A partir de 20h découvrez tous les résultats des élections municipales 2026 à Lille et dans sa métropole sur notre carte interactive ci‐dessus
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Les enjeux clés du second tour des municipales à Lille et dans la métropole
- À Lille, le second tour de l’élection municipale consistera surtout en un duel à gauche. D’un côté le socialiste Arnaud Deslandes, héritier de Martine Aubry, auquel s’est rallié l’écologiste Stéphane Baly. De l’autre, Lahouaria Addouche pour La France insoumise.
- Préférée à une union Verts‐LFI, l’alliance Verts‐PS passe mal chez une partie des militants écologistes. De quoi augurer d’une division des voix ?
- Les deux dernières listes qualifiées pour ce second tour ne devraient faire que de la figuration. Pour la députée macroniste Violette Spillebout, l’enjeu sera de limiter la casse en tentant d’obtenir un maximum de sièges pour exister dans l’opposition. Pour Matthieu Valet, le candidat du RN, le pari est déjà réussi avec le retour du parti lepéniste au conseil municipal.
- Ailleurs dans la métropole, le scrutin sera particulièrement scruté à Roubaix, où le député insoumis David Guiraud, très largement en tête au premier tour, pourrait offrir à LFI une victoire symbolique.
- À Villeneuve‑d’Ascq, les partisans de Gérard Caudron jouent sa succession.
- A Tourcoing, on s’attend à la victoire de Doriane Bécue qui a échoué de peu au premier tour et qui affronte des candidats RN et LFI au second.
- On surveillera également le résultat de Wattrelos où le maire sortant divers gauche Dominique Baert est contraint à un second tour pour la première fois depuis sa première élection en 2001. Conseiller municipal RN, son principal adversaire a réussi au premier tour, le plus fort score de son parti dans la métropole (37 %).
- Enfin, il faudra voir si le maire LFI de Faches‐Thumesnil parvient à conserver son siège. Devancé de deux points au premier tour par Brice Lauret, ancien candidat LR aux législatives, il n’a pas réussi à fusionner avec le candidat “divers” arrivé troisième et toujours qualifié.
Dimanche 22 mars – 15h15
Et si on parlait du troisième tour ?
Plus que 6 heures avant la fermeture des bureaux de vote à Lille. C’est le bon moment pour vous parler du troisième tour de ces élections municipales : l’élection pour la présidence de la MEL. On vous raconte :
L’équilibre politique de la métropole lilloise va‐t‐il être modifié ?
Les élections municipales qui désignent le maire et son équipe se doublent d’une élection des représentants à la Métropole européenne de Lille qui compte 188 conseillers pour 95 communes. Plus la ville est grande, plus elle envoie de conseillers à la MEL
A l’issue de premier tour, 75 communes ont déjà choisi leur maire. Mais seuls 80 sièges ont été pourvus car il s’agit souvent de villages (on en compte une quarantaine de moins de 3500 habitants dans la MEL) qui n’ont droit qu’à un seul élu communautaire. Les grandes villes pourvoyeuses de conseillers doivent encore rendre leur verdict, notamment Lille (34 sièges), Roubaix (14 sièges) et Villeneuve d’Ascq (8 sièges) qui devraient renforcer le poids de la gauche.
Suffisant pour modifier l’équilibre politique au sein de l’assemblée communautaire qui penche au centre droit ? Rien n’est moins sûr car le groupe Métropole passion communes, qui représente justement pour l’essentiel les petites communes, semble bien parti pour conserver sa majorité relative et son rôle de pivot. Pas moins de 41 maires MPC ont été reconduits et 13 maires non inscrits ont pris la suite de maire MPC.
Le second tour permettra de mesurer un rapport de force gauche‐droite mais il faudra attendre la constitution des groupes pour véritablement savoir qui gouvernera la MEL.
Les sièges de la MEL déjà pourvus à l’issue du premier tour des Municipales
(Les nuances politiques sont celles des listes aux élections et non des groupes à la MEL).
Pointez sur les cercles pour afficher le nom de l’élu et de sa commune
Pour en savoir plus :
David Guiraud a‑t‐il raison de dire que la gauche gouvernera la MEL au cours du prochain mandat ?
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Je m’abonne à MediacitésJe fais un donDimanche 22 mars – 14h30
Les notables contre le peuple : la fable lilloise résiste‐t‐elle à l’analyse .
On vous parlait des candidats en lice un peu plus tôt ce matin. Mais ils ne sont que les chefs de file de toute une liste d’élus potentiels. Qui sont ces derniers ? D’où viennent‐ils ? Et leur sociologie correspond‐elle à l’image que la candidate LFI et ses proches ont tenté de véhiculer durant cette dernière semaine de campagne : celle d’une liste PS‐écolos composée de notables face à une liste insoumise issue du peuple ?
Mediacités a décrypté les profils des 61 membres des listes « Tout pour Lille demain » d’Arnaud Deslandes et de la liste « Lille insoumise, écologiste et populaire » de Lahouaria Addouche. Résultat : d’un côté comme de l’autre, les apparatchiks politiques y occupent une place de choix. On vous laisse découvrir ça dans le détail dans cet article :
Dimanche 22 mars – 12h30
Participation à midi en légère baisse à Lille, en légère hausse à Roubaix
À Lille (et ses communes associées de Lomme et Hellemmes), le taux de participation estimé à midi s’élève à 19,40%. Il était de 19,74% la semaine dernière à la même heure
À Roubaix, le taux de participation s’élève à 14,63%. C’est à peine plus qu’au premier tour (14,39% à la mi‐journée).
Favori pour l’emporter, le candidat David Guiraud a voté devant les caméras et plusieurs photographes à 10h. Le maire sortant, Alexandre Garcin, classé deuxième au 1er tour, votera dans les prochaines minutes. Karim Amrouni, candidat du rassemblement de la gauche (hors LFI) votera quant à lui à 16h. Dernière qualifiée pour ce second tour, permettant au parti lepéniste de réintégrer le conseil municipal, Celine Sayah n’a pas communiqué d’horaire de vote.
Dimanche 22 mars – 12h10
La participation à midi en baisse dans le Nord
A l’échelle nationale, le taux de participation atteint 20,33% à midi ce dimanche 22 mars, pour le second tour des élections municipales, selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur. C’est légèrement mieux qu’il y a une semaine à la même heure : 19,53%
Le département du Nord ne suit pas cette tendance puisque la participation à midi y est en baisse par rapport au premier tour : 13,03% contre 15, 37% la semaine dernière. Dans le Pas de Calais en revanche, la mobilisation est très légèrement supérieure : 25,73% contre 25,25% le 15 mars
Dimanche 22 mars – 11h45
Et l’abstention dans tout ça ?
Dans un petit quart d’heure, les premiers chiffres de l’abstention seront communiqués par la préfecture. Aura‐t‐on plus voté que la semaine dernière à la même heure ? La fusion Deslandes – Baly aura‐t‐il eu un effet sur la mobilisation des électeurs ? Réponse (encore très partielle) dans quelques minutes. D’ici là, on vous propose de regarder plus précisément ce qu’il s’est passé la semaine dernière à Lille et dans la MEL.
Dans la ville centre, la participation au premier tour de cette élection municipale s’est élevée à 51,98 %. C’est bien sûr davantage qu’en 2020, année marquée par la crise sanitaire, mais c’est aussi légèrement plus qu’en 2014, où elle n’avait été que de 47,44 %.
Ce taux reste toutefois historiquement faible pour une élection municipale. On observe aussi que, malgré les efforts de mobilisation des insoumis, les zones de force du vote LFI correspondent en grande partie aux quartiers et aux bureaux de vote où l’abstention est la plus forte. Elle atteint en effet 52 % à Moulins et s’élève à 59,4 % à Lille Sud, et même près de 75 %, dans le bureau de vote où la candidate insoumise obtient son plus gros score de toute la ville.
A Lille Sud, les quelque 40 % de suffrages exprimés obtenus par Lahouaria Addouche ne représentent ainsi que 15,5 % des inscrits. Si LFI domine incontestablement dans les quartiers populaire, le premier « parti » de ces secteurs reste, de loin, celui de l’abstention.
C’est toutefois dans un quartier où le vote Deslandes l’emporte légèrement sur Lahouaria Addouche (par 31,08 % contre 28,69 %) que l’abstention est la plus forte. Elle culmine en effet à 64,65 % dans le Faubourg de Béthune. Mais ce chiffre semble tiré par la très faible participation observée dans les bureaux de vote correspondant aux barres HLM du sous‐quartier Concorde.
Et dans la MEL ?
On parle de Lille, on parle de Lille, mais n’oublions pas les 94 autres communes de la Métropole de Lille.
La carte de l’abstention dans la métropole de Lille au premier tour des élections municipales 2026
Sans grande surprise, c’est dans les communes du nord‐est de l’agglomération que l’on trouve les plus forts taux d’abstention. Et notamment dans les villes de Roncq (63,8%), Tourcoing (63,1%) et Roubaix (62,4%). Une surprise néanmoins : à la Chapelle d’Armentières où elle atteint 62,6%
Dimanche 22 mars – 11h30
Les principaux candidats ont voté à Lille

La candidate insoumise Lahouaria Addouche a voté il y a quelques minutes au bureau 611, à Lille‐Sud. Dans ce bureau qui l’avait plébiscitée au premier tour, la participation est en légère baisse par rapport à la semaine dernière à 11 heures : 10,62% contre 11,42%.
De son côté, le maire sortant Arnaud Deslandes, candidat à sa réélection, s’est lui aussi rendu dans son bureau de vote à Wazemmes sur les coups de dix heures.
Dimanche 22 mars – 11h15
Comment a‑t‐on voté près de chez vous dimanche dernier ?
Liste arrivée en tête, abstention, quartiers PS‐PC ou secteurs insoumis… Bureau de vote par bureau de vote, retrouvez l’ensemble des résultats du premier tour de l’élection municipale et découvrez la géographie électorale lilloise que nos cartes interactives font apparaître.
La carte des candidats arrivés en tête dimanche dernier dans chaque bureau de vote fait ainsi apparaître une ligne de fracture géographique. Au Sud et à l’Est apparaît ainsi une « ville Lahouaria Addouche » comprenant la commune associée d’Hellemmes et qui vote en premier pour la candidate LFI. Tandis qu’au Nord et à l’Ouest, c’est une « ville Arnaud Deslandes » qui s’affiche, englobant la commune associée de Lomme, et qui vote d’abord pour l’alliance PS‐PC. Seuls 11 bureaux de vote sur 128 échappent à cette double hégémonie.
La Lille Addouche
Si la « ville Deslandes » se dessine grâce à des scores en général compris entre 20 % et 30 % dans les bureaux de vote, avec de rares poussées au‐delà, la « ville Addouche » se distingue par des résultats beaucoup plus contrastés. Elle tient en effet des fiefs à plus de 30 %, 40 %, voire 60 % des votes, mais aussi de nombreuses zones de faiblesse à moins de 15 %.
Le bulletin de vote Addouche est ainsi, sans surprise, ultra‐majoritaire dans les quartiers les plus populaires : à Moulins (40,94 %) et à Lille Sud (40,57 %). C’est d’ailleurs dans ce dernier quartier que se trouve le bureau de vote où il atteint son maximum : 64,2 % (école Richard Wagner). Le vote Deslandes n’est pas absent de ces secteurs mais il plafonne à 22–25 %.
Fives constitue une autre place forte du vote insoumis où il domine à près de 31 % contre 22 % pour la liste PS‐PC. Il l’emporte aussi à Wazemmes sur le vote Deslandes, mais beaucoup moins nettement (29,59 % contre 26,85 %). C’est en partie lié à la bonne performance de Stéphane Baly dans ce quartier (20,65 %).
Enfin, Lahouaria Addouche gagne de peu à Hellemmes (25,60 % contre 22,85 %), une commune associée marqué par un vote relativement fort pour Stéphane Baly mais aussi pour le RN de Matthieu Valet.
Pour le politiste Tristan Haute, la performance de la liste LFI, qui a surpris nombre d’observateurs, est moins liée à la personnalité de la candidate, originaire des quartiers populaires, qu’à « un intense travail de terrain, un labourage qui est effectué depuis plusieurs années » par les insoumis.
La Lille Deslandes
Le vrai bastion du vote socialiste ne se trouve pas à Lille même… mais à Lomme. Arnaud Deslandes y recueille près de 31 % des voix, devançant largement Lahouaria Addouche qui se contente d’approcher les 14 %.
Sans surprise, la liste PS‐PC superforme aussi à Lille Centre, quartier qui comprend le plus grand nombre d’électeurs inscrits de la ville, où elle obtient 29,11 % des voix contre 19,72 % à sa rivale insoumise. C’est là qu’elle réalise son plus gros score, dans le bureau de l’école Lalo Clément (36,7 %). L’écart est encore plus grand dans le Vieux Lille (27,36 % contre 15,29 %).
Arnaud Deslandes devance également de six points Lahouaria Addouche dans le quartier des Bois‐Blancs, où Stéphane Baly réussit à s’intercaler, et dans celui de Vauban‐Esquermes, où Violette Spillebout parvient à emporter un bureau de vote.
Pour terminer ce tour de la ville électorale, un sort particulier doit être fait à Saint‐Maurice Pellevoisin. Dans ce quartier à l’immobilier « très convoité qui a su garder un esprit village », dixit La Voix du Nord, si Arnaud Deslandes ressort en tête avec 23,85 % des voix, Lahouaria Addouche se retrouve devancée par Stéphane Baly et Violette Spillebout (et même par Louis Delemer, le candidat LR). L’écologiste et la candidate du bloc central parviennent même à arracher la première place dans quatre bureaux de vote chacun. Un esprit village très différent de celui de la grande ville, donc…
Dimanche 22 mars – 10h55
Derniers meetings pour convaincre…
Jeudi soir, Arnaud Deslandes et Lahouaria Addouche tenaient une dernière réunion publique avant la fin de la campagne. La dernière occasion pour mobiliser ses troupes et tenter de convaincre les indécis. Évidemment, les journalistes de Mediacités étaient là. On vous raconte tout :
Addouche contre Baly/Deslandes : À Lille, le choc des ultimes meetings
Dimanche 22 mars – 10h30
Les enjeux du second tour à Lille en vidéo
Pressé(e) d’aller voter ? Pas de problème : en partenariat avec MOB, le média de la démocratie, la rédaction de Mediacités Lille vous a concocté une petite vidéo qui résume les principaux enjeux du second tour. Le tout en moins de deux minutes.
Vous avez le temps pour une seconde vidéo ? On vous conseille celle‐ci qui résume le mandat qui s’achève. Qu’ont accompli Martine Aubry, l’ex maire (PS) de Lille et son successeur Arnaud Deslandes ces six dernières années. Les engagements pris en 2020 ont‐ils été tenus ? Vous saurez tout en quelques minutes.
Vous avez un peu de temps pour creuser le sujet ? Alors, allez jeter un œil à Radar 2026, l’outil de suivi de suivi des promesses électorales mis au point par Mediacités (avec l’aide de WeDoData et le soutien du Fonds pour une presse libre). Nous avions scrupuleusement noté tous les engagements pris lors de la campagne de 2020 et nous les avons évalués un par un. Un gros travail riche d’enseignements dont vous découvrirez le résultat ici :
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Les enjeux du second tour dans la MEL, le Nord et le Pas de Calais
90,1%… C’est la part de communes du département du Nord dans lesquelles les électeurs pourront aller à la pêche (ou pratiquer n’importe quelle autre activité dominicale) sans mauvaise conscience aujourd’hui. Et pour cause : leur maire a été élu dès le premier tour dimanche dernier (583 communes sur 647). Dans le Pas‐de‐Calais, cette proportion monte même à 95,1% (842 communes sur 887).
Consultez les résultats du premier tour dans le Nord et le Pas de Calais
Ailleurs, en revanche, les urnes doivent parler une seconde fois. On vous a sélectionné quelques communes où les enjeux sont particulièrement importants :
Dans la Métropole de Lille
Roubaix : David Guiraud doit plier le match
Très largement en tête du premier tour avec près de 47 % des voix, rien ne semble désormais pouvoir empêcher l’insoumis de troquer son écharpe de député contre celle de maire. D’autant que les adversaires de ce proche de Jean‐Luc Mélenchon ont été incapables d’organiser le « front anti‐LFI » imaginé un moment.
En savoir plus :
Fâches‐Thumesnil : le labo LFI très menacé
Alors que La France Insoumise a réalisé une percée dans de nombreuses villes de la métropole lilloise au premier tour, Patrick Proisy, maire LFI de Faches‐Thumesnil depuis 2020 est devancé de deux points au 1er tour face à un candidat ex‐LR. En ballotage défavorable, il risque de perdre son fauteuil.
En savoir plus :
- Faches‐Thumesnil : le « laboratoire municipal » des insoumis menacé
- Faches‐Thumesnil : ce laboratoire de La France insoumise qui n’a pas fait “la révolution”
Villeneuve‑d’Ascq : le clan Caudron sauvé par la division de la gauche ?
« La quadrangulaire est la meilleure configuration possible pour nous. » Dans le camp Caudron, on jubile. Suite aux résultats de dimanche dernier, une grande fusion entre les quatre listes de gauche semblait en effet la seule configuration susceptible d’imposer l’alternance à Villeneuve d’Ascq. Mais les négociations n’ont pas abouti. Malgré d’intenses pressions, le député LFI Ugo Bernalicis n’est pas parvenu à convaincre l’écologiste Pauline Ségard de s’allier avec lui pour mettre un terme à des décennies de « caudronisme ». L’union se limite donc à celle des listes menées par Pauline Ségard, Victor Burette et Farid Oukaïd. Sans LFI. Une configuration idéale pour Sylvain Estager, le successeur désigné du maire emblématique de Villeneuve d’Ascq, Gérard Caudron resté 43 ans (de 1976 à 2026 hormis la période 2001–2008 pour cause de cumul) aux commandes de la ville nouvelle de 62 000 habitants.
En savoir plus :
- A Villeneuve d’Ascq, la division à gauche profite au clan Caudron
- A Villeneuve d’Ascq, la grande inconnue de l’après Gérard Caudron
- A Villeneuve‑d’Ascq, le PS tente l’échappée en solo malgré le retour surprise de Gérard Caudron
Métropole de Lille : les résultats du premier tour des municipales 2026
Dans le Nord :
Valenciennes : second tour sous tension
Laurent Degallaix a échappé à une quadrangulaire à haut risque. Déjà sous la menace d’une peine d’inéligibilité, le maire sortant était arrivé en tête du premier tour des élections municipales. Mais talonné par l’union de la gauche menée Luce Troadec et par un Rassemblement national réussissant une percée inédite dans la ville. Ses chances de l’emporter au second tour ont néanmoins largement augmenté avec le retrait de la candidate divers droite Isabelle Desoil.
En savoir plus :
Une surprise RN à Bourbourg ?
Bourbourg, petite ville de 6900 habitants située à une dizaine de kilomètres du littoral de la Manche va‐t‐elle tomber dans l’escarcelle du Rassemblement national ? Au premier tour, le maire sortant Éric Gens (divers gauche) devance d’à peine 49 voix le jeune représentant du RN, Antoine Contrant, âgé de seulement 21 ans. Les deux autres candidats qualifiés – un divers gauche et un autre estampillé “divers” – s’étant désistés, la décision se fera donc dans un duel.
Dans le Pas‐de‐Calais :
Liévin et les autres cibles du RN dans le département
Si le Rassemblement national a échoué à conquérir Lens et Calais, les deux maires sortants ayant été réélus dès le premier tour, le parti d’extrême droite à en revanche réussi à s’adjuger cinq communes plus modestes dans son fief du Bassin minier. Et il n’a pas renoncé à augmenter ses prises.
Ses espoirs reposent désormais sur Liévin, 30 000 habitants, la cinquième ville du Pas‐de‐Calais. Fort des 38,5 % obtenus au premier tour, son candidat Dany Paiva, 30 ans, qui travaille à la mairie d’Hénin-Beaumont, talonne en effet le sénateur socialiste Jérôme Darras (43,65 %), à la tête d’une liste d’union PS‐PC‐Écologistes. Cela ne représente qu’un retard de 577 voix. Or le troisième candidat qualifié pour le second tour, le divers gauche Hervé Laurent, a préféré se retirer sans donner de consignes de vote. Que feront ses électeurs et les 47 % d’abstentionnistes du premier tour ?
Le RN espère aussi transformer l’essai à Oignies (10 300 habitants) où la liste de François Vial est arrivée en tête (45 %) devant celle de la maire sortante divers gauche Fabienne Dupuis (35,4 %). Mais aussi à Courcelles‐Lès‐Lens (7830 habitants) où Pierre Szczypinski a frôlé l’élection au premier tour avec 49,3 % des voix.
En savoir plus :
Dimanche 22 mars – 8h15
Duel à gauche pour le beffroi
Certes, ils sont bien quatre candidats pour ce second tour des élections municipales à Lille, mais le scrutin se résume surtout à un duel entre la liste socialiste, fusionnée avec celle des écologistes, et la liste LFI. Ces dernières semaines, Mediacités a dressé le portrait de tous ceux qui se présentent aujourd’hui. On vous propose d’aller y jeter un oeil.
Arnaud Deslandes, pour préserver le bastion socialiste lillois

Parti socialiste
En mars 2025, Martine Aubry lui a passé la main pour terminer son quatrième et dernier mandat afin de lui laisser le temps de se « faire connaître ». A 43 ans, ce socialiste plus gestionnaire que militant a gravi tous les échelons du pouvoir lillois jusqu’à devenir directeur de cabinet de l’emblématique maire de Lille (2013/2020), puis son adjoint (2020/2025). En tête au premier tour, mais avec une très faible avance, il a dû se résoudre à fusionner sa liste avec celle de l’écologiste Stéphane Baly pour que se poursuive la longue histoire du parti à la rose sous le Beffroi.
Pour en savoir plus :
- Arnaud Deslandes, le « bébé Aubry » qui doit s’émanciper de sa maire
- Ce qu’il faut savoir sur l’équipe Deslandes
- Le bastion socialiste lillois suspendu aux alliances de second tour
- Bilan des socialistes lillois : les 211 promesses de Martine Aubry et Arnaud Deslandes passées au crible
Lahouaria Addouche, pour prendre date

La France insoumise
Suppléante du député insoumis Aurélien Le Coq depuis les législatives de 2024 après avoir été celle d’Adrien Quatennens, cette ex‐travailleuse sociale de 42 ans, à présent « ouvrière », technicienne qualité chez un sous‐traitant d’Airbus, a été désignée pour mener la liste LFI à Lille lors de la braderie en septembre 2025. Après avoir bien failli créer la surprise en grillant la politesse à Arnaud Deslandes au premier tour, elle a un temps espéré fusionner avec les écologistes pour remporter la mairie. Quel que soit son résultat ce soir, elle pourra se satisfaire d’avoir imposé LFI comme une force incontournable dans le nouveau paysage politique lillois.
Pour en savoir plus :
- A Lille, Lahouaria Addouche fait trembler les socialistes au beffroi
- Lahouaria Addouche, la candidate qui doit faire entrer LFI et les quartiers populaires au conseil municipal de Lille
- Municipales à Lille : à gauche, tous dispersés mais tous à la poursuite d’Arnaud Deslandes
Violette Spillebout, pour limiter la casse

Renaissance alias « bloc central »
Déjà candidate en 2020, Violette Spillebout, 53 ans, a été dans une première vie… la plus fidèle collaboratrice de Martine Aubry. Désormais l’ennemie numéro 1 des socialistes lillois, elle tente une nouvelle fois sa chance, en prenant grand soin de remiser son étiquette de députée macroniste, acquise en 2022. Sans succès. Son résultat au premier tour dimanche dernier est bien inférieur à celui enregistré six ans plus tôt (11,1% contre 17,5%).
En savoir plus :
- En guerre avec la droite, lâchée par des soutiens : la campagne de Violette Spillebout à Lille vire à la course d’obstacles
- Municipales à Lille : Hellemmes, ce « bastion de gauche » choyé par les insoumis et courtisé par Violette Spillebout
Matthieu Valet, pour faire entrer l’extrême droite au conseil municipal

Rassemblement national
Lillois de naissance, il est néanmoins le parachuté de cette élection. L’ex-commissaire de police, eurodéputé Rassemblement national depuis 2024 a mené une campagne très discrète. « Ce ne sera pas le grand soir », concèdait‐il avant le premier tour pour justifier son économie de moyens. Ça ne l’a pas été : la liste RN n’a remporté que 10,9% des suffrages. Pas de quoi peser sur le second tour, mais suffisant pour permettre à l’extrême droite de faire son entrée au conseil municipal.
Pour en savoir plus :
- Candidat très médiatique du RN au beffroi, Matthieu Valet reste inconnu des Lillois
- Matthieu Valet, porte‐drapeau du RN à Lille : les dessous d’une campagne à l’économie
- Complotisme, racisme décomplexé ou références au IIIe Reich : ces « brebis galeuses » des listes RN du Nord et du Pas‐de‐Calais
Dimanche 22 mars – 8h15
Le bilan du premier tour à Lille :
Il est encore tôt en ce dimanche et donc toujours temps de se pencher sur le bilan du premier tour qui s’est tenu la semaine dernière.
A Lille, c’était un peu la douche froide dimanche dernier chez les socialistes comme chez les écologistes. Si Arnaud Deslandes, le successeur de Martine Aubry, est bien arrivé en tête, il n’a devancé que d’une courte tête la candidate insoumise, Lahouaria Addouche, la vraie surprise de ce premier tour. Résultat, l’écologiste Stéphane Baly, qui espérait bien cette fois arracher la mairie au PS, a dû se contenter d’une très décevante troisième place.
Sur le papier, cinq candidats pouvaient prétendre au second tour : Arnaud Deslandes, Lahouaria Addouche et Stéphane Baly, donc. Mais aussi la candidate Renaissance Violette Spillebout et le représentant du Rassemblement national, Matthieu Valet. Ils ne sont finalement que quatre sur la ligne de départ aujourd’hui, Stéphane Baly ayant choisi de fusionner sa liste avec celle d’Arnaud Deslandes. Une décision difficile, dont Mediacités vous raconte les coulisses dans cette enquête :
« Putsch » ou « choix responsable » : dans les coulisses de l’accord Baly/Deslandes à Lille
Dimanche 22 mars – 8 h 00
Bonjour à toutes et à tous.
Bienvenue sur ce direct consacré au second tour des élections municipales 2026.
Comme dimanche dernier, toute l’équipe de Mediacités est sur le pont pour vous faire vivre au plus près ce moment décisif pour Lille, les communes de la métropole et la démocratie locale.
Comme tous les dimanche d’élection, la journée devrait être plutôt calme et rythmée par la publication des chiffres de la participation électorale à 12h et 17h. Cette fois encore les choses s’accélèreront en soirée, à partir de 18h, une fois les bureaux de vote fermés dans la plupart des communes, et 19h à Lille,Lomme et Hellemmes
Dès leur publication, vous retrouverez tous les résultats dans la métropole et le département, commune par commune, en consultant notre carte interactive en haut de cet article. Réactions, atmosphère dans les QG de campagne, premières analyses… Les journalistes de Mediacités partageront avec vous toutes les infos glanées sur le terrain.
La campagne au scanner :
En attendant, nous vous proposons de revenir ensemble sur les faits marquants de cette campagne. Résultats du premier tour, décryptage de la fusion entre les listes socialiste et écologiste, portraits des candidats encore en lice, analyse des programmes et des principaux enjeux du scrutin. Cliquez sur l’image ci‐dessous pour consulter l’ensemble de notre dossier consacré aux élections municipales à Lille et dans sa métropole.
Bilan, enjeux et grands débats en vidéo
En attendant 20 heures et les résultats, n’hésitez pas à aller jeter un œil à Radar 2026, notre série de vidéos consacrées aux grands enjeux de ces municipales 2026. Bilan des municipalités sortantes, rôle des maires et limites de leurs pouvoirs, solutions pour résoudre la crise du logement, place des femmes dans les mairies, questions sur la probité des élus, etc… En une quinzaine d’épisodes réalisés avec MOB, le média de la démocratie, nous vous donnons les clés pour voter en toute connaissance de cause.
Bonne journée,



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