L’analyse de Mediacités

Mis à jour le 28/06/2023
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Selon Les Surligneurs, média alimenté par des enseignants-chercheurs en droit, cette promesse est tout simplement impossible à tenir : « Le droit français permet aux maires de protéger leur population, mais seulement en l’absence de dispositif étatique protecteur déjà en place. Or l’utilisation de produits phytosanitaires, en tant que pesticides autorisés sur le marché, relève d’une police spéciale conférée au ministre de l’Agriculture. Peu importe que le maire - ou sa population - estiment que ce dispositif est insuffisant. » Comme le soulignait un reportage de France 2, au printemps 2023, la justice annule en général les arrêtés anti-pesticides pris par les maires.

Au niveau national, l’épandage de pesticides est interdit à moins de 5 ou 10 mètres des habitations selon les types de culture.

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Financer la conversion bio de 350 exploitations agricoles

Métropole Environnement
Promesse en cours d'évaluation
Mis à jour le : 08/01/2026
Engagement auprès du Pacte pour la transition

En 2020 la métropole comptait 230 exploitations sur son territoire, dont 71 (soit près de 20%) labélisées en agriculture biologique. En septembre 2023, la collectivité a adopté son "Plan métropolitain de soutien à la bio pour le soutien et la promotion de l'agriculture biologique locale". Ce plan, doté de 761 000 euros pour la période 2023-2026, a pour objectif de maintenir a minima le nombre d'exploitations présentes dans le Grand Lyon, et de passer la part des exploitations en bio de 20 à 25%. 

Dans les faits, la Métropole ne subventionne pas seule les exploitations, mais complète des aides attribuées principalement par l'Etat ou par la Région. Elle a notamment décidé de réhausser de 6000 euros le plafond de la CAB, une aide de l'Etat plafonnée à 18 000 euros par an et par exploitation, pour le porter à 24 000 euros par an, sur 5 ans. Elle finance aussi une partie des études et diagnostics réalisés en amont de la conversion, par exemple fin décembre pour huit agriculteurs qui exploitent des terres du Grand parc de Miribel-Jonage. 

 

 

Lutter contre les nuisances sonores

Mairie + Métropole Environnement
Promesse tenue
Mis à jour le : 08/01/2026
Voilà une promesse tenue, mais surtout sans tambour ni trompette... Le mandat des écologistes a été marqué par une prise en compte plus importante de la pollution sonore. Dans la métropole de Lyon, près de 15% des habitants sont gênés par le bruit routier (contre un peu moins de 4% par celui des voies de chemin de fer), selon une carte établie en début de mandat. Ce travail de quantification s'est accompagné de la création d'un plan de prévention, adopté en 2021, puis renouvelé pour la période 2025-2029. Ce plan n'est pas un document opposable en justice. Un citoyen victime de pollution sonore ne peut pas l'utiliser pour faire valoir son droit à la tranquillité. 

Concrètement, la politique de réduction du bruit est tributaire des mesures mises en place par ailleurs dans le domaine de la mobilité : instauration des zones limitées à 30 kilomètres/heure, promotion de mode de déplacements moins bruyant comme le vélo, renouvellement de la flotte du Sytral avec des à moteur électrique ou au biogaz, plus discrets que les moteurs thermiques... Avec quelques résultats mesurables par endroit : la création d'une Voie lyonnaise dans la montée de la Boucle (entre le 4e arrondissement et Caluire-et-Cuire) a entraîné une baisse moyenne de 1,5 décibel des niveaux sonores. 

De son côté, la ville de Lyon a également pris plusieurs mesures contre les nuisances sonores dont un arrêté municipal contre l’utilisation de radios et autres appareils bruyants sur la place Mazagran, à la Guillotière (pas franchement respecté). La ville a enfin mis en place des « Conseils lyonnais de la nuit », chargés entre autres de prévenir les nuisances nocturnes.

D'autres mesures semblent davantage relever du gadget ou de la communication. A l'image des "zones calmes" créées par le Grand Lyon dans des parcs du territoire. Ces sites se résument pour l'essentiel à quelques banquettes et à un panneau invitant les promeneurs à se détendre un instant. Une politique à bas bruit en quelque sorte...

Finir l'aménagement du parc des Hauteurs, dans le 9e arrondissement

Métropole Environnement
Promesse en partie appliquée
Mis à jour le : 08/01/2026
Le parc des Hauteurs, situé sur la colline de Fourvière, regroupe le jardin du Rosaire, l’esplanade de Fourvière, la promenade de la Sarra, le jardin des Pivoines, la piste de la Sarra et le parc de la Visitation.

L’agence d’urbanisme de la métropole de Lyon a développé un projet pour réunir ces lieux dans un même « parc urbain » dès 1989. Une partie des travaux ont été réalisés mais certains aménagements prévus n’ont jamais vu le jour. Résultat, la situation s'est dégradée, notamment sur le talus de terre situé sous la basilique de Fourvière, qui menace de s'affaisser.

En 2024, la Ville a voté une enveloppe de plus de 4 millions d'euros pour restaurer le jardin du Rosaire et sécuriser le talus de Fourvière. Du fait de la technicité des travaux, la facture s'est ensuite alourdie en 2025, dépassant les 5 millions d'euros. 

La présente promesse recoupe celle, plus large, du « grand parc des Balmes de Fourvière ».Ce projet doit créer un vaste réseau de sentiers, promenades et belvédères sur la colline de Fourvière. La première tranche de ce chantier a été lancée en octobre 2025 et la seconde phase est prévue courant 2026. 

> Lire aussi le suivi de la promesse : « Créer les Balmes de Fourvière, 'forêt urbaine' de 80 hectares »

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