Est-ce l’abandon de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes qui les galvanise ? Les opposants au Lyon-Turin ferroviaire vont dégainer cette semaine un arsenal juridique contre le projet franco-italien de ligne à grande vitesse qui doit « effacer » les Alpes. Trois associations – Vivre et agir en Maurienne (VAM), les Amis de la Terre et la Coordination des opposants au Lyon-Turin – ont décidé de contester devant le Conseil d’état (pour la première association) ou le gouvernement (pour les deux autres) la prorogation de la déclaration d’utilité publique (DUP) du projet signée en 2007. Des habitants des zones concernées par le tracé s’associent également à la démarche. Cette prorogation avait été demandée par Tunnel euralpin Lyon Turin (Telt), la société chargée de la section transfrontalière, afin de poursuivre les acquisitions foncières nécessaires à la réalisation des travaux. La décision avait été publiée au Journal officiel le 8 décembre dernier.

Pour les Amis de la Terre comme pour VAM, les multiples « modifications substantielles » entre le projet de 2006, qui a obtenu la DUP, et le projet actuel rendent impossible la prorogation de la DUP. Membre de VAM, Chantal Milliex égrène quelques exemples. Le dossier d’enquête publique évoquait, il y a 12 ans, une section transfrontalière « composée d’un tunnel de 53 kilomètres et d’un tunnel de 12 kilomètres avec retour à l’air entre les deux, soit un total de 74,6 kilomètres entre Saint-Jean-de-Maurienne, en Savoie, et Bruzolo, dans le Pi . . .

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