La présidente

Johanna Rolland
Parti Socialiste
Entre « l’accord technique » signé avec LFI à Nantes et la vague bleue dans la métropole, la majorité de gauche rose‐rouge‐verte de Johanna Rolland a perdu de sa superbe. Elle est réduite de 70 à 52 sièges et son aile gauche/écologiste a pris du poids. Bien que divisée en deux groupes (les maires et les Nantais pour schématiser), l’opposition ou la minorité de droite et du centre compte 35 élus, du jamais vu. De quoi promettre des votes serrés sur certains dossiers chauds, notamment d’urbanisme. De toutes parts, les critiques sont aussi de plus en plus audibles sur la verticalité et la centralité du pouvoir « rollandien ». La socialiste a lâché un (tout petit) peu de lest en ouvrant son exécutif de 20 vice‐présidents à trois maires « indépendants » issus de petites communes.
La composition du conseil métropolitain
Les 24 communes de Nantes Métropole
Les compétences de la métropole
🏘️ Les déplacements
Création de nouvelles lignes de tram, de bus ou de navibus ; tarifs des abonnements et des tickets ; gratuité le week‐end ; gestion de Naolib (ex‐TAN), l’opérateur de transports en commun de la Métropole ; développement du co‐voiturage et des pistes cyclables… En matière de transports, c’est à la Métropole que se prennent l’essentiel des décisions et c’est dans son budget que sont puisés les lourds fonds généralement nécessaires à des investissements.
♻️ Les déchets et la propreté
Les près de 140 000 tonnes d’ordures ménagères récoltées chaque année dans l’agglomération, c’est elle. Leur collecte, leur incinération et leur recyclage, c’est encore elle. Les ratés de Tri’Sac, qui a été abandonné en 2021, c’est toujours elle. La mise en place des poubelles de compost dans les rues, c’est aussi elle. Bref un service primordial et de sacrés objectifs puisque d’ici à 2030, la Métropole prévoit de faire passer de 423 à 356 kilos par habitant le volume de déchets produit chaque année dans les 24 communes. Et d’en revaloriser près des deux tiers.
🔋 Le climat et l’énergie
Nantes Métropole définit un plan climat, qui détermine des objectifs et des actions en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de celle de la consommation d’énergie (grâce, entre autres, à un programme de rénovation thermique des bâtiments, ou la multiplication des sources d’énergie renouvelable). Dans le programme de Johanna Rolland il est promis de faire de Nantes une métropole neutre en carbone en 2050.
🏗️ Le développement urbain
Qui peut construire quoi, où et pour quoi faire… Voilà, en substance, les questions auxquelles répond le Plum (Plan local d’urbanisme métropolitain) élaboré et voté par Nantes Métropole. Le dernier a été adopté en avril 2019, amendé trois fois depuis, dernièrement en 2025, et doit s’appliquer jusqu’en 2030.
🏘️ L’habitat et le logement
L’agglomération nantaise continuant d’attirer plusieurs milliers de nouveaux habitants chaque année, tandis que fluctuent les prix de l’immobilier sur fond d’une redoutable crise de la construction. Pendant ce temps, l’étalement urbain continue lentement mais surement. Jusqu’ici le PLH prévoyait 6 000 logements neufs par an, dont un tiers de logements sociaux (ce qui n’a jamais été atteint).
🚰 La gestion de l’eau
Originalité nantaise, les réseaux d’eau potable de la métropole sont gérés aux deux tiers par une régie publique et pour un tiers par le privé (Véolia). Les contrats de délégation de service public ont été reconduits. L’agglomération nantaise, comme la Loire‐Atlantique, sont d’ores et déjà concernées par un grave risque de pénurie d’eau : moins 10 % des ressources souterraines à 10 ans et même moins 25 % à 25 ans.
🐿️ L’environnement et la biodiversité
Autonomie alimentaire, coopérations entre zones urbaines et rurales, protection de la biodiversité… Ces thématiques ont été au cœur de la campagne municipale, mais sont pour l’essentiel – et c’est logique – gérées à l’échelle métropolitaine.
📈 Le développement économique
Nantes Métropole accompagne la création et l’implantation d’entreprises sur son territoire. Six filières stratégiques ont été identifiées : l’aéronautique, l’économie maritime, l’alimentation, la santé, les industries numériques et les industries créatives et culturelles.
👩🏼🎓 L’enseignement supérieur et la recherche
Nantes Métropole affiche l’ambition de devenir « un pôle majeur de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation aux niveaux national et européen à l’horizon 2030 ». Elle s’appuie pour cela sur Nantes Université – qui regroupe désormais les facultés, Centrale Nantes, l’école d’architecture, l’école de design, l’école des Beaux‐Arts – et les établissements privés, Audencia en tête.
📋 Les autres compétences
Nantes Métropole gère différents établissements culturels, tels le musée des Beaux‐Arts, le château des ducs de Bretagne, le Zénith, ainsi que certains événements comme La folle journée ou Transfert. Elle s’occupe également du sport de haut niveau et des grands équipements sportifs ou encore de l’action européenne et internationale.