Créer des opportunités d’animation éphémère de nos quartiers
Promesse en partie appliquée
Promesse de Jean-Luc Moudenc
Liste majoritaire à la mairie de Toulouse
Divers Droite
Liste majoritaire à la mairie de Toulouse
Divers Droite
L’analyse de Mediacités
Mis à jour le 12/03/2026
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Utiliser les grands chantiers de la ville pour proposer une carte blanche à des artistes, ou mettre à disposition des lieux voués à la démolition pour des activités culturelles. À première vue, cette promesse semble tenue. Mais la municipalité est rarement à l’origine de ces initiatives. Elle se contente souvent de mettre à disposition des lieux et n'octroie paq toujours une aide financière.
En février 2026, des murs situés à l’arrière des barrières du chantier Grand Matabiau, rue Périole, ont ainsi été ouverts à 40 graffeurs de Toulouse, mais aussi de Londres, de Tahiti ou du Brésil. Un projet coordonné par John Mite, le temps que les murs ne soient rasés, qui n'a bénéficié d'aucune aide financière de la municipalité. "On n'a presque plus d'aide depuis quelques années, mais nous avons la volonté de développer le graffiti dans le nord de Toulouse, avec l'arrivée du Grand Matabiau", souligne l'artiste du collectif Wall'D'Up. S'il a obtenu 6 000 euros pour la réalisation en 2025 d'une grande fresque pour la Place Commune du quartier Bonnefoy, il estime que le soutien de la municipalité aux arts urbains est globalement insuffisant. "Les artistes ne sont pas rémunérés, et heureusement que nous trouvons des sponsors pour l'achat de la peinture. C'est dommage que nous ne soyons pas davantage soutenus", estime encore John Mite.
En mars 2025, une trentaine d’artistes de street art se sont relayés pour graffer les palissades installées dans le cadre du chantier du métro du puits d’aération entre la station François Verdier et Matabiau. Les oeuvres sont renouvelées tous les quatre mois jusqu’à fin 2027. Là encore, cette galerie à ciel ouvert n’a bénéficié d’aucun soutien financier de la mairie. Seuls quelques commerçants ont contribué à l’achat de matériel, selon le directeur artistique du projet Nikko K.K.O.
Mais la mairie a apporté son soutien à Mister-Freeze en 2023 et à Lay-up, dédié à des expositions d'art urbain (fresques, installation et exposition) dans des lieux transitoires ou non-dédiés et dans divers quartiers de la ville.
Durant le mandat écoulé, plusieurs lieux ont également été ouverts à des événements culturels ou artistiques éphémères. La Maison Babayaga a ainsi investi pendant quatre mois, en 2024, une maison du quartier Saint-Cyprien vouée à la démolition, avec une cinquantaine d'artistes, sous la coordination du collectif toulousain Salade Suprême, pour des expositions, concerts et ateliers. Mais le projet n’a pas davantage bénéficié de subvention municipale ou métropolitaine. Salade Suprême sera néanmoins soutenue par la suite, en 2025, pour ses résidences d'artistes au Timbre.
A Montaudran, la Maison Malepère a bénéficié d’une aide de quelques dizaines de milliers d’euros de Toulouse métropole. Ce mini tiers-lieu social, solidaire et culturel situé sur la future place centrale du quartier en plein essor, a proposé sur quatre saisons estivales consécutives une programmation gratuite en plein air à dominante musicale… Lancé à la demande de l’aménageur public métropolitain Oppidea et mené par l’Agence Intercalaire, le projet a été animé culturellement par le bureau de production Playtime. Au rayon des projets d'urbanisme transitoire, la mairie a également soutenu plusieurs expositions depuis 2021 dans le réfectoire de la Grave rénové, en coopération avec le CHU : MAP, Nouveau Printemps, Portraits de France...
On peut aussi mettre à l’actif de la mairie, la projection en décembre 2025 de créations artistiques sur la thématique du végétal sur 12 pignons de bâtis de la rue, la façade du Castelet et la Prison Saint-Michel. Une proposition faite dans le cadre du chantier de réaménagement urbain et paysager de la grande rue Saint-Michel.
De son côté, la municipalité cite "plusieurs animations éphémères et permanentes organisées pour faire vivre cet engagement". Nous ne retiendrons les au musée du Castelet (prison Saint-Michel) et célébration du premier anniversaire avec l'exposition "Quel chantier !" détaillant les travaux de restauration, des visites guidées thématiques et la présentation de l'ouvrage "La prison Saint-Michel à Toulouse, En image, des origines à nos jours" en octobre 2021. Projet "Être en ville" en juillet 2022. Lancement de l'appel à projet "Expérimentation culturelle", renouvelé chaque année, qui met en valeur cette année les quartiers Izards, Trois Cocus, Borderouge, Empalot, Cépière-Beauregard et Malepère, à travers divers projets artistiques.
Elle a contribué à l'ouverture de "Place Commune" au sein du Grand Matabiau Quai d'Oc, un espace de 840 m² situé à l'angle des rues des Jumeaux et du Maroc, proposant un restaurant solidaire et une programmation et des animations culturelles. "Ce lieu préfigure le futur Pôle d'Innovation Sociale prévu sur l'avenue de Lyon. Cette réalisation a fait l’objet d'un chantier participatif impliquant habitants, associations locales et personnes en insertion", précise le service de presse.
Enfin, le festival participatif, "Quartiers libres", est né en octobre 2024 dans plusieurs quartiers toulousains. Renouvelé en 2025 sur deux mois, il propose des concerts, spectacles et expositions, dans plusieurs centres culturels : Bellegarde, Bonnefoy, Reynerie, Alban Minville et Ernest Renan.
En termes d'initiatives d'urbanisme transitoire, la mairie a donc rarement été à l'initiative. Elle a surtout appuyé certains projets portés par des associations, mais plus rarement dans le champ des arts urbains, pourtant particulièrement actifs pour occuper artistiquement l'espace.
L’actualité de cette promesse
Il n’y a pas encore d’actualité pour cette promesse.