Le Capitole, trop loin des quartiers populaires ? Comme en 2020 et en 2014, l’abstention reste le premier parti à Toulouse au premier tour des élections municipales. Même si la participation est en hausse (49,3 %) par rapport à 2014 (47,79 %) et à 2020 (31,1 %).
120 000 inscrits sur les listes électorales se sont abstenus le 15 mars 2026, sur les 282 000 électeurs toulousains. Un phénomène que l’on observe particulièrement dans les bureaux de vote des quartiers populaires de Toulouse. Deux électeurs sur trois ne se sont pas rendus aux urnes au Grand Mirail, à Bagatelle, à la Farouette, à Empalot ou encore aux Izards. Ce chiffre descend à un électeur sur six dans un bureau de vote de la Reynerie.
Mais contrairement aux élections municipales de 2020, quand Jean‐Luc Moudenc était arrivé en tête du premier tour dans la plupart des bureaux de vote des quartiers populaires, cette fois‐ci, c’est François Piquemal qui y convainc davantage.
Récupérer les voix des 16 000 abstentionnistes de ces secteurs pour accéder au Capitole : l’enjeu est crucial pour l’équipe de Demain Toulouse‐La Gauche unie, si elle veut espérer conquérir le Capitole.
Les marchés pris d’assaut
Dont acte. Dès le lendemain de l’annonce de l’alliance avec l’équipe de François Briançon, la gauche fraîchement unie a mis les bouchées doubles. Sur les 10 000 tracts, imprimés à la hâte entre lundi et mardi, sont accolés, en dessous du visage de François Piquemal, les noms des deux listes réunies, Demain Toulouse et la Gauche Unie. L’objectif : renforcer la présence des militants, continuer le tractage massif et le porte‐à‐porte dans ces quartiers susceptibles de faire basculer les élections en faveur de la gauche.
Mardi 17 mars au matin, à la sortie du métro Bagatelle, la voix de Laurence résonne. « La mairie nous tend les bras ! », rép …