Collage contre les violences faîtes aux femmes en 2019. / Photo : Creative Commons - DeuxplusQuatre

Après un an de mandat, Nantes devient-elle la ville « non sexiste » promise par Johanna Rolland ?

« Devenir la première ville non sexiste de France en dix ans », « soutien aux actions pour atteindre l’égalité salariale femmes-hommes »... Au total, nous avons répertorié huit promesses électorales consacrées à la lutte contre le sexisme et les violences faites aux femmes dans le programme électoral de la maire de Nantes. Presque un an après le début du mandat, les élus municipaux ont décidé de lister les actions mises en place durant l’année 2020.

Accompagner les femmes victimes de discriminations, former les recruteurs sur les stéréotypes de genres, ou encore rendre le sport féminin visible via une campagne d’affichage… Au total, douze actions ont été répertoriées dans leur rapport annuel.

Alors que confinement a vu s’accroître le nombre de violences conjugales, la Ville a continué à soutenir le centre ressources Citad’elles pour les femmes victimes de toutes formes de violences. En 2020, 1 007 femmes ont été accueillies, avec une moyenne de 25 nouvelles personnes chaque semaine.

Rendre les femmes plus visibles dans l’espace public...

Les élus se sont aussi félicités d’avoir lutté contre l’invisibilisation des femmes au travers, notamment, de l’organisation des « journées européennes du patrimoine et du matrimoine » et de la cartographie des rues portant le nom d’une femme à Nantes. Aujourd’hui, elles sont 200 (sur 3 000) à rendre hommage à une personnalité féminine. Un chiffre qui a encore grandi, puisque le conseil a approuvé la dénomination du square des Lauriers - Michelle Palas, dans le quartier Bellevue. Une place qui portera donc le nom de cette militante associative, connue pour son engagement dans son quartier.

Pari tenu pour les élus nantais ? En votant plus de 170 000 euros de subventions à sept associations féministes, dont 107 000 pour le seul espace Simone de Beauvoir (secoué cette année par l’affaire de détournement de fonds reproché à son ancienne présidente), pour l’exercice 2021, les élus souhaitent continuer à impulser cette « dynamique féministe ». Cela suffira-t-il à faire de Nantes la « première ville non sexiste de France », promesse dont la concrétisation reste bien difficile à évaluer, cela reste à voir. 


Sur le sujet, lire aussi notre précédente enquête

La galaxie féministe nantaise face aux promesses de Johanna Rolland

Cet article concerne les promesses :
« Mise en place des « Journées du Matrimoine » pour valoriser l’œuvre des femmes nantaises » « Devenir la première ville non sexiste de France à 10 ans »
Voir toutes les promesses

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