Que signifie donner naissance, en France, en 2021 ?

Engouement pour l’accouchement physiologique, « usines à bébés », violences obstétricales : pendant plusieurs semaines, Mediacités consacre une série d’enquêtes au monde des maternités et de la naissance.

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Une turbulette, un album de sensibilisation à l’éveil artistique, un savon ou encore une crème hydratante destinée à la mère. La semaine dernière, le gouvernement a annoncé qu’il distribuerait, à partir de février 2022, une « bébé box » aux futurs jeunes parents, sur le modèle d’une pratique finlandaise. Objectif : diffuser des messages de santé publique sur l’hygiène ou la mort subite du nourrisson.

Quelques jours auparavant, le 7 octobre, des milliers de sages-femmes manifestaient à l’appel de plusieurs syndicats pour réclamer davantage d’effectifs et une meilleure reconnaissance de leur profession à travers l’obtention d’un véritable statut médical. Depuis le début de l’année 2021, c’était la sixième fois que les blouses roses descendaient dans la rue.

Ces deux actualités, sans aucun lien sinon leur concomitance, ont attiré l’attention médiatique sur le monde des maternités. Un monde d’habitude peu exposé, si ce n’est dans les carnets roses de la presse locale. Un monde pourtant traversé par de profondes mutations et que plus de 700 000 familles côtoient chaque année en France.               

C’est ce monde-là que Mediacités a décidé d’explorer pendant les semaines qui viennent. À notre manière, c’est-à-dire en enquêtant. De Toulouse à Lyon, nous nous sommes posé une question : qu’est-ce que signifie donner naissance, en France, en 2021 ?

« Usines à bébés », accouchements physio…

Les effets pervers des très grandes maternités, parfois décrites par le personnel soignant lui-même comme « des usines à bébés », l’engouement pour l’accouchement physiologique et la concurrence qu’il génère entre établissements, la dégradation des conditions de travail dans des maternités pourtant réputées modèles, ou encore le phénomène de l’accouchement à domicile : d’ici à mi-novembre nous publierons six articles dans le cadre de cette série.

Le premier, consacré aux violences obstétricales – et aux solutions pour y remédier – est particulier. Il fait suite à un appel à témoignages diffusé au printemps dernier par Mediacités. De Nantes à Tourcoing, en passant par Bourg-en-Bresse, une centaine de femmes nous ont confié leurs histoires. Ce sondage n’a aucune valeur scientifique mais il traduit deux choses : 1/ une libération de la parole sur le sujet ; 2/ le fait que sept ans après leur médiatisation via le hashtag #PayeTonUtérus, les violences obstétricales restent toujours d’actualité.

Vous pouvez d’ores et déjà le découvrir sur Mediacités.

Si vous souhaitez nous adresser des documents en passant par une plateforme sécurisée et anonymisée, rendez-vous sur pals.mediacites.fr

Point final.

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