L’analyse de Mediacités

Mis à jour le 10/03/2026
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Nous souhaitons que les Toulousains puissent profiter de tout le site de l’ancien hôpital de la Grave à travers notre projet ambitieux de Cité des Arts plastiques : des salles pour accueillir de grandes expositions internationales et des artistes régionaux, mais aussi des lieux de vie, de création et d’innovation et des résidences d’artistes. Les arts visuels numériques auront également leur place.

A l’étude depuis le mandat de Pierre Cohen (avant 2014), le projet est loin d’être concrétisé en cette fin de mandat. Lors de l'inauguration des jardins du parvis du Dôme de la Grave, en juin 2025, Jean-Luc Moudenc a concédé que la Cité des Arts plastiques « n'avance pas aussi vite que je voudrais », mettant ce retard sur le compte des « exigences considérables, coûteuses et de plus en plus fortes de l'Etat ». Mais il a confirmé son projet d'un « musée vivant dédié aux arts plastiques et une partie plus moderne pour les bâtiments qui n'ont pas d'intérêt historique ».

Selon un document consacré à l'« Assistance à maîtrise d'ouvrage pour la définition du programme culturel de la Cité des arts de la Grave », datant d'avant 2018, cette Cité des Arts prévoit d'inclure la chapelle Saint-Joseph (désormais rénovée) et les espaces de circulation actuellement réaménagés, ainsi que 16 000 m² du « carré historique », soit une grande partie des cinq cours et des bâtiments qui se déploient à l'ouest de la chapelle « dont la cession et le transfert de gestion pourrait intervenir dans une phase ultérieure ».

Le projet comporterait des fonctions diverses, aussi bien commerciales que des logements, des services culturels, des lieux de vie et de travail pour les artistes, et associerait des modes de gestion public et privé « afin de dégager des recettes et viser à l'équilibre ». Il devrait aussi « s'attacher à conserver et valoriser la mémoire hospitalière de l'ensemble des lieux ».

Mais les dernières réunions du comité de pilotage – qui rassemble les services municipaux, de l’Etat, architectes, CHU – remontent à avant la crise du Covid.  "La Cité des Arts est un projet qui est toujours dans les cartons, expliquait la vice-présidente de Toulouse métropole, en charge de l’urbanisme Annette Laigneau, fin 2020 (...) Avec le réaménagement des cours, c’est une véritable reconversion culturelle que l’on souhaite". Elle évoquait alors le souhait d’y installer un centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine, et d’y abriter un lieu d’exposition “pour les artistes régionaux”

Ces ambitions ont-elles été revues à la baisse depuis ? Interrogée par Mediacités le 6 octobre dernier, dans le cadre de notre enquête sur le devenir du site de la Grave, la mairie a confirmé qu’elle avait missionné le Cent-Quatre à Paris, ainsi que l’agence Encore Heureux, “pour définir un projet culturel favorisant l’appropriation du lieu par les habitants”. Une étude de faisabilité, de programmation et de positionnement de l’identité du projet 2019-2021 a été réalisée.

Pour expliquer le retard pris par le projet, elle plaide “des difficultés réglementaires fortes, en particulier le classement du site en zone inondable” (le site est en bord de Garonne). Le calendrier serait également impacté par le fait que “les bâtiments demeurent la propriété du CHU, ce qui complexifie l’avancement du projet”. Aucun coût prévisionnel pour ce projet n’est à ce jour dévoilé, mais le budget s’annonce conséquent, et la participation du Département, de la Région et de l’Etat semble indispensable.

 

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