Améliorer la fréquence du métro pendant les vacances
Métropole Mobilités
Promesse tenue
Promesse de Jean-Luc Moudenc
Liste majoritaire à la métropole de Toulouse
Divers Droite

L’analyse de Mediacités

Mis à jour le 09/06/2025
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En 2018, Tisséo a confié à ActuToulouse que la fréquence des rames de métro allait baisser pendant les vacances scolaires pour s'adapter au trafic et au nombre d’usagers, en baisse de 20 %. Il fallait alors attendre environ cinq minutes entre chaque rame en période de vacances scolaires.

Ce ralentissement a été contesté par les usagers du service, mécontents de se retrouver parfois "entassés" dans un métro bondé. À l’été 2022, les rames de ligne A circulaient toujours à une fréquence de 5 à 6 minutes pendant les vacances. Des rames ajustées à la fréquentation, tout comme celles de la ligne B, assure l’opérateur de transports. 

Finalement, à l’été 2023, Tisséo a divisé par deux le nombre de rames de la ligne A pendant les grandes vacances, tout en doublant la fréquence des passages aux heures de pointe. Objectif : faire baisser la facture d'électricité de Tisséo tout en réduisant le temps d’attente sur le quai. Depuis cette date, le temps d’attente n’excède pas les trois minutes entre deux rames de la ligne A, en période de vacances scolaires. 

Jean-Luc Moudenc a donc tenu sa promesse en augmentant la fréquence pendant les vacances. Mais l’été, même si l’opération a été reconduite en 2024, cela se fait au détriment de la longueur des rames et ne fait pas l’unanimité chez les usagers.

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Développer les résidences d’artistes en milieu scolaire

Mairie Culture
Promesse en partie appliquée
Mis à jour le : 12/03/2026
Développer les résidences d’artistes en milieu scolaire, écoles maternelles et élémentaires, pour éveiller le sens artistique de tous nos enfants. Les Cités des Arts plastiques, de la Danse, et de la Musique, seront également autant de lieux spécialement pensés pour la découverte artistique des enfants, dès le plus jeune âge.

La mairie de Toulouse a mis sur pied plusieurs dispositifs d’éducation artistique et culturelle (EAC) conçus pour les publics scolaires, pour “ouvrir tous les arts à la jeunesse, et permettre aux enfants de grandir curieux à Toulouse”. Selon la collectivité, l'offre déployée à l'échelle de la collectivité aurait touché 64 000 élèves en 2023-2024, dont 52 000 du premier degré (hors dispositifs portés par la direction développement et coopération culturelle, par le Conservatoire ou l'Orchestre du Capitole - Playmusic, Démos, Opéra bus).

Depuis 2019, elle promeut notamment des résidences artistiques en maternelle, afin que les enfants puissent se familiariser dès 3 ans avec la création, en partenariat avec la Direction Régionale des Affaires Culturelles Occitanie (DRAC) et la Direction des Services Départementaux de l’Éducation Nationale (DSDEN31). Des compagnies artistiques s’installent dans un établissement scolaire (en réseau éducation prioritaire) et s’engagent sur une initiation et une ou plusieurs réalisations avec les élèves. Le dispositif a été construit en lien avec les Cités éducatives du Grand Mirail et se déploie chaque année sur les quartiers du Nord et du Grand Mirail, cette année à Daniel Faucher et Olympe de Gouges.

Les enfants des écoles élémentaires bénéficient d’autres dispositifs. Le Passeport pour l’Art, créé en 2009 sous la municipalité du socialiste Pierre Cohen, leur propose par exemple des parcours d’initiation gratuits avec le concours des musées, des salles de spectacles, des festivals, des compagnies d’artistes, avec l’appui de la préfecture de la Haute-Garonne et de l’Éducation Nationale. Entièrement gratuits pour les écoles et les familles, ils touchent près de 12 000 élèves toulousains sur l'année scolaire 2025-2026, pour un budget de 268 000 euros.

Par ailleurs, entre 800 et 1 000 élèves auraient cette année expérimenté les résidences scolaires, dans le cadre de l'expérimentation culturelle et ville créative Unesco : avec Cirk Oblique à Cépière Beauregard (150 enfants), avec Playtime à Malepère (300 enfants), à Bagatelle avec la compagnie de cirque Baro d'Evel. Un appel à projets est en cours pour une résidence autour de la promotion de l'occitan. 

En 2022, le Micro-Folie, un musée numérique gratuit a été créé au sein du centre culturel Ernest Renan pour faire découvrir gratuitement aux plus de sept ans des oeuvres dans les domaines des beaux-arts, de l’architecture, de l’opéra, des ballets, et de la culture scientifique. Il se déplace aussi dans les centres sociaux et centres culturels. 816 enfants en bénéficient cette année, selon la mairie.

Sans compter un projet de comédie musicale en lien avec le Conservatoire de Toulouse (100 enfants). Enfin, 16 classes participent chaque année à Play Music avec le Conservatoire, pour un apprentissage collectif hebdomadaire d'un instrument de musique.

Si certains lieux culturels de Toulouse et de la métropole, accueillent les scolaires pour faire découvrir leur univers artistique (comme la Grainerie pour le cirque), ce n'est pas encore le cas des cités des Arts plastiques, de la Danse, et de la Musique, pour une simple raison : aucun des trois n’a vu le jour sur le mandat

Améliorer la mise en valeur lumineuse du patrimoine

Mairie Culture
Promesse en partie appliquée
Mis à jour le : 12/03/2026
Magnifier notre patrimoine par l’éclairage en poursuivant le plan de mise en lumière mise en place durant ce mandat.

En 2015, lors du premier mandat de Jean-Luc Moudenc, a été lancé un “plan lumière” sur quatre ans, “pour rendre la ville plus belle mais aussi plus sûre”. Cette démarche avait pour objectif principal d'obtenir la labellisation de l’Unesco.

Première à bénéficier de ce plan, la place Saint Étienne, avec la cathédrale et son jardin attenant. La cathédrale fait alors partie des “quelques monuments toulousains éclairés la nuit, toute l'année, jusqu'à deux heures du matin”.  Selon un quotidien régional, il était aussi prévu d’éclairer, la nuit, la piste cyclable du Canal du Midi, entre Toulouse et Ramonville. L’éclairage des piles du Pont Neuf devait être revu en 2016, et l’arc Garonne (pont Neuf, hôtel Dieu, quai Viguerie, Daurade, Saint-Pierre), bénéficier de nouvelles illuminations. Les grands boulevards et plusieurs rues du centre-ville, eux aussi, étaient concernés.

En novembre 2017, la mairie se targue d’avoir mis en valeur 40 sites patrimoniaux en trois ans, dont ceux cités plus hauts, plus le couvent des Jacobins, le monument des Combattants de la Haute-Garonne, la place Dupuy ou encore la rue Alsace-Lorraine. La basilique Saint-Sernin et la médiathèque José Cabanis devaient l’être prochainement.

“En deux ans, 80% du plan lumière a été réalisé donnant une véritable identité nocturne à la ville. Parallèlement à cette démarche de mise en valeur de son patrimoine, la mairie de Toulouse a réduit de 18%, depuis trois ans, la consommation annuelle d'électricité de son parc d'éclairage public” soulignait la mairie dans un publication Facebook. Pour ce faire, elle affichait d'avoir obtenu une nouvelle tarification auprès d’EDF, ou encore remplacé des appareils obsolètes. La Place Wilson aurait, elle aussi, bénéficié d'un nouvel éclairage en 2018, puis la place du Capitole en 2019, grâce à 260 appareils Led destinés à "sublimer les détails architecturaux".

Interrogée concernant ses réalisations depuis 2020, la mairie de Toulouse assure que "la démarche de valorisation par l’éclairage public du patrimoine a été poursuivie tout au long de ce mandat. Les sites de la basilique Saint Sernin, le dôme de la Grave, les colonnes de mémoire installées en sont les exemples les plus marquants". Mais la collectivité a choisi " de ne pas renforcer l’éclairage de certains sites pour s’inscrire dans les règles qui ont évolué pour protéger la faune et la biodiversité". Un grand-écart entre des nécessités patrimoniales et écologiques, difficile à arbitrer...

Attirer des grandes enseignes et des concepts innovants dans notre centre-ville

Mairie Économie
Promesse tenue
Mis à jour le : 12/03/2026
Les grandes enseignes se sont multipliées dans les rues de Toulouse ces dernières années. En 2024, Jean-Luc Moudenc a inauguré un point de vente Ikea dans le centre-ville de Toulouse, le premier magasin de ce genre en France. La même année, l’entreprise d’électroménager Miele a ouvert un point de vente et de conseils aux Carmes. C’est le premier magasin de ce genre en Occitanie et le quatrième en France. Miele justifie son installation à Toulouse par “la croissance économique de la ville”.

Rue de Metz, l’enseigne espagnole d’ameublement Kave Home a ouvert ses portes en octobre 2024. En 2025, c’est au tour de l’enseigne Kway d’ouvrir un magasin rue de Metz. La mairie s’est portée volontaire pour aider Hermès à retrouver un local dans la ville, alors que l’enseigne de luxe a quitté Toulouse en 2020. Selon la mairie, ces ouvertures sont le fruit d’une « stratégie proactive » de prospection conduite par la collectivité. D’autres enseignes, comme Louis Vuitton, en 2024, ont plutôt choisi de quitter la ville. 

Déjà en vigueur en 2019, le dispositif « Mon entreprise pas à pas » est déployé par Toulouse Métropole, avec la Chambre de commerce et d’industrie de Toulouse. Depuis 2021, la Chambre des métiers et de l’Artisanat et le Conseil départemental de la Haute-Garonne sont aussi partenaires. L’objectif est de faciliter aux entreprises leur implantation sur le territoire.

Le site recense par exemple un parc immobilier mis à disposition des start-ups et de concepts innovants par Toulouse Métropole (20 000 mètres carrés, répartis en 5 pépinières et 4 hôtels d’entreprises). En 2013, la mairie met en place le dispositif Commerce avenir en faveur du commerce de proximité et lance régulièrement des appels à candidature. Par exemple, en 2026, trois baux sont rétrocédés par la mairie de Toulouse. Les critères de sélection reposent sur l’originalité du concept, ou encore la pertinence technique du projet.

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