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Les promesses phares de Véronique Sarselli
Nos journalistes suivent les engagements de la métropole de Lyon sur certains dossiers clés. Ce travail de suivi va durer jusqu’en 2032. Et nous avons besoin de vous : alertez‐nous si vous disposez d’une information au sujet de l’une de ces promesses.
La droite du parti Les Républicains a fait de la course à la sécurité sa marque de fabrique. Et la campagne métropolitaine 2026 de Véronique Sarselli et de son allié Jean‐Michel Aulas n’y a pas échappé. Sauf que… La sécurité ne relève pas des compétences du Grand Lyon (la police nationale dépend de l’Etat, la municipale, comme son nom l’indique, des communes). Qu’à cela ne tienne ! Comme la présidente du conseil métropolitain a la main sur le réseau des transports en commun, via le Sytral, elle disposait d’un domaine où formuler une promesse sécuritaire, à la façon de la région Auvergne‐Rhône‐Alpes de Laurent Wauquiez qui déploie des politiques sécuritaires (portiques, caméras) à travers ses compétences sur les lycées et les TER. A noter que cette promesse de police métropolitaine des transports, estimée à 8 millions d’euros par an en année pleine pour 120 agents, avait été particulièrement portée par Jean‐Michel Aulas, quand il candidatait à la mairie de Lyon. Celui qui est devenu premier vice‐président de la Métropole avait même promis un référendum local sur sa création. Une idée qui n’a pas été reprise dans le programme de Véronique Sarselli.
L’agglomération lyonnaise traverse une crise aiguë du logement… et elle ne date pas d’hier. Mediacités a, à de nombreuses reprises, eu l’occasion d’en analyser ses causes et ses conséquences [consulter notre dossier : « Immobilier : dans la jungle lyonnaise »]. Pour y remédier, Véronique Sarselli a promis un « choc de l’offre ». Avec un brin de méthode Coué ? Derrière la formule, la présidente de la Métropole promet une révision du Plan local d’urbanisme et de l’habitat (PLU‑H) pour encourager la construction de logements neufs. Mais, outre que la santé du secteur immobilier ne dépend pas seulement de ce document d’aménagement du territoire, la procédure prendra de longs mois voire des années. « Il faut permettre que les opérations qui se font soient rentables », avançait Véronique Sarselli pendant la campagne électorale de 2026 comme une incantation. L’élue disait alors vouloir miser sur un « dialogue » avec les professionnels de la promotion immobilière et sur d’hypothétiques réformes nationales concernant « le statut du bailleur privé » ou « sur la fiscalité autour de l’investissement immobilier ». Des leviers sur lesquels elle n’a toutefois aucune prise en tant que patronne de la Métropole.
La réalisation de cette promesse, sans objectif chiffré et précis, sera difficile à juger tant la notion « d’attractivité » relève autant du débat politique que d’indicateurs économiques, nombreux et parfois contradictoires en la matière. Elle incombera en grande partie au premier vice‐président Jean‐Michel Aulas, dont la délégation comprend le « rayonnement », l’innovation et les « grands projets ». En formulant cet engagement pendant la campagne de 2026, Véronique Sarselli voulait en tout cas marquer sa différence avec ses adversaires écologistes, taxés par certains de « décroissants ». Elle ravivait aussi le mantra de l’ère Collomb : l’ancien baron de Lyon avait fait de « l’attractivité » l’alpha et l’omega de sa politique.
« Forêts urbaines » : la formule avait été utilisée par… les écologistes en 2020. Ils en avaient alors promis plusieurs, de 3 à 5 hectares, avant, en cours de mandat, de faire évoluer l’objectif sur le plan sémantique pour parler de « boisements urbains ». Cela n’a pas empêché Véronique Sarselli de reprendre l’expression à son compte. Ou plutôt à Jean‐Michel Aulas : c’est surtout le perdant de l’élection municipale lyonnaise, devenu premier vice‐président de la Métropole, qui avait défendu cette promesse. Dans son programme, la présidente de la collectivité la conditionne à une autre : la réalisation du projet de « Nouvelle Traversée de Fourvière », autrement dit le fameux méga‐tunnel de 8 kilomètres.
Voici une promesse qui résonne comme une critique de son prédécesseur Bruno Bernard… Elle‐même ancienne maire, de Sainte‐Foy‐lès‐Lyon [relire notre enquête sur son exercice du pouvoir municipal], Véronique Sarselli avait participé activement à « la fronde des maires » lors du mandat 2020–2026, mouvement de premiers édiles de droite et du centre droit du Grand Lyon. Ceux‐ci reprochaient à l’ancien président écologiste son supposé « dogmatisme ». Logiquement, sa tombeuse a fait du respect de l’avis des 58 maires du territoire de la Métropole (tous ne siègent pas au sein de la collectivité) un axe stratégique de sa campagne électorale de 2026. Mais un axe à double tranchant : Véronique Sarselli tiendra‐t‐elle également sa promesse avec les maires LFI de Vénissieux, Vaulx‐en‐Velin et Saint‐Fons ? Avec le socialiste Cédric Van Styvendael à Villeurbanne ? Ou, surtout, avec l’écologiste Grégory Doucet ? Projet de réaménagement des quais du Rhône « Rive droite », circulation sur la rue Grenette : dès ce début de mandat, la présidente de la Métropole et le maire de Lyon ne manquent pas de désaccords, et donc d’occasions de tester la solidité de l’engagement de Véronique Sarselli.
C’est LA promesse qui a bousculé la campagne électorale de 2026. L’annonce par le tandem Sarselli‐Aulas de la construction d’un méga‐tunnel de 8 kilomètres sous la Saône et le Rhône pour « faire sauter le bouchon de Fourvière » oblige désormais la présidente du Grand Lyon à agir sur la fameuse et laborieuse traversée automobile de Lyon du Nord au Sud (et inversement). Parviendra‐t‐elle à lever les – nombreux – doutes sur l’opportunité de creuser un tel tunnel autoroutier au XXIe siècle et sur son financement, estimé, à la louche, à 2 milliards d’euros ? Lors de son discours qui a suivi son élection dans l’hémicycle du Grand Lyon, Véronique Sarselli a reconnu que ce « projet d’envergure » serait « très complexe ». Il fera l’objet d’une « large concertation » à chaque étape de sa conception, s’est-elle engagée. Evolution sémantique à noter : l’élue n’a alors pas parlé de « tunnel », comme pendant la campagne, mais de « projet de nouvelle traversée de Fourvière »…
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Nous avons comptabilisé 74 promesses dans le programme des élections métropolitaines 2026 de Véronique Sarselli. Aidez nos journalistes à vérifier si ces engagements sont tenus.
Une police métropolitaine des transports de 200 agents
A noter que cette promesse de police métropolitaine des transports, estimée à 8 millions d’euros par an en année pleine pour 120 agents, avait été particulièrement portée par Jean‐Michel Aulas, quand il candidatait à la mairie de Lyon. Celui qui est devenu premier vice‐président de la Métropole avait même promis un référendum local sur sa création. Une idée qui n’a pas été reprise dans le programme de Véronique Sarselli.
Un « choc de l’offre » pour le logement
« Il faut permettre que les opérations qui se font soient rentables », avançait Véronique Sarselli pendant la campagne électorale de 2026 comme une incantation. L’élue disait alors vouloir miser sur un « dialogue » avec les professionnels de la promotion immobilière et sur d’hypothétiques réformes nationales concernant « le statut du bailleur privé » ou « sur la fiscalité autour de l’investissement immobilier ». Des leviers sur lesquels elle n’a toutefois aucune prise en tant que patronne de la Métropole.
Renforcer l’attractivité du territoire
En formulant cet engagement pendant la campagne de 2026, Véronique Sarselli voulait en tout cas marquer sa différence avec ses adversaires écologistes, taxés par certains de « décroissants ». Elle ravivait aussi le mantra de l’ère Collomb : l’ancien baron de Lyon avait fait de « l’attractivité » l’alpha et l’omega de sa politique.
Une forêt urbaine sur les berges du Rhône
Respecter les maires
Mais un axe à double tranchant : Véronique Sarselli tiendra‐t‐elle également sa promesse avec les maires LFI de Vénissieux, Vaulx‐en‐Velin et Saint‐Fons ? Avec le socialiste Cédric Van Styvendael à Villeurbanne ? Ou, surtout, avec l’écologiste Grégory Doucet ? Projet de réaménagement des quais du Rhône « Rive droite », circulation sur la rue Grenette : dès ce début de mandat, la présidente de la Métropole et le maire de Lyon ne manquent pas de désaccords, et donc d’occasions de tester la solidité de l’engagement de Véronique Sarselli.
Un nouveau tunnel de près de 8 km sous Fourvière
Parviendra‐t‐elle à lever les – nombreux – doutes sur l’opportunité de creuser un tel tunnel autoroutier au XXIe siècle et sur son financement, estimé, à la louche, à 2 milliards d’euros ? Lors de son discours qui a suivi son élection dans l’hémicycle du Grand Lyon, Véronique Sarselli a reconnu que ce « projet d’envergure » serait « très complexe ». Il fera l’objet d’une « large concertation » à chaque étape de sa conception, s’est-elle engagée. Evolution sémantique à noter : l’élue n’a alors pas parlé de « tunnel », comme pendant la campagne, mais de « projet de nouvelle traversée de Fourvière »…






Foire aux questions
Pourquoi les journalistes de Mediacités contrôlent‐ils les promesses de Grégory Doucet et Véronique Sarsselli ?
Après 2020–2026, nous continuons durant ce nouveau mandat 2026–2032 à vérifier si le maire de Lyon et la présidente du Grand Lyon allaient tenir leurs engagements. Nous suivrons plus particulièrement ce que nous avons appelé les “promesses phares”, celles qui concernent les dossiers clés de leur mandat respectif.
D’où viennent les « promesses » vérifiées par Mediacités ?
Pour que vous puissiez facilement naviguer dans les promesses, nous les avons classées dans 14 thématiques (“Éducation et jeunesse”, “Urbanisme”, etc.). Nous avons préféré utiliser des termes neutres plutôt que les catégories présentes dans les programmes.
À quoi correspondent les verdicts de chaque promesse ?
Nous avons défini six verdicts possibles pour chaque promesse de campagne :
Comment puis‐je aider Mediacités à vérifier les promesses ?
C’est là que vous intervenez : pour chaque promesse, vous pouvez nous suggérer de mettre à jour notre verdict. Si vous avez eu vent d’une information (confidentielle ou non) ou que vous pensez que notre verdict n’est plus à jour, cliquez sur une promesse et écrivez‐nous dans le formulaire intitulé “Vous avez une information à nous partager sur cette promesse ?”, au bas du volet latéral. Nous ne pouvons pas vous garantir de répondre à tous vos messages, mais nous faisons la promesse – et elle sera tenue ! – que chacun de vos messages sera lu attentivement.