953 millions d'euros TTC et toutes dépenses confondues : c'est, à ce jour, le coût prévisionnel du futur CHU de Nantes. Un peu sous-évalué, sans doute, comme nous l’expliquions dans une précédente enquête et pourtant déjà « absolument colossal, au-delà du rationnel », comme l’estime l'économiste de la santé Frédéric Bizard, qui convoque quelques exemples à l’appui de son raisonnement. « Même avec son très ruineux partenariat public-privé (PPP), le centre hospitalier sud francilien a coûté 640 millions d’euros. Le CHU Paris Nord 700... » Sur le papier, le business plan du CHU de Nantes est, toutefois, millimétré. L'État et l'Agence régionale de Santé (ARS) vont apporter une subvention de 225 millions d’euros, soit un quart de la douloureuse. Normal, commente-t-on au ministère des Solidarités et de la Santé. « La règle se situe plutôt entre 30 et 35 % », développe Yann Bubien, directeur adjoint du cabinet d'Agnès Buzyn.

Le CHU de Nantes est, certes, dans une situation financière saine : son taux de marge brute non aidée (rentabilité commerciale) était de 7,61 % en 2018, très proche des 8 % préconisés par la Cour des Comptes. Après des années dans le rouge, les comptes de l'établissement sont repassés dans le vert depuis 2011, autorisant a priori l'autofinancement de l'opération (314,6 millions d’euros) et le remboursement des emprunts (414,2 millions d’euros). Cependant, l'économiste Frédéric Bizard n'a pas la même perception du dossier, dont il tient . . .

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