L’analyse de Mediacités

Mis à jour le 08/01/2026
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En 2024, dans le cadre de son plan Ville comestible, la commune de Lyon a lancé un appel à projet pour mettre à disposition deux terrains pour y implanter des fermes urbaines. Le premier site concerne 1200 mètres carrés avenue Lacassagne dans le 3e arrondissement. Le deuxième est bien dans le 5e arrondissement, mais à l'opposé du quartier de Champvert, puisque la mairie a retenu 6000 mètres carrés issus de la réserve foncière du cimetière de Loyasse.

 

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Mettre en place des hôtels de logistique afin de distribuer, sur le dernier kilomètre, les marchandises avec des modes doux tels que des voitures électriques ou des vélo-cargos

Mairie + Métropole Économie
Promesse en partie appliquée
Mis à jour le : 19/01/2026
Comment distribuer les millions de colis qui inondent nos villes de manière plus vertueuse ? On appelle « logistique du dernier kilomètre » le dernier segment de la chaîne de livraison d’une commande, depuis l’usine de production jusqu’au client final. Ce « dernier kilomètre » (qui peut compter deux, trois ou cinq kilomètres !) représente plusieurs défis : l’acheminement d'un colis vers sa destination finale en ville peut être source d’émission de gaz à effet de serre, de bruit et de congestion.

En septembre 2023 a été ouvert l’Hôtel logistique urbain (HLU) construit dans le Port Édouard-Herriot à Lyon 7e, en partenariat avec la Compagnie nationale du Rhône qui possède le site. L'objectif de cette infrastructure de 29 000 mest de parvenir à livrer la moitié de ses marchandises via des moyens de transports décarbonés (électriques, hydrogène, et plus marginalement vélos cargo...). Il s'agit à notre connaissance du seul hôtel logistique créé pendant le mandat, d'où le classement de cette promesse (qui en annonçait plusieurs) dans la catégorie "en partie appliquée". 

En parallèle, le Grand Lyon a aussi cherché à développer la "cyclo-logistique" notamment en soutenant le programme national Colis Activ développé par la Fédération française des usagères et usagers de la bicyclette (FUB), qui revendiquait en 2025 un rythme de 50 000 colis livrés chaque mois. 




Engagement auprès du Pacte pour la transition

Renforcer les plans de lutte contre la pollution de l'air et de l'eau

Mairie + Métropole Environnement
Promesse en partie appliquée
Mis à jour le : 19/01/2026
Vaste promesse, à l'application forcément subjective : on peut toujours estimer que le renforcement est insuffisant...D'où le classement dans la catégorie "en partie appliquée". Mais on peut quand même citer plusieurs axes de travail du mandat. 

1- A propos de la qualité de l’air

Le plan de lutte pour la qualité de l’air de la Métropole, présenté en octobre 2021, repose sur trois axes principaux : la fin du « tout-voiture », le développement des mobilités douces et la rénovation des habitats du Grand Lyon.

Le premier volet repose sur une séries de mesures pour diminuer l'usage de la voiture, mais devait s'appuyer notamment sur la mise en place de la Zone à faibles émissions (ZFE) qui devait progressivement interdire de circulation les véhicules les plus polluants, non sans tiraillements. Alors que la Métropole avait pris les devant pour mettre en place ce dispositif - prévu par la loi - en prenant un peu d'avance sur le calendrier légal, l'Assemblée nationale a voté en mai 2025 la suppression de cet outil. Mais les règles de la ZFE continuent de s'appliquer début 2026, en attendant que cette modification termine son parcours législatif. Résultat : une grande confusion pour les automobilistes, et un gâchis financier et sanitaire pour la Métropole de Lyon, qui pourrait remettre sur les routes de l'agglomération plus de 300 000 voitures, alors même que la qualité de l'air s'est amélioré ces dernières années. 

Le second axe du plan (le développement des mobilités douces) recoupe les actions entreprises pour encourager la pratique du vélo (aides à l’achat d’un vélo, construction des Voies lyonnaises, etc.) et les projets d’investissement - 2,55 milliards d’euros pour la période 2021-2026 - dans les transports en commun : mise en place de quatre nouvelles lignes de bus, trois nouvelles lignes de tramway, etc.

Enfin, le Grand Lyon a aussi misé sur les aides à la rénovation pour diminuer la pollution de l’air à travers le programme Écoréno’v. Ce dispositif, à la peine sur la première moitié du mandat comme Mediacités l’avait documenté, offre des aides aux particuliers pour mieux isoler leurs habitats, mais aussi pour remplacer leurs installations de chauffage au bois (responsable de la moitié des émissions de particules fines) et au fioul par des systèmes moins polluants.

Dans un  bilan publié en 2023, l'observatoire Atmo Auvergne-Rhône-Alpes constatait "une  une forte amélioration de la qualité de l’air en lien avec les actions qui ont été mises en place". Sur la période 2019-2023, l'observatoire constatait une diminution de la concentration moyenne pour le dioxyde d'azote (-23%), les PM2.5, un type de particules fines (-11%), ou encore pour le nombre de jours de surexposition à l'ozone (-36%). 

2 - A propos de la qualité de l’eau

Là encore, la protection de la ressource en eau recoupe quantité de mesures, qu'il s'agisse de débitumer les sols (des écoles par exemple) dans le cadre de la démarche "Ville perméable", de protéger les zones de captage d'eau potable ou de limiter les rejets polluants. 

Depuis le 1er janvier 2023, l’eau potable du Grand Lyon est gérée par une régie publique, qui a pris la suite du concessionnaire privé Veolia [lire par ailleurs le suivi de la promesse : Gérer l’eau en régie].

À cette occasion, la Métropole a rédigé une convention pour définir le nouveau cadre de gestion des ressources en eau. Elle s’engage notamment à prendre en compte les enjeux écologiques, sociaux et environnementaux, et à assurer la qualité de l’eau.

Dans le cadre du  scandale de la pollution aux PFAS, ces « polluants éternels » rejetés par des industriels de la vallée de la chimie qui ont contaminé le Rhône et les nappes d'eau du sud de l’agglomération, la Métropole a assigné en justice les entreprises Arkema et Daikin. 

https://www.mediacites.fr/veracites/lyon/2024/03/22/pfas-la-metropole-de-lyon-attaque-arkema-et-daikin-pour-quoi-faire/

Interdire les bâches publicitaires sur les chantiers et en haut des immeubles

Métropole Économie
Promesse en partie appliquée
Mis à jour le : 16/01/2026
Le 26 juin 2023, au terme d'un long processus engagé en 2017, la Métropole a approuvé son règlement local de la publicité (RLP), le premier du genre à l'échelle du Grand Lyon. Celui-ci interdit les bâches publicitaires sur les chantiers… mais pas quand il s'agit de bâtiments historiques, qui relèvent d'une autre réglementation. Certaines entreprises ne se sont pas privées d'utiliser cette exception. 

Comme souligné dans la délibération d'adoption du RLP, la commission d'enquête publique sur le projet a noté que « l’écart entre l’interdiction de publicité sur bâches de chantier au RLP, alors que les bâches de chantier sur monuments historiques demeurent car celles-ci relèvent d’une autre réglementation, sera difficile à comprendre pour l’usager de l’espace public ».

Par ailleurs, les bâches promotionnelles des entreprises qui travaillent sur le chantier restent autorisées. La communication politique est également interdite sur ces supports, n'en déplaise aux partisans de Jean-Michel Aulas qui avaient déployé une banderole géante pour soutenir leur champion en octobre dernier. 

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