Le 4 mai dernier, Cristina Martineau affichait le soutien de l'ancien maire PS de Villeurbanne Jean-Paul Bret sur Twitter. Photo : @crismartineau.

Législatives : dans le Grand Lyon, la gauche n’en finit plus de régler ses comptes

Beaucoup de bruit pour rien. Après avoir laissé planer le doute pendant des jours sur un éventuelle maintien de sa candidature aux législatives, l’adjointe socialiste au maire de Villeurbanne, Cristina Martineau, a annoncé ce mercredi qu’elle ne se présenterait pas en dissidente face à la tête d’affiche de la coalition de gauche (Nupes) Gabriel Amard dans la 6e circonscription du Rhône. Non sans tacler une nouvelle fois le cadre de la France insoumise, par ailleurs gendre de Jean-Luc Mélenchon...
Retrait et rancunes à Villeurbanne
Déplorant un « parachutage par le fait du chef », symptôme selon elle d’un accord « profondément jacobin », Cristina Martineau a pointé un candidat qui « ne vit pas dans notre ville ». « C’est d’abord à beau-papa qu’il doit son atterrissage à Villeurbanne », écrit-elle dans son communiqué. L’élue se dit aussi « heurtée par le sort réservé aux femmes (…) au mépris des engagements locaux ». La semaine dernière, elle avait déjà résumé la candidature de Gabriel Amard en trois mots : « Népotisme, machisme, parachutage. »

Mais Cristina Martineau n’avait plus vraiment le choix. L’élue de Villeurbanne, figure de la fédération socialiste du Rhône pour laquelle elle a travaillé, a été tour à tour lâchée par son maire, Cédric Van Styvendael (PS), par l’ancienne députée de la circonscription Pascale Crozon, et, pour finir, par la section socialiste locale qui l'avait désignée. « Le maintien d’une candidature socialiste allait à l’encontre de la logique de rassemblement », a commenté cette dernière.

L’ancien maire socialiste Jean-Paul Bret a de son côté annoncé qu’il prendrait la parole ce jeudi après-midi pour évoquer « la responsabilité de l’actuel . . .

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