en vigueur de notre accord sur les droits d’auteur. Celui‐ci s’est concrétisé par des versements de quelques dizaines à quelques centaines d’euros à celles et ceux qui avaient signé des articles dans notre journal l’année d’avant.
Les quatre éditions du journal confondues, nous sommes 14 à travailler au quotidien chez Mediacités. En majorité journalistes, mais pas que : dans la troupe, répartie donc aux quatre coins du pays mais qui se réunit en visio tous les lundis matins, il faut aussi compter sur notre responsable technique Hadrien, notre chargée de communication Sarah ou encore notre cheffe de l’administratif Manola. Une équipe qui s’étoffe au fil des années et au fur et à mesure que notre chiffre d’affaires progresse : dernièrement, nous avons pris la décision de titulariser notre journaliste Eden, dont les lecteurs lillois commencent à bien connaître la signature, après sa formation en alternance parmi nous. Enfin et surtout, vous ne pourriez pas lire Mediacités sans eux : 66 journalistes indépendants (des pigistes, dans le jargon) ont publié au moins un article dans nos pages en 2025.

L’année 2025 a par ailleurs été marquée par la fin du remboursement d’un prêt de 200 000 euros. Nous l’avions souscrit en 2018 pour permettre le développement du journal. Depuis, nous avons également soldé un autre emprunt (un « prêt garanti par l’Etat ») de 47 000 euros, faisant de Mediacités une société aujourd’hui quasiment désendettée.
238 « amis‐sociétaires »
Enfin, 2025 aura vu la Société des Amis de Mediacités (SDA), déjà première actionnaire de notre journal, passer de 6,34 % de notre capital à 10,4 %. Créée dans la foulée de la naissance de notre journal, la SDA accompagne et soutient notre développement. Elle rassemble aujourd’hui 238 lectrices et lecteurs attachés à la liberté et à l’indépendance de la presse. Chacun d’entre eux a investi entre 200 et 5000 euros dans notre aventure (investissement défiscalisé à hauteur de 50 %).
Les fondateurs et autres journalistes de la rédaction contrôlent 40,2 % du capital de Mediacités. Les 49,4 % restants se partagent entre une cinquantaine d’autres actionnaires (essentiellement des particuliers), dont notre partenaire Mediapart (2,8 %) et le groupe de presse indépendant Indigo Publications (1,4 %), qui édite La Lettre ou encore la Revue XXI.
Cette progression de la SDA dans le partage des parts renforce toujours plus le caractère singulier de Mediacités, celui d’une société démocratique de presse. Un journal qui appartient à celles et ceux qui le lisent plutôt qu’à un milliardaire. C’est le modèle original, garant de notre indépendance, que nous nous efforçons de construire depuis bientôt dix ans.
Car oui, nous fêterons en 2026 (le 1er décembre, très précisément) le dixième anniversaire de notre journal. Nous aurons l’occasion de vous en reparler d’ici là… Comptez en tout cas sur nous pour continuer à vous informer, en toute indépendance, avec toujours, chevillé au corps, le même engagement formulé il y a dix ans de vous proposer un journalisme à votre service exclusif, engagé mais non partisan, et qui participe à la vitalité du débat démocratique local.
Rejoignez l’aventure !
Si les résultats de l’année 2025 ont permis à Mediacités d’atteindre l’équilibre économique, comme vous venez de lire, celui‐ci reste fragile et incertain. La poursuite de notre journal pour les dix ans à venir dépendra aussi de vous.
- Si ce n’est pas déjà le cas, vous pouvez souscrire un abonnement
- Effectuer un don défiscalisé à hauteur de 66 % pour soutenir notre rédaction
- Devenir membre de la Société des Amis de Mediacités en bénéficiant d’une réduction fiscale de 50 % du montant investi
Merci pour votre lecture et votre soutien !
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