[Direct] Le second tour des élections municipales et métropolitaines à Lyon

Résultats commune par commune, cartes interactives, reportages, portraits des candidats, analyses et réactions... Suivez en direct le second tour des élections municipales et métropolitaines à Lyon et dans le Grand Lyon.

A partir de 20h découvrez tous les résultats des élections municipales et métropolitaines 2026 à Lyon et dans le Grand Lyon.

Les enjeux clés du second tour des élections municipales et métropolitaines à Lyon

  • Vainqueur surprise du premier tour, l’écologiste Grégory Doucet parviendra‑t‐il finalement à conserver la mairie de Lyon grâce à la « fusion technique » avec la liste de l’insoumise Anaïs Belouassa‐Chérifi ? 
  • Après la douche froide du 15 mars, Jean‐Michel Aulas peut‐il espérer rattraper son retard ?
  • L’échec des négociations avec LFI condamnera‐t‐il l’écologiste Bruno Bernard à céder son fauteuil de président du Grand Lyon à Véronique Sarselli, la cheffe de file de la droite aux élections métropolitaines ?
  • Vaulx‐en‐Velin tombera‐t‐elle dans l’escarcelle de La France insoumise, au détriment de la socialiste Hélène Geoffroy ?
  • Le Parti communiste parviendra‐t‐il à sauver son dernier fief de Vénissieux ?


Dimanche 22 mars – 12h15

La participation en hausse dans le Rhône à midi

Le taux de participation à midi est en hausse dans le Rhône pour ce second tour des élections municipales, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Il atteint 19,17% contre 17,62% dimanche dernier, lors du premier tour.

A l’échelle nationale, le taux de participation à midi s’élève à 20,33%. C’est, là aussi, légèrement supérieur à la semaine dernière à la même heure : 19,53%.

 


Dimanche 22 mars – 11h45

Et l’abstention dans tout ça ? 

Dans un petit quart d’heure, les premiers chiffres de l’abstention seront communiqués par la préfecture. Aura‐t‐on plus voté que la semaine dernière à la même heure ? La fusion Doucet‐Anaïs Belouassa‐Cherifi aura‐t‐elle eu un effet sur la mobilisation des électeurs ? Réponse (encore très partielle) dans quelques minutes. D’ici là, on vous propose de regarder plus précisément ce qu’il s’est passé la semaine dernière à Lyon.

À rebours des tendances nationales, le premier tour des élections municipales 2026 a largement mobilisé les électeurs lyonnais. Sans doute les effets du match entre Jean‐Michel Aulas et Grégory Doucet. Avec un taux de 64,52%, la participation au premier tour a largement dépassé celle des municipales de 2014 (56,1%) et, bien sûr, de 2020 (39,85%).  

Carte : l’abstention à Lyon au premier tour des municipales 2026

 

Et dans la métropole ? 

On parle des municipales, on parle des municipales, mais n’oublions pas les fameuses métropolitaines grand lyonnaises. Là encore, c’est dans la ville centre que la participation a été la plus forte 

La carte de l’abstention dans la métropole de Lyon au premier tour des élections métropolitaines 2026

 
 


Dimanche 22 mars – 11h30

Les candidats à Lyon ont voté 

Grégory Doucet, le maire écologiste sortant, a voté ce matin dans son bureau de vote du 8e arrondissement de Lyon.

Grégory Doucet vote dans son bureau du 8e arrondissement, lors du second tour des élections municipales 20206. / Photo : Diane‐ Mediacités

Jean‐Michel Aulas est lui aussi allé voter ce dimanche matin, à l’école Créqui dans le 6e arrondissement de Lyon. Un jour particulier pour lui puisqu’il fête son anniversaire ce 22 mars : 77 bougies pour l’ancien patron de l’Olympique lyonnais.
 


Dimanche 22 mars – 11h05

Comment a‑t‐on voté près de chez vous au premier tour ? 

Liste arrivée en tête, abstention, quartiers favorables à Jean‐Michel Aulas ou à Grégory Doucet, secteurs insoumis… Bureau de vote par bureau de vote, retrouvez l’ensemble des résultats du premier tour de l’élection municipale et découvrez la géographie électorale lyonnaise révélée par nos cartes interactives. 

76 318 suffrages pour l’un, Grégory Doucet, arrivé en tête du scrutin contre toute attente ; 75 134 pour l’autre, Jean‐Michel Aulas, candidat de la droite et des macronistes. Après le ralliement de l’insoumise Anaïs Belouassa‐Cherifi au maire écologiste de Lyon, annoncée lundi en fin d’après‐midi, les deux favoris s’affronteront en duel dimanche 22 mars. En attendant, peut‐être vous demandez‐vous comment votre bureau a voté ? Est‐il représentatif des scores observés à l’échelle des 9 arrondissements de Lyon (37,36 % des voix pour Grégory Doucet, 36,78 % pour Jean‐Michel Aulas) ?

Mediacités a passé à la moulinette les résultats sortis des urnes pour vous proposer la carte interactive ci‐dessous. Cliquez sur tel ou tel secteur pour afficher le nombre de bulletins et le pourcentage de suffrages exprimés par candidat de l’élection municipale présent au premier tour et par bureau de vote.

Les résultat du premier tour de l’élection municipale de Lyon du 15 mars 2026

  

Le Lyon Aulas et le Lyon Doucet

Sans surprise, le 5e arrondissement, la presqu’île et le 6e arrondissement dessinent une « diagonale bleue », là où les bureaux de vote ont placé en tête Jean‐Michel Aulas. Dans le cossu 6e, où Samuel Soulier, colistier de l’homme d’affaires, a été élu maire d’arrondissement dès le premier tour, plusieurs bureaux ont placé le candidat estampillé « Cœur lyonnais » à plus de 60 % des suffrages. Il devance aussi son adversaire écologiste dans les bureaux de vote à l’est des 8e et 3e arrondissements, où l’on trouve des quartiers pavillonnaires, comme Montchat, ou encore dans le secteur de Saint‐Rambert, dans le 9e arrondissement.

Grégory Doucet distance son rival dans les bureaux de vote de la Croix‐Rousse ainsi que dans une vaste partie des 3e et 7e arrondissements, là encore sans surprise. A la Guillotière (bureaux du gymnase Clémenceau ou de l’école Gilbert Dru) ou du côté de la place Jean Macé (bureaux de l’école Marc Bloch), le maire de Lyon frôle ou dépasse la barre des 50 %. Dans le 6e, il arrive en tête dans le quartier populaire de Bellecombe, tâches rouges, sur notre carte, dans un arrondissement bleu.

A noter enfin que deux bureaux de vote n’ont pas tranché entre Grégory Doucet et Jean‐Michel Aulas, en leur accordant le même nombre de voix, au bulletin près. C’est le cas du bureau 803, situé à la mairie du 8e arrondissement (315 suffrages pour chacun des deux candidats) et du bureau 213, situé à l’école Alix, dans le quartier de la Confluence (251 suffrages chacun). Des matchs nuls en quelque sorte.

 


Dimanche 22 mars – 10h45

Les enjeux du second tour à Lyon 

Pressé(e) d’aller voter ? Pas de problème : en partenariat avec MOB, le média de la démocratie, la rédaction de Mediacités Lyon vous a concocté une petite vidéo qui résume les principaux enjeux du second tour. Le tout en moins de deux minutes. 

 

Vous avez le temps pour une seconde vidéo ? On vous conseille celle‐ci qui résume le mandat qui s’achève. Qu’ont accompli Grégory Doucet et Bruno Bernard ces six dernières années. Les engagements pris en 2020 ont‐ils été tenus ? Vous saurez tout en quelques minutes.

 

Vous avez un peu de temps pour creuser le sujet ? Alors, allez jeter un œil à Radar 2026, l’outil de suivi de suivi des promesses électorales mis au point par Mediacités (avec l’aide de WeDoData et le soutien du Fonds pour une presse libre). Nous avions scrupuleusement noté tous les engagements pris lors de la campagne de 2020 et nous les avons évalués un par un. Un gros travail riche d’enseignements dont vous découvrirez le résultat ici : 

 


Dimanche 22 mars – 10h15

Plus que sept mairies d’arrondissement à pourvoir à Lyon 

Vous a‑t‐on déjà dit que les Lyonnais votaient trois fois (sur Mediacités, en tout cas, on a l’impression de se répéter !) ? Mais tous les Lyonnais ne passeront pas trois fois dans l’isoloir ce dimanche 22 mars puisque dans deux arrondissements, les maires, d’arrondissement donc, ont été élus dès le premier tour. C’est le cas du macroniste Thomas Rudigoz, dans le 5e, et de Samuel Soulier, dans le 6e. Deux soutiens et colistiers de Jean‐Michel Aulas dans la course à l’hôtel de ville. Neuf moins deux : il reste donc sept mairies d’arrondissement à pourvoir.

Dans le 2e arrondissement, qui correspond à la presqu’île, fief historique de la droite, les jeux semblent déjà faits puisque le sortant, le LR Pierre Oliver, a recueilli 49,59% des suffrages le 15 mars. Il ne lui a manqué que 62 voix pour remporter l’élection dès le premier tour. Derrière lui, l’écologiste Valentin Lungenstrass (31,8% au premier tour) dispose d’une réserve de voix qui se sont portées sur la candidate insoumise Malika Benarab Attou (9,29%). Elle paraît cependant insuffisante pour l’emporter.

Le maire LR du 2e arrondissement Pierre Olivier. Photo : N.Barriquand/Mediacités.

Dans les autres arrondissements, grâce à l’alliance nouée – à l’échelon de la ville de Lyon – entre les écologistes et La France insoumise, la gauche se trouve en position favorable. Voire très favorable, comme dans le 1er arrondissement. Dans les pentes de la Croix‐Rousse, l’écologiste Yasmine Bouâgga, a recueilli 49,61% des voix le 15 mars et la liste de l’insoumis Florestan Groult, avec laquelle elle a fusionné, 14,55%.

La réélection de sa collègue écologiste Fanny Dubot, dans le 7e arrondissement, devrait être elle aussi une formalité. La directrice de campagne de Grégory Doucet a recueilli près de 42% au premier tour, distançant nettement sa concurrente « Cœur lyonnais » (le mouvement de Jean‐Michel Aulas) Emilie Desrieux (26,4%).

L’écologiste Fanny Dubot, maire du 7e arrondissement de Lyon. Photo : N.Barriquand/Mediacités.

La situation électorale est plus équilibrée dans les quatre derniers secteurs de la ville, dont deux feront l’objet d’une triangulaire avec un candidat du Rassemblement national (RN) : le 9e et le 8e arrondissement. Là, c’est Alexandre Dupalais, ex‐candidat à la mairie de Lyon, qui porte les couleurs de l’extrême droite. Au premier tour, il avait recueilli dans le 8e près de 12% des voix. Son maintien devrait pénaliser la candidate « Cœur lyonnais » Barbara Velon. Le 15 mars, celle‐ci n’a été distancée par le maire écologiste Olivier Berzane que de… 21 voix. Mais le sortant devrait sauver son écharpe grâce à la fusion avec la liste insoumise de Laurent Legendre (15%).

Olivier Berzane, le maire écologiste du 8e arrondissement de Lyon. Photo : N.Barriquand/Mediacités.

Dans le 3e arrondissement, le plus peuplé de la ville, la sortante écologiste Marion Sessiecq (38,36% au premier tour) sera opposée à la LR Béatrice de Montille (35,14%), l’une des piliers de la campagne de Jean‐Michel Aulas. Egalement sortant, l’écologiste Rémy Zinck (36,43% au premier tour) sera lui opposé au macroniste Loïc Terrenes (32,41%) dans le 4e arrondissement. Dans ces deux secteurs, là encore, la fusion avec les listes insoumises, qui ont dépassé les 10% dimanche dernier, rend beaucoup plus improbable une bascule des mairies à droite.

Enfin, le 9e arrondissement sera donc le théâtre d’une triangulaire, entre le socialiste Emmanuel Giraud (32,64% au premier tour), la candidate « Cœur lyonnais » Laïla Khallouk (30,73%) et le RN Florian Patard (10,94%). La bataille pour l’ancienne mairie de Gérard Collomb, dans un arrondissement où est implanté Cegid, la société qui a fait la fortune de Jean‐Michel Aulas, l’alliance entre les écologistes et les insoumis (qui ont réalisé un score de 14,63%) place la gauche en grande favorite. 

En savoir plus : 

A Lyon, deux maires d’arrondissement pro‐Aulas élus dès le premier tour

 


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Dimanche 22 mars – 09h30

Pourquoi les Lyonnais votent‐ils trois fois aujourd’hui ? 

Trois enveloppes, trois bulletins de vote, trois passages dans l’isoloir et trois « a voté(e) » différents… Si on n’aime pas l’exercice démocratique, mieux vaut décidément ne pas habiter Lyon. Et pour cause : comme dimanche dernier, alors que dans l’immense majorité des communes françaises les électeurs ne passeront qu’une fois devant l’urne aujourd’hui (deux fois à Paris et Marseille), à Lyon ils reproduiront l’exercice… trois fois, excepté dans les 5e et 6e arrondissement qui ont élu leurs maires, d’arrondissement donc, dès le premier tour. 

A quoi doivent‐ils ce privilège ? A deux choses distinctes. La première est une spécialité locale, au même titre que la quenelle ou la tarte à la praline : l’élection métropolitaine du Grand Lyon. Depuis 2015, ce dernier exerce toutes les compétences assurées auparavant par la communauté urbaine de Lyon et le département du Rhône sur son territoire (58 communes). Et depuis 2020, les électeurs de ces communes votent directement pour leurs représentants au sein de cette instance, quand le reste des Français élisent leurs conseillers métropolitains (ou d’agglomération ou communautaires) de façon indirecte : ces élus sont issus des rangs des conseils municipaux. Voilà pour le premier vote. 

Mais quid des deux autres ? Ils sont directement liés à l’adoption de la loi PLM (pour Paris – Lyon – Marseille), en août 2025. Cette dernière a instauré une élection directe du conseil municipal dans une circonscription unique pour chacune des trois villes concernées. Autrement dit, alors qu’un électeur lyonnais (ou parisien, ou marseillais) élisait jusqu’à présent des conseillers d’arrondissement, dont certains siégeaient au conseil municipal et élisaient le maire de la ville, avec la loi PLM, il choisit directement la composition du conseil municipal. Mais vote toujours pour élire les conseillers d’arrondissement (de secteur, à Marseille). Et voilà pour les deux votes supplémentaires. 1+2 = 3, le compte est bon. 

Si sur certains points cette réforme constitue une véritable avancée démocratique, elle produit aussi un certain nombre d’aberrations. C’est ce que Nicolas Barriquand, le rédacteur en chef de Mediacités Lyon décryptait au moment de son adoption : 

« Crash monumental à prévoir ! » : les aberrations de la loi PLM pour les élections lyonnaises

 

On en profite pour vous reposter la carte des circonscriptions métropolitaines du Grand Lyon. Ça peut toujours être utile : 

  

 


Dimanche 22 mars – 09h10

Municipales et métropolitaines : deux duels droite – gauche

Ces dernières semaines Mediacités a dressé le portrait des principaux candidats au second tour des élections municipales et métropolitaines de Lyon. On vous propose d’en apprendre un peu plus sur les protagonistes des deux duels d’aujourd’hui.

A la ville de Lyon : Grégory Doucet vs Jean‐Michel Aulas

Grégory Doucet, devant ses partisans, le 15 mars 2026. Photo : N.Barriquand/Mediacités.

Les Ecologistes, soutenu par le Parti socialiste et le Parti communiste
Fusion de second tour avec La France Insoumise

« Grégory Doucet, l’inconnu aux portes de la mairie de Lyon », avions‐nous titré, en 2020, un portrait consacré à celui qui allait devenir maire de Lyon. Six ans plus tard, l’ancien cadre d’Handicap International s’est fait un nom, synonyme pour certains de transition et d’adaptation de la ville au changement climatique, de polémiques et de crispations (comme autour des travaux ou de la question des commerces) pour d’autres. Donné largement vaincu par Jean‐Michel Aulas, l’écologiste a déjoué tous les sondages et pronostics lors du premier tour de l’élection municipale, dimanche dernier, pour arriver juste devant l’homme d’affaires soutenu par la droite et les macronistes. Face à la promesse d’un méga‐tunnel de son adversaire, sa campagne axée sur les préoccupations du quotidien (le logement, la santé ou les aires de jeux pour les enfants) semble avoir été payante. 

En savoir plus : 

 

Jean‐Michel Aulas, le 11 mars, au Club de la presse de Lyon. Photo : N.Barriquand/Mediacités.

Soutenu par Les Républicains, Renaissance, Horizons, MoDem et UDI

Après avoir étiré le suspens pendant des mois et des mois, l’ex-président de l’Olympique lyonnais Jean‐Michel Aulas, 76 ans, s’est persuadé, et laissé persuader, qu’il pouvait « sauver » Lyon des écologistes, qualifiés de « dogmatiques » et de « sectaires ». Et son écrasante notoriété a vite convaincu la droite et les macronistes, en mal de leader, de se ranger derrière son panache. Jusqu’à dimanche dernier, ils pensaient bien avoir eu raison tant les sondages prédisaient une victoire écrasante de leur cheval de 77 ans (il fête son anniversaire ce dimanche 22 mars). Patatras : les résultats du premier tour ont changé la donne. De favori, « JMA » est devenu outsider et la droite pourrait bien voir Lyon lui filer à nouveau entre les doigts. 

En savoir plus : 

 

Au Grand Lyon : Véronique Sarselli vs Bruno Bernard 

Véronique Sarselli, cheffe de file de la droite aux élections métropolitaines du Grand Lyon. Photo : N.Barriquand/Mediacités.

Soutenue par Les Républicains, Renaissance, Horizons, MoDem et UDI

Celle qu’on n’attendait pas… Désignée cheffe de file de son parti Les Républicains afin d’éviter une guéguerre intestine entre Gilles Gascon et Sébastien Michel, respectivement maires de Saint‐Priest et d’Ecully, Véronique Sarselli s’est retrouvée en première ligne pour former un binôme avec Jean‐Michel Aulas. La loi interdit à un maire, et a fortiori au maire de Lyon, d’être aussi président de la Métropole. Relativement inconnue, la première édile de Sainte‐Foy‐lès‐Lyon, bourgade cossue de l’ouest de l’agglomération, apparaissait jusqu’à dimanche soir dernier comme le maillon faible du ticket. La contre‐performance de « JMA » d’une part et sa stratégie de s’appuyer sur les maires de la « ceinture bleue » (elle a remporté 4 des 14 circonscriptions dès le premier tour) a radicalement changé le statut de Véronique Sarselli. Si elle parvient à remporter le Grand Lyon et que la droite perd à Lyon, elle disposera des vrais leviers du pouvoir local. A moins que des manœuvres de troisième tour ne renversent la table jeudi prochain lors du premier conseil métropolitain ? 

En savoir plus : 

 

  • Bruno Bernard, un homme d’appareil en péril
Le président écologiste de la Métropole, Bruno Bernard. Photo : N.Barriquand/Mediacités.

Les Ecologistes, soutenu par le Parti socialiste, le Parti communiste et Place publique.

Malgré sa réputation de fin négociateur et son flair politique, Bruno Bernard, président sortant de la métropole de Lyon, aborde ce second tour en position de faiblesse. L’écologiste n’a pas réussi à trouver un terrain d’entente avec La France insoumise qui a maintenu ses listes partout où elle a dépassé la barre des 10%, sauf dans la circonscription Lyon Ouest, particulièrement stratégique.

Cet ancien chef d’entreprise, fils de l’ex‐sénateur‐maire d’Oullins Roland Bernard, sera resté relativement dans l’ombre du médiatique Grégory Doucet tout au long du mandat. A la tête d’une collectivité de près de 4 milliards d’euros de budget, c’est pourtant lui qui a mis en oeuvre les grands projets du programme de rupture porté par les écologistes : la régie publique de l’eau, un vaste réseau de pistes cyclables à double‐sens, trois lignes de tramway ou encore l’encadrement des loyers et le RSA Jeunes.

En savoir plus : 

 


Dimanche 22 mars – 8 h 15

Le bilan du premier tour à Lyon : 

Il est encore tôt en ce dimanche et donc toujours temps de se pencher sur le bilan du premier tour qui s’est tenu la semaine dernière. 

Quelle surprise ! Dimanche dernier, déjouant la totalité des sondages publiés le temps de la campagne, Grégory Doucet est arrivé en tête du scrutin, devant Jean‐Michel Aulas. Le maire écologiste sortant de Lyon devance alors le candidat de la droite de 1184 voix, soit 0,6 points. Un petit rien mais une énorme satisfaction pour des écologistes que tout le monde donnait battus d’avance. Cette avance, associée à la fusion « technique » réalisée avec la liste de l’insoumise Anaïs Belouassa‐Cherifi suffira‐t‐elle à enfoncer le clou et terrasser définitivement Jean‐Michel Aulas ? C’est tout l’enjeu de ce dimanche de vote. 

Mais c’est loin d’être le seul. car si écologistes et insoumis ont réussi à s’entendre à la ville, ils n’y sont pas parvenus à la métropole. Résultat, la droite menée par Véronique Sarselli est en bonne position pour l’emporter au Grand Lyon. Et l’on pourrait bien avoir à Lyon ce soir des écolos qui pleurent et d’autres qui rient. 

 

Évidemment, les journalistes de Mediacités ont suivi au plus près cette semaine d’entre deux tours particulièrement tendue. Ils vous racontent tout ici, comme si vous y étiez : 

« Fusion technique » sans effusion : à Lyon, l’écologiste Grégory Doucet scelle un accord avec La France insoumise

 

Echec des négociations entre écologistes et LFI : la bascule à droite du Grand Lyon se rapproche

 


Dimanche 22 mars – 8 h 00

Bonjour à toutes et à tous.

Bienvenue sur ce direct consacré au second tour des élections municipales 2026.
Comme dimanche dernier, toute l’équipe de Mediacités est sur le pont pour vous faire vivre au plus près ce moment décisif pour Lyon, le Grand Lyon et la démocratie locale.

Comme tous les dimanches d’élection, la journée devrait être plutôt calme et rythmée par la publication des chiffres de la participation électorale à 12h et 17h. Cette fois encore les choses s’accélèreront en soirée, à partir de 18h, une fois les bureaux de vote fermés dans la plupart des communes, 20h à Lyon.

Dès leur publication, vous retrouverez tous les résultats dans la métropole et le département, commune par commune, en consultant notre carte interactive en haut de cet article. Réactions, atmosphère dans les QG de campagne, premières analyses… Les journalistes de Mediacités partageront avec vous toutes les infos glanées sur le terrain.

La campagne au scanner :

En attendant, nous vous proposons de revenir ensemble sur les faits marquants de cette campagne. Résultats du premier tour, décryptage de la fusion entre les listes écologiste et insoumise, portraits des candidats en lice, analyse des programmes et des principaux enjeux du scrutin. Cliquez sur l’image ci‐dessous pour consulter l’ensemble de notre dossier consacré aux élections municipales et métropolitaines à Lyon.


 

Bilan, enjeux et grands débats en vidéo

En attendant 20 heures et les résultats, n’hésitez pas à aller jeter un œil à Radar 2026, notre série de vidéos consacrées aux grands enjeux de ces municipales 2026. Bilan des municipalités sortantes, rôle des maires et limites de leurs pouvoirs, solutions pour résoudre la crise du logement, place des femmes dans les mairies, questions sur la probité des élus, etc… En une quinzaine d’épisodes réalisés avec MOB, le média de la démocratie, nous vous donnons les clés pour voter en toute connaissance de cause. 

 

Bonne journée, 

 

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Temps de lecture : 15 minutes

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Par Nicolas Barriquand, Mathieu Périsse, Hervé Pupier et Benjamin Peyrel

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