"Je suis une personne intègre, je ne veux pas tremper dans des magouilles… ». Le ton est déterminé. A 57 ans, Mohsen Allali le répète, il n’a « rien à cacher ». Parmi les élus communistes et apparentés des dernières "banlieues rouges” de Lyon, il est l’un des rares à parler ouvertement. Conseiller municipal de Givors depuis 2014, cet employé chez un bailleur social local a quitté la majorité après les déboires judiciaires de Martial Passi, l’ancien maire (PCF) de la ville, condamné en première instance en juillet dernier à six mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité pour « prise illégale d’intérêt ». Après, surtout, la publication d’un rapport incendiaire de la Chambre régionale des comptes (CRC), qui s’est penchée sur la gestion de la ville entre 2009 et 2015.    

> Retrouvez notre article : "Givors : le rapport qui accable l'ex-maire Martial Passi"

Au détour de ses 70 pages, le rapport s’attardait sur la gestion de la formation des élus dans la commune. Depuis 2009, la ville de 20 000 habitants a consacré entre 3654 euros et 8778 euros par an à ces formations pour l’ensemble du conseil municipal.  Une somme relativement modeste, mais qui a intrigué les magistrats de la CRC et placé dans leur radar le Centre d’information, de documentation, d’étude et de formation des élus (Cidefe). Cette boîte noire, organisme de formation proche du Parti communiste et installé depuis sa création à Montreuil, en banlieue parisienne, est aujourd’hui dans l’œil de la justice. Le Parquet national financier la soupçonne d’être un outil de financement illégal du PCF. Le témoignage recueilli par Mediacités de Mohsen Allali, ainsi que celui d’un formateur [lire plus bas], viennent documenter le fonctionnement pour le moins troublant du Cidefe.    

Mais revenons au rapport de la CRC. Premier constat dressé par les magistrats, la . . .

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