L’analyse de Mediacités

Mis à jour le 26/02/2025
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La taxe d’enlèvement des ordures ménagères a été unifiée et réduite pour une partie des habitants en mars 2021, passant d’une moyenne de 5,01% à 4,93%. Ce taux est resté le même en 2023. Si la délibération qui acte ce changement mentionne que l’étude d’un dispositif incitatif à la réduction des déchets serait en cours d’étude, celui-ci n’a pas eu de traduction concrète depuis (juillet 2023). D'après les informations de Mediacités, la Métropole a cependant eu recours à un prestataire (la société Citexia) pour étudier l'instauration d'une tarification incitative. Coût de ce marché public passé en octobre 2020 : 180 000 euros [selon un relevé des marchés publics de l'époque]. 

La métropole de Lyon avait été attaquée plusieurs fois en justice par l’association Canol, qui estimait la taxe supérieure au coût réel de la collecte et du traitement des déchets. En 2020, la tribunal administratif de Lyon avait ainsi accordé le droit aux contribuables d’être remboursés de la taxe payée en 2016, 2017 et 2018 - une décision finalement annulée en 2022.

rifiuti_10012018_112_web Collecte d'ordures ménagères dans le Grand Lyon. Photo : A.Campi/We Report.

L’actualité de cette promesse

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Création d'une ferme urbaine à Champvert, dans le 5e arrondissement

Mairie Environnement
Promesse abandonnée/non tenue
Mis à jour le : 08/01/2026
En 2024, dans le cadre de son plan Ville comestible, la commune de Lyon a lancé un appel à projet pour mettre à disposition deux terrains pour y implanter des fermes urbaines. Le premier site concerne 1200 mètres carrés avenue Lacassagne dans le 3e arrondissement. Le deuxième est bien dans le 5e arrondissement, mais à l'opposé du quartier de Champvert, puisque la mairie a retenu 6000 mètres carrés issus de la réserve foncière du cimetière de Loyasse.

 

Lutter contre les nuisances sonores

Mairie + Métropole Environnement
Promesse tenue
Mis à jour le : 08/01/2026
Voilà une promesse tenue, mais surtout sans tambour ni trompette... Le mandat des écologistes a été marqué par une prise en compte plus importante de la pollution sonore. Dans la métropole de Lyon, près de 15 % des habitants sont gênés par le bruit routier (contre un peu moins de 4 % par celui des voies de chemin de fer), selon une carte établie en début de mandat. Ce travail de quantification s'est accompagné de la création d'un plan de prévention, adopté en 2021, puis renouvelé pour la période 2025-2029. Ce plan n'est pas un document opposable en justice. Un citoyen victime de pollution sonore ne peut pas l'utiliser pour faire valoir son droit à la tranquillité. 

Concrètement, la politique de réduction du bruit est tributaire des mesures mises en place par ailleurs dans le domaine de la mobilité : instauration des zones limitées à 30 kilomètres/heure, promotion de mode de déplacements moins bruyants comme le vélo, renouvellement de la flotte du Sytral avec des bus à moteur électrique ou au biogaz, plus discrets que les moteurs thermiques... Avec quelques résultats mesurables par endroit : la création d'une Voie lyonnaise dans la montée de la Boucle (entre le 4e arrondissement et Caluire-et-Cuire) a entraîné une baisse moyenne de 1,5 décibel des niveaux sonores. 

De son côté, la ville de Lyon a également pris plusieurs mesures contre les nuisances sonores dont un arrêté municipal contre l’utilisation de radios et autres appareils bruyants sur la place Mazagran, à la Guillotière (pas franchement respecté). La ville a enfin mis en place des « Conseils lyonnais de la nuit », chargés entre autres de prévenir les nuisances nocturnes.

D'autres mesures semblent davantage relever du gadget ou de la communication. A l'image des « zones calmes » créées par le Grand Lyon dans des parcs du territoire. Ces sites se résument pour l'essentiel à quelques banquettes et à un panneau invitant les promeneurs à se détendre un instant. Une politique à bas bruit en quelque sorte...

Planter des "forêts urbaines" de 3 à 5 hectares

Mairie + Métropole Environnement
Promesse en partie appliquée
Mis à jour le : 08/01/2026
Pendant la campagne électorale de 2020, les écologistes avaient fait feu de tout bois : « Nous créerons des forêts urbaines de 3 à 5 hectares (…), même en plein cœur de la Part‐Dieu ! », martelait le programme de Grégory Doucet et de Bruno Bernard. Six ans plus tard, des « boisements » plus modestes ont parfois remplacé les « forêts » promises [lire notre enquête à ce sujet], mais la métropole de Lyon s'est tout de même dotée, en 2021, d'un ambitieux plan Nature de 44 millions d’euros, qui prévoit notamment l'aménagement de « forêts urbaines ». En mars 2022, Pierre Athanaze, vice-président de la Métropole délégué à l’Environnement, considérait que la collectivité en avait déjà plantées cinq.

Alors, engagement tenu ? Oui et non. Certes, plusieurs autres ensembles ont été livrées en fin de mandat, comme celui de Chassieu en février 2025, où 4 300 arbres ont été plantés. Mais, là où les écologistes promettaient des sites de « 3 à 5 hectares », les réalisations sont souvent en deçà :  ainsi le « bois de la Part-Dieu », inauguré en janvier 2026, situé entre le centre commercial et la gare, doit comporter à termes 140 arbres (la moitié sont déjà en terre) sur seulement 1,2 hectare d'espaces publics. De même, les plantations de Saint-Priest ne couvrent que deux hectares, tandis que la centaine d'arbres de Sathonay-Camp ne couvrent qu'1,4 hectare. 

3 – confluence

Arbres plantés à la Confluence. Photo : A.Bamas




[Septembre 2020] Les Lyonnais n’en finissent plus de suer. Après l’été particulièrement chaud de 2019 pendant lequel le mercure a flirté à plusieurs reprises avec les 40°C, les mois de juin, juillet et août 2020 ont aussi réservé leur lot « d’épisodes caniculaires ». Dans ce contexte, rien de mieux que de planter des arbres pour tenter de faire baisser (un peu) la température et, surtout, de lutter contre le phénomène des îlots de chaleur, comme nous l’expliquions dans une précédente enquête. Combien de « forêts urbaines », les écologistes planteront-ils au cours du mandat ? Leur programme, qui mentionnait aussi 80 hectares boisés sur les Balmes de Fourvière ou un verger municipal par arrondissement [lire le suivi de ces promesses par ailleurs], ne le précisait pas. Une chose est sûre : les Lyonnais jugeront aussi leurs élus, en 2026, à l’étendue de la canopée de la ville.

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