Quel sens donner à une démocratie sous confinement ? Quelle valeur accorder à un scrutin organisé à l’ombre d’une pandémie sans précédent ? Le premier tour des élections municipales a été maintenu ce dimanche 15 mars malgré le développement exponentiel de l’épidémie de coronavirus en France ces derniers jours. Cette élection intervient après l’annonce de mesures de précautions par Emmanuel Macron jeudi, incluant la fermeture des établissements scolaires à partir de lundi, et la fermeture de tous les lieux publics « non indispensables », annoncée samedi par le Premier ministre Edouard Philippe.

Le maintien des élections dans ce contexte a suscité de nombreuses critiques et craintes (lire iciici ou ), que les premiers chiffres disponibles ce dimanche sont venues confirmer : nous nous dirigeons vers une abstention record. A 17 heures, le taux de participation au niveau national n’était que de 38,77%, selon le ministère de l’Intérieur, contre 54% à la même heure en 2014. Un chiffre qui varie considérablement d’une commune à l’autre, d’un quartier à l’autre même.

Dans ces conditions, la légitimité et la sincérité des résultats qui nous parviendront à partir de 20 heures est à questionner. Plusieurs voix s’élèvent déjà pour demander l’annulation du second tour, prévu dimanche prochain, qui serait synonyme de report de l’ensemble de l’élection. C’est dans ce contexte que Mediacités a décidé de couvrir les résultats électoraux de ce dimanche soir dans les quatre métropoles que nous couvrons, mais en nous gardant d’en tirer de grandes analyses sur les équilibres politiques locaux, le sens de ce scrutin étant d’ores et déjà mis en cause.


Les principales informations à 00h30 : 

  • Les élections municipales et métroplitaines se sont tenues dans l’agglomération lyonnaise ce dimanche 15 mars. Elles ont été marquées par les mesures de confinement liées au coronavirus et un très fort taux d’abstention. L’épidémie pourrait entraîner l’annulation du second tour prévu dimanche 22 mars. 
  • A Lyon, les écologistes menés par Grégory Doucet arrivent largement en tête de ce premier tour, avec près de 28% des suffrages, loin devant le candidat LR Etienne Blanc et la tête de liste LREM Yann Cucherat (respectivement 19% et 15% selon une estimation). Les résultats définitifs seront connus pendant la nuit.
  • Au Grand Lyon, seuls les résultats des circonscriptions extérieures à Lyon sont connus. Ils sont plutôt favorables à la droite, qui arrive en tête dans quatre d’entre elles, sans qu’une tendance  claire ne se dégage pour l’instant.
  • A Villeurbanne, le candidat de la Gauche unie Cédric Van Styvendael devance les écologistes. Une alliance entre les deux partis leur assurerait une victoire au second tour. 

Les résultats du 1er tour des municipales dans la Métropole de Lyon :


00h09 – Métropole : quatre circonscriptions pour la droite selon les résultats provisoires

Pour le moment, seule la moitié (7) des circonscriptions métropolitaines affichent des résultats définitifs. Les Républicains de François‐Noël Buffet sont les mieux placés sur ces territoires périphériques : ils arrivent largement en tête dans la circonscription Portes des Alpes (emmenés par le maire de Saint‐Priest Gilles Gascon) et dans la circonscription du Plateau Nord‐Caluire, où l’ancien patron des LR du Rhône Philippe Cochet capte 39% des suffrages. La droite reste en tête, mais sans distancer ses adversaires, dans la circonscription Ouest et Rhône‐Amont. 
Les trois autres circonscriptions sont  partagés. Les troupes de Marc Grivel, stoutien de David Kimelfeld, assurent dans leur fief du Val de Saône, tandis que la Gauche unie est en tête des Portes du Sud grâce à la liste de la maire PCF de Vénissieux Michèle Picard. Dans la circonscription Lône et Coteaux, le patron des écologistes de la Région Jean‐Charles Kohlhass, également tête de liste à Oullins, place EELV en première ligne, suivi de très près toutefois par la droite et les macronistes pro‐Collomb ou pro‐Kimelfeld.  

23h45 – L’appel du pied de David Kimelfeld aux écologistes
En direct sur BFM Lyon, le président de la Métropole, drague de manière insistante les écologistes dans la perspective d’une éventuelle alliance au Grand Lyon. « L’urgence climatique conjuguée à la justice sociale, c’est ce qui ressort de ce scrutin. Un travail va s’engager entre celles et ceux qui veulent avancer dans cette direction », analyse le macroniste dissident, qui réalise de bons scores (il est en tête sur une des trois circonscriptions dont les scores sont définitifs pour l’instant, et bien placé dans les deux autres). « Notre projet a montré que nous souhaitons avancer dans cette direction. Bruno Bernard et nous‐mêmes voulons aller de l’avant. Il faudra discuter rapidement si ce second tour a lieu », avance David Kimelfeld.

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Le président sortant de la Métropole de Lyon David Kimelfeld. Photo : J.Le Mest/Mediacités.

Une discussion qui s’annonce ardue. Pendant la campagne les candidats EELV n’ont eu de cesse de renvoyer David Kimelfeld à son soutien à Emmanuel Macron, un obstacle insurmontable selon eux. Interrogé par Mediacités, Bruno Bernard jugeait « impensable » toute alliance avec David Kimelfeld. « Il faut de la cohérence, il ne peut pas avoir toujours été élu avec Gérard Collomb, avoir toujours porté et voté les mêmes projets et soudainement, parce qu’il est dans une guerre de pouvoir, ne plus être d’accord sur rien sauf une chose : soutenir la politique d’Emmanuel Macron », estimait le chef de file d’EELV. Sauf à considérer que David Kimelfeld a donné des gages en prenant se distances ces derniers mois avec le gouvernement, par exemple en écrivant à Edouard Philippe pour émettre des doutes sur la réforme des retraites. De même, le départ du député Hubert Julien‐Laferrière – un soutien de David Kimeldeld – du groupe LREM de l’Assemblée nationale pour cause de désaccord sur l’usage du 49–3, peut aussi être interpréter comme une prise de distance avec la politique du gouvernement… Au moins symboliquement, le temps de convaincre les Verts les plus réticents à cette alliance loin d’être aussi évidente.

23h34 – Lyon : Étienne Blanc (LR) agite le péril vert
Il y a quelques jours encore, à la faveur de bons sondages, le candidat de la droite se voyait en haut de l’affiche. Comme quoi, il ne faut jamais croire les sondages… Etienne Blanc prend la place du deuxième homme, avec 16% des voix, largement derrière le candidat EELV Grégory Doucet. Sur les réseaux sociaux, le candidat s’est exprimé en soulignant la faible participation (44%), avant de mettre en garde contre la politique que pourrait appliquer les écologistes : « Les Lyonnaises et les Lyonnais peuvent faire le choix de l’aventurisme, du bouleversement, prendre un risque qui est un risque majeur. Demain, les Verts et les partis extrêmes peuvent causer à Lyon des dommages irréparables, sur les finances de la ville, la sécurité des Lyonnaises et des Lyonnais, sur une transformation économique qui serait un véritable bouleversement ». Il se place à l’inverse dans le camp d’un changement « dans la tranquillité, la détermination et l’expérience ».

23h32 – A Villeurbanne, Cédric Van Styvendael devance la vague verte
Le socialiste Cédric Van Styvendael, intronisé par le maire sortant Jean‐Paul Bret qui ne représentait pas, gagne son pari en arrivant en tête de ce premier tour des élections municipales de Villeurbanne. Avec 33% des suffrages, il devance son adversaire écologiste Béatrice Vessiller (27,9%). Le macroniste Proper Kabalo s’échoue à 15,2%. Quant au député LREM Bruno Bonnell, qui formait un binôme avec l’ex‐LR Emmanuelle Haziza, c’est la bérézina : leur liste termine à 7,3%, derrière le candidat du Rassemblement national.

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Cédric Van Styvendael. Photo : NB/Mediacités.

23h21 : David Kimelfeld : “Les électeurs veulent qu’on parle du climat”
Interrogé sur BFM Lyon, David Kimelfeld, en bonne posture dans plusieurs circonscriptions métropolitaines analyse le vote de la journée à travers le prisme de l’urgence écologique : “Les électeurs et les électrices nous ont dit qu’ils voulaient qu’on parle du climat (…) et qu’ils ne voulaient de ceux qui ont un projet du passé”. Référence à peine voilée à son ancien mentor Gérard Collomb. 

23h16 – Grégory Doucet : « Il nous reste une semaine pour être au rendez‐vous de l’Histoire »
Au tour de Grégory Doucet de prendre la parole pour commenter le score historique des écologistes à Lyon, où les sondages les placent à 29%, loin devant les candidats LR Etienne Blanc et LREM Yann Cucherat. « Malgré une abstention notable, aujourd’hui les Lyonnais et Lyonnaises se sont clairement exprimés. Il est temps d’entamer la grande transition écologique dont notre cité a besoin. Lyon a les cartes en main », estime Grégory Doucet, avec emphase. « Lyon est aujourd’hui à la croisée des chemins. Nous avons la responsabilité historique de faire de cette ville une ville exemplaire. La première ville de plus de 500 000 habitants dans ce pays à pouvoir basculer dans le temps et dans le camp de l’écologie en actes. Pour cela Il nous reste une semaine pour être pour de bon au rendez‐vous de l’Histoire. (…) La force qui s’est levée, j’en suis sûr ne faiblira pas. »

23h13 – Lyon : “Képé” fait du pied aux écolos
Sur le plateau de BFM Lyon, Georges Képénékian, fort de ses 12%, n’exclut pas de se rapprocher des listes de l’écologiste Grégory Doucet, en cas de second tour dimanche prochain. Les discussions se feront arrondissement par arrondissement, a précisé le Premier adjoint de Lyon, qui fut brièvement maire quand Gérard Collomb était au gouvernement.  

23h – Gérard Collomb reconnaît “une poussée verte” et fustige les “divisions”
Le maire de Lyon a pris la parole aux abords de l’hôtel de ville, avec la mine des mauvais jours. Il reconnaît “une poussée verte” et analyse la contre‐performance de ses listes et de celles de Yann Cucherat comme “le fruit des divisions” de son ancienne majorité, en ciblant Georges Képénékian et David Kimelfeld. “J’appelle les électrices et les électeurs pour le second tour, s’il a lieu, à se rassembler autour de nos listes, a‑t‐il ajouté. Le problème est de constater que la division ne paye jamais. Lorsqu’on se divise, on en subit les conséquences.”

22h54 – Les écologistes de Bruno Bernard « très satisfaits, malgré les circonstances exceptionnelles »
Bruno Bernard, chef de file d’EELV à la Métropole de Lyon, vient de prendre la parole au siège des écologistes, installé à la Part‐Dieu. Une conférence de presse retransmise sur Facebook. « Malgré les circonstances très exceptionnelles nous sommes plutôt satisfaits, estime le candidat. Les écologistes ont fait beaucoup de voix à Lyon, à Villeurbanne, à la Métropole. Ce sont des scores très favorables comme nous n’en avons jamais eus sur le territoire. » « Très clairement ces résultats montrent qu’a priori les lyonnais ont donné un signe fort et que l’époque de Gérard Collomb est plutôt révolue », poursuit Bruno Bernard qui estime que les électeurs ont rejeté la « vision obsolète » de Gérard Collomb.

Interrogé sur un éventuel report du second tour des élections, prôné par Yannick Jadot, Bruno Bernard estime « ne pas avoir les éléments nécessaires pour juger ». « C’est au conseil scientifique et au gouvernement de décider », affirme‐t‐il. « C’est la situation qui nous inquiète, la crise sanitaire et l’épidémie qui se développe, pas de savoir si le deuxième tour a lieu ou pas », assure le patron des écologistes du Grand Lyon.

22h46 – À Bron, le maire socialiste sortant talonnée par la droite
Dans la 7e commune de la Métropole, il faudra un second tour pour départager le maire socialiste sortant Jean‐Michel Longueval (42,6 % des suffrages exprimés) et l’ambitieux candidat LR et ancien chef de cabinet du maire de Saint‐Priest, Jérémie Bréaud (35,5%). « Je ne sais pas si le second tour va avoir lieu. La priorité est au niveau de la santé, pour faire en sorte tout se passe bien en France, car je crains que le plus dur soit devant nous », réagit Jérémie Bréaud. En troisième position, le candidat ModeM et LREM François‐Xavier Pénicaud est largement distancé avec 13% des voix.

22h43 – Bruno Bernard tourne la page Collomb
Lors d’un point presse, le candidat EELV à la présidence du Grand Lyon enterre le maire de Lyon : “L’époque de Gérard Collomb
est révolue d’après les résultats dont je dispose”.

22h32 – Métropole : Gérard Collomb s’effondre dans la circonscription Rhône Amont
Dans la circonscription Rhône Amont (Jonage, Meyzieu, Vaulx‐en‐Velin, Décines‐Charpieu), le baron Collomb s’effondre avec 8,37% des voix. C’est moins que le résultat du RN Andréa Kotarac. Un seuil qui ne permettra pas à sa liste de se maintenir au second tour. La maire de Vaux Hélène Geoffroy, qui avait le soutien de David Kimelfeld, arrive en tête avec 34,72% des suffrages. Sur le front des municipales, dans son fief du 9e arrondissement de Lyon, le maire de Lyon arriverait par ailleurs derrière les écologistes.

22h25 – Métropolitaines : la droite en force sur le Plateau Nord
La droite de François‐Noël Buffet réalise un bon score dans la circonscription Plateau Nord (Caluire‐et‐Cuire, Rillieux‐la‐Pape, Sathonay‐Camp) : la liste conduite par Philippe Cochet termine en tête du premier tour avec 33,49% des voix. La candidate de Gérard Collomb arrive deuxième à 22,89% et les écologistes en troisième position avec 18,93% des voix. A noter la contre‐performance de la candidate de David Kimelfeld qui termine avec un petit 7,25%. 

22h08 – Alexandre Vincendet annonce être réélu à Rillieux‐la‐Pape
Sur le plateau de BFM Lyon, le patron départemental des Républicains Alexandre Vincendet annonce être réélu dès le premier tour à la mairie de Rillieux‐la‐Pape avec environ 67% des suffrages. Ses adversaires, le socialiste Marc Cachard et l’écologiste Yves Durieux, avaient prévu de faire alliance pour lui faire barrage en cas de second tour, comme nous l’avions révélé vendredi dernier. Ils n’en auront donc pas l’occasion.

22h05 – A Givors, le PC et le RN font jeu égal
Dans la commune à l’extrême‐sud de la Métropole de Lyon, l’extrême‐droite réalise un score au‐dessus de 20% : le RN Antoine Mellies réunit 22,84% des suffrages. Un résultat en‐deçà de celui obtenu par le parti de Marine Le Pen aux dernières élections européennes (28%). Surtout, il arrive légèrement derrière la maire sortante communiste Christiane Charnay (24,5%). En troisième position, Mohamed Boudjellaba, soutenu par les écologiste, pourra se maintenir au second tour.

21h52 – À Feyzin, les socialistes gardent la majorité, face des opposants insoumis
Les socialistes gardent la mairie de Feyzin, commune au sud est de Lyon qui accueille des activités de raffinerie et ancien fief du député LREM Yves Blein (ex‐PS). La liste de la maire sortante Murielle Laurent décroche 24 sièges dès le premier tour. La deuxième liste, menée par Daniel Thévenet pour La France insoumise, remporte quant à elle 5 sièges. Là encore, l’abstention est record, à 72% des inscrits. Les futurs élus devront faire face à une dette colossale laissée par leur prédécesseur, candidat à Vénissieux pour ce scrutin [lire notre enquête]. 

21h46 – En périphérie de Lyon, les listes de David Kimelfeld en tête dans trois circonscriptions (résultats partiels)
La préfecture du Rhône a publié les résultats de cinq circonscriptions sur les quatorze que compte la Métropole de Lyon. Ce premier aperçu donne une tendance favorable au président actuel du Grand Lyon, le macroniste dissident David Kimelfeld, dont les têtes de listes arrivent en tête dans trois circonscriptions. Marc Grivel, le maire de Saint-Cyr-au-Mont‑d’Or, a rassemblé 23,5% des suffrages dans le Val de Saône, qui envoie à elle seule 14 conseillers sur 150 au Grand Lyon. Il devance d’une courte tête la liste Les Républicains (21,6%), celle des écologistes (19,15%) puis celle de Gérard Collomb, emmené par son directeur de campagne Renaud George.

Les troupes de David Kimefeld arrivent aussi en tête dans la circonscription Ouest, où le maire de Craponne Alian Galliano écrase la concurrence en remportant 36,2% des suffrages, devant les écologistes qui affichent pourtant le bon score de 27%. L’ancien dauphin de Gérard Collomb mène aussi la danse dans la circonscription Portes du Sud, où la liste du député LREM Yves Blein qu’il soutient arrive en tête avec 25% des suffrages, loin devant EELV, en seconde position avec 17,3%.

Au sud de la Métropole, le chef de file des Républicains François‐Noël Buffet remplit son contrat dans la circonscription Lônes et Coteaux, avec 28,8% des voix. Enfin dans la circonscription Portes des Alpes, le représentant de Gérard Collomb, Izzet Doganel, par ailleurs candidat aux municipales à Saint‐Priest, fait la course en tête avec 26,9%, avec une avance de plus de neuf points sur un trio Kimelfeld / LR / écologistes dans un mouchoir de poche. Dans ces cinq circonscriptions, les écologistes confirment leur statut de première force de gauche.

21h35 – Roland Crimier en tête (de peu) à Saint‐Genis‐Laval
Le maire sortant Roland Crimier (élu depuis 2001) arrive en tête dans sa commune, mais d’une courte tête. Celui qui se présentait par ailleurs comme tête de liste pour le camp de Gérard Collomb aux métropolitaines, dans la circonscription Lônes et Côteaux, réunit 35,38% des voix contre 32,32% pour son adversaire (ex‐UDI) Marylène Millet. 

21h27 – “Bad Max” réélu à Limonest
Le compteur continuera de tourner. A la tête de Limonest depuis quarante ans, le divers droite Max Vincent (lire son portrait sur Mediacités) rempile dès le premier tour de ce scrutin particulier avec 66,82% des suffrages exprimés face à la liste divers gauche menée par Eric Mazoyer. Au conseil municipal, le premier remporte 23 sièges, le second n’en obtient que 4. Quant à l’abstention dans la commune de l’Ouest lyonnais, elle représente un peu plus de 40% des inscrits.

21h18 – A Lyon, une abstention historique
Plus d’un électeur sur deux (61,5%) ne s’est pas rendu aux urnes.

21h12 – Lyon : les écolos très haut, Yann Cucherat à la traîne (estimations)
Selon les premières estimations Ipsos, diffusées par France 2, sur l’élection municipale à Lyon, l’écologiste Grégory Doucet arrive en tête, et de loin, avec 29%. Il est suivi par le LR Etienne Blanc à 16,7% et Yann Cucherat (14,9%), le poulain de Gérard Collomb. Petite surprise : le score du Premier adjoint Georges Képénékian (12%), sur lequel peu de monde pariait ces dernières semaines.

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L’hôtel de ville de Lyon. Photo : N.Barriquand/Mediacités.

21h10 – A Grigny, le maire sortant (divers droite) Xavier Odo, réélu dès le premier tour
Xavier Odo, premier édile de droite de Grigny depuis 2014 (après des décennies de communisme municipal) est réélu haut‐la‐main ce soir avec 66% des voix. Une seule liste, “écologiste et solidaire”, se présentait face à lui.  

20h55 – Réélu à Cours, Patrice Verchère veut lâcher l’Assemblée nationale pour la com’com de Tarare
Député Les Républicains depuis treize ans, Patrice Verchère va peut être pouvoir se « ressourcer au niveau de son territoire ». Seul candidat dans la commune nouvelle de Cours (ex‐Cours‐la‐Ville, 4 700 habitants, au nord du département du Rhône), il est sans surprise élu au 1er tour avec 1043 voix sur 1200 votants. Un scrutin marqué par une abstention de plus de 60% dans la commune. « Il y a quand même une participation en campagne, elle est plutôt correcte, commente‐t‐il néanmoins auprès de Mediacités. Il n’y avait pas de concurrence, et si le second tour est maintenu, je ne serai plus député dans un mois. » C’est Nathalie Serre, sa suppléante, qui le remplacerait sur les bancs de l’Assemblée nationale. « Les enjeux sont aujourd’hui davantage au niveau des collectivités locales », ajoute Patrice Verchère. Déjà maire de Cours‐la‐ville entre 2008 et 2015, il a en ligne de mire la présidence de la Communauté d’agglomération de l’Ouest rhodanien, un bassin de 550 000 habitants et qui regroupe 31 communes. Un poste aujourd’hui occupé par l’ex‐patron du département Michel Mercier.

20h47 – Métropole : Gérard Collomb en tête à Chassieu
La préfecture commence à révéler les premiers résultats concernant l’élection métropolitaine – la première du genre. Dans la commune de Chassieu, qui se trouve dans la circonscription “Porte des Alpes”, la liste de Gérard Collomb (conduite par Izzet Doganel) arrive en tête avec 26,93% des voix. La candidate de David Kimelfeld (élue au conseil municipal de Chassieur) est en deuxième position (18,96%), talonnée par les écologistes à 16,84%. 

20h39 – A Chassieu, Jean‐Jacques Sellès en ballotage favorable
A Chassieu, dans l’est de l’agglomération, le maire sortant Jean‐Jacques Sellès arrive en tête. Ce soutien, à la Métropole de Lyon, de Gérard Collomb, recueille un peu plus de 35% des voix alors que trois autres listes se présentaient face à lui. Toutes sont en mesure de se maintenir au second tour, si second tour il y a. 

20h28 – Le co‐directeur de campagne de Gérard Collomb battu
Grosse déconvenue pour Renaud George. Le maire de la petite commune de Saint‐Germain‐au‐Mont‐d’Or, 23e vice‐président de la Métropole de Lyon et co‐directeur de campagne de Gérard Collomb (avec la présidente du Sytral Fouziya Bouzerda), a été battu dès le première tour par la liste Saint‐Germain écologique et solidaire de Béatrice Delorme avec 54 % des voix.

20h12 – Un député MoDem du Rhône réclame un report des municipales. 
Alors que les premiers résultats commencent à être publiés, le député MoDem du Rhône Cyrille Isaac‐Sibille, membre de la majorité présidentielle, demande déjà à Emmanuel Macron de reporter les élections. Le parlementaire réclame « au président de la République de proposer aux représentants de la Nation, sans jeter la pierre à quiconque, un report des élections municipales ». Une demande qui fait écho à celle, similaire, faite hier par six présidents de régions. « Ce soir, pendant que beaucoup de nos concitoyens se trouvent ou vont se trouver dans une situation médicale grave, comment vouloir donner une interprétation aux scrutins d’aujourd’hui, dont la sincérité peut être faussée par la forte abstention ? », argumente le député du Rhône. 

19h55 – Abstention en hausse de 18 points dans le Rhône
A 17 heures, le taux de participation dans le département du Rhône était de 35,37%, contre 53,65% en 2014 à la même heure, selon les chiffres publiés par la préfecture. 

Des soirées électorales placées sous le signe de l’improvisation

Le suivi de cette soirée électorale pose un défi journalistique. La plupart des événements prévus ce dimanche soir dans l’agglomération lyonnaise ont été annulés. La salle de presse qui devait être installée dans l’hôtel de ville de Lyon a finalement été supprimée, tout comme la traditionnelle soirée électorale à la préfecture du Rhône, dans le 3e arrondissement de Lyon, qui a également fermé ses portes aux journalistes. La plupart des candidats ont adapté leurs agendas. Gérard Collomb et David Kimelfeld resteront pour l’essentielle de la soirée dans leurs bureaux respectifs de la mairie de Lyon et du Grand Lyon. A droite, l’équipe d’Etienne Blanc, tête de liste LR aux municipales à Lyon, avait réservé une salle pour les militants au restaurant “Le Moderne”, à deux pas de la préfecture. L’équipe du candidat a dû revoir ses plans et annuler la soirée. Même changement de programme du côté d’EELV qui avait réservé le restaurant Le Soline, à quelques encablures de ses adversaires de droite. Les écologistes se sont rabattu sur leur siège de campagne, à la Part‐Dieu, où ils organiseront un point presse aux alentours de 22h30. Une conférence « limitée à 30 personnes » qui sera également retransmise via un Facebook Live. Par ailleurs, Mediacités a décidé de privilégier le traitement à distance de ce scrutin, afin d’éviter toute prise de risque pour ses journalistes.

Si vous souhaitez nous adresser des documents en passant par une plateforme sécurisée et anonymisée, rendez‐vous sur pals.mediacites.fr

Point final.

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