Créer des espaces de mémoire de quartier
Promesse en partie appliquée
Promesse de Jean-Luc Moudenc
Liste majoritaire à la mairie de Toulouse
Divers Droite
Liste majoritaire à la mairie de Toulouse
Divers Droite
L’analyse de Mediacités
Mis à jour le 12/03/2026
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Nous n'avons pas pu vérifier l'existence d'espaces de mémoire dans les bibliothèques et mairies de quartier constitués de maquettes ou de contenus audio et vidéo. En revanche, des plaques retraçant l'histoire de certains quartiers ont été apposées sur le mandat écoulé, comme sur la place du Marché aux cochons à Toulouse.
C'est l'oeuvre d'une association, qui contribue à la valorisation du patrimoine via la mémoire des habitants. Créée en 2015, Un oeil sur ma ville mène des ateliers avec des groupes de participants pour produire à la fois des parcours de bornes historiques dans l'espace public, agrémentées de photos d'archives et d'anecdotes de vie, mais aussi des podcasts à partir d'interviews d'habitants. L'association organise aussi des événements de médiation culturelle, comme des balades commentées autour de ces parcours.
Un oeil sur la ville réalisé un parcours à Négreneys-Minimes-Bourbaki, mais aussi à Empalot et à la Reynerie. Le prochain est prévu cette année sur Barrière de Paris-La Vache, et une phase préparatoire pour un futur projet à Lalande a eu lieu. Un parcours audio a également vu le jour à Rangueil-Saouzelong.
À Arnaud Bernard, un dépliant a été conçu et mis à disposition des habitants chez tous les commerçants et cafés culturels du quartier. "On a fait une exposition et des podcasts fin 2024. Mais il était impossible d'implanter des bornes historiques à cause de la proximité avec Saint-Sernin. Les Architectes des bâtiments de France ont refusé", explique Ludovic Calvet, le coordinateur d'Un oeil sur ma ville.
Pour ce dernier projet, la mairie a été un partenaire central, en contribuant à hauteur de 10 000 euros. Mais selon l'association, le parcours de Barrière de Paris n'a bénéficié que d'une aide de 2 000 euros, sur un budget dix fois plus important. "Nous obtenons des aides via les budgets politique de la ville mais la ville est rarement notre principal partenaire", souligne le coordinateur, qui fait appel à la Direction régionale des affaires culturelles, mais aussi au ministère de la jeunesse et des sports, au département, à la Carsat et à l'Assurance maladie, ou encore à des fondations.
D'autres associations, comme En quête de patrimoine ou Avec (à Empalot), organisent elles aussi des balades commentées ou des bibliothèques vivantes, dans une même volonté de valoriser le patrimoine des quartiers avec les habitants. Avec quelques aides aux projets de la mairie.
L’actualité de cette promesse
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