Signalements à la justice, remous politiques, « chasse aux sorcières »… L’impact des enquêtes de Mediacités Lyon en 2022

À quoi sert le journalisme d’investigation locale ? C’est désormais une tradition : pour la troisième année consécutive, nous avons passé en revue les conséquences de nos publications.

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Mediacités © Rapport d’impact Lyon 2022

Révéler et après ? Que se passe-t-il une fois les enquêtes de Mediacités publiées ? Cette question, nous nous la posons chaque semaine et, souvent, nous y apportons une réponse avec la publication de nouveaux articles, des « compléments d’enquête ». Il n’empêche ! A l’heure des bilans de fin d’année, l’interrogation sur l’utilité et le rôle d’un média comme le nôtre revient avec plus d’acuité que d’habitude : concrètement, cela sert à quoi l’investigation locale ?

Pour la troisième année consécutive, nous nous sommes replongés dans les publications des douze derniers mois – un peu moins de 200 pour notre édition lyonnaise – pour dresser notre « rapport d’impact 2022 ». Nos enquêtes ont-elles fait bouger les lignes ? Ont-elles contribué à améliorer ou à mettre fin aux dysfonctionnements qu’elles révélaient ? Ont-elles initié un débat, une prise de conscience, une procédure judiciaire ? Ou, à l’inverse, sont-elles passées inaperçues et, pour le dire autrement, ont-elles fait un flop ?

Voici quelques éléments de réponses.

1 – Coupe d’arbres à Fourvière : la ville de Lyon adopte une nouvelle procédure

Rappel des faits – En juillet 2021, Mediacités consacrait une enquête à la coupe d’une trentaine d’arbres sur la colline de Fourvière, en plein secteur sauvegardé et (en théorie) protégé par l’estampille « Espace boisé classé », par le promoteur immobilier Nicolas Gagneux (6e Sens). Le goût pour la tronçonneuse de l’homme d’affaires avait provoqué la fureur de ses voisins et l’embarras des nouveaux élus écologistes de la ville de Lyon alors que Nicolas Gagneux avaient obtenu les autorisations pour abattre ses frênes et autres marronniers. À la suite de nos révélations, d’autres médias, comme France 3, s’étaient intéressés au trou béant laissé par le patron de 6e Sens en contrebas de L’Antiquaille.  

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Au centre, sous le site de L’Antiquaille, la maison du promoteur immobilier Nicolas Gagneux. Photo : N.Barriquand/Mediacités.

Impact – En mars 2022, à l’occasion d’un article consacré à une nouvelle coupe derrière la maison de Nicolas Gagneux, nous avons appris que notre première publication et son retentissement avait modifié la surveillance, par la ville de Lyon, des « Espaces boises classés » (EBC). « Depuis cette histoire, nous avons mis en place un dispositif d’alerte au sein du service d’urbanisme appliqué : dès qu’une demande d’abattage d’arbres est déposée dans un EBC, elle remontent automatiquement jusqu’aux élus, en l’occurrence l’adjoint à l’urbanisme et moi-même », nous avait confié Nicolas Husson, alors adjoint au maire de Lyon chargé de la biodiversité.

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2 – Marché truqué au Puy-en-Velay : le fief de Laurent Wauquiez en émoi

Rappel des faits – Le 29 mars 2022, Mediacités révèle d’incroyables manœuvres au sein des services de la ville et de l’agglomération du Puy-en-Velay, le fief de Laurent Wauquiez. Le restaurateur Alexis Haon, candidat au marché public des futures halles gourmandes ponotes, a été délibérément écarté pour ne pas froisser le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Lors des élections municipales de 2020, le premier a figuré sur la liste des opposants au second. Concomitamment à notre publication, le Parquet national financier (PNF) ordonne une vaste perquisition dans les locaux de la mairie et de la communauté d’agglomération, dans le cadre d’une enquête préliminaire pour favoritisme, corruption et trafic d’influence. Quelques jours plus tard, le 12 avril, nous publions des retranscriptions d’enregistrements versés au dossier judiciaire qui démontrent comment le marché public a été truqué, alors que le maire du Puy, Michel Chapuis, en était parfaitement informé.

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A gauche, le maire du Puy-en-Velay, Michel Chapuis ; à droite, Laurent Wauquiez ; au centre, la future halle du marché couvert. Photos : DR/BMV-Silt/N.Barriquand/Mediacités. Montage : P.Leibovici.

Impact – Dans la foulée de notre article du 12 avril, l’opposition municipale du Puy-en-Velay demande au maire et à un adjoint concerné par le dossier de se mettre « en retrait ». Le premier édile riposte en annonçant vouloir saisir le procureur de la République sur l’existence de ces enregistrements mais sans répondre sur le fond. Depuis, Michel Chapuis reste toujours droit dans ses bottes, malgré les preuves accablantes révélées par Mediacités puis reprises par d’autres médias [Le Canard enchaîné, Zoom d’Ici, France 3…] et l’enquête du PNF se poursuit. En novembre, les enquêteurs ont de nouveau effectué une descente à la mairie du Puy-en-Velay comme nous l’avons raconté à nos lecteurs.     

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3 – Malaise au sein de Forum réfugiés : la « chasse aux sorcières » du directeur

Rappel des faits – En février 2022, nous publions une longue enquête fouillée sur le malaise social « qui ronge Forum réfugiés ». Sur la base de témoignages et de documents internes, notre pigiste Feriel Alouti décrit dans son article l’ambiance délétère qui s’est installée parmi une partie des 500 salariés de la célèbre association lyonnaise qui accompagne les demandeurs d’asile, entre pression, surcharge de travail et procédures aux prud’hommes. Révélé dans cet article, un audit du cabinet Secafi faisait état, en 2020, d’un turnover exceptionnel et d’un très fort taux d’absentéisme.

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« La maison du réfugié », structure de premier accueil des demandeurs d’asile (Spada) de Lyon, rue Garibaldi, géré par Forum réfugiés. Photo : N.Barriquand/Mediacités.

Impact – Suite à notre publication, le directeur de Forum réfugiés, Jean-François Ploquin, a adressé un mail à l’ensemble des salariés pour dénoncer, selon lui, « le travail partial et très négatif » de Mediacités. Il a également demandé à rencontrer le rédacteur en chef de notre édition lyonnaise (et accessoirement auteur de ces lignes), en compagnie du président de son association. Lors de ce rendez-vous, nous avons mentionné l’envoi et le contenu de ce mail que nous nous étions procuré auparavant. En réaction, Jean-François Ploquin s’est empressé de convoquer les salariés qui avaient transféré ce courriel sur leur boîte mail personnelle ou à des personnes extérieures. Une initiative vécue par certains comme la volonté de traquer les sources de notre journal. « Une chasse aux sorcières », selon les mots d’un salarié.

Les tourments de l’association Forum réfugiés

Indépendamment de l’histoire de l’email, en juillet 2022, nous publions un complément d’enquête sur la situation interne de Forum réfugiés. Notre nouvel article dévoile alors qu’une enquête pour « harcèlement moral », diligentée après deux alertes, dont une formulée par une ancienne assistante de Jean-François Ploquin, met en cause des « comportements hostiles qui impliquent le directeur général et d’autres personnes du siège ».

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4 – Affaire du « Picasso des églises » : quand le diocèse de Lyon nous coupe l’herbe sous le pied…

Rappel des faits – Début janvier 2022, notre pigiste Charles Deluermoz enquête depuis plusieurs semaines sur le passé de Louis Ribes, un prêtre de la grande région lyonnaise décédé en 1994, accusé d’agressions sexuelles et de viols sur mineurs par des dizaines de personnes qui ont croisé sa route. Charles est alors informé par ses sources d’une action du diocèse de Lyon. En toute discrétion, des membres de l’institution doivent se rendre, le 12 janvier, dans la petite église de Pomeys, village à la lisière des départements du Rhône et de la Loire, pour décrocher le chemin de croix peint par l’abbé Ribes, surnommé « le Picasso des églises ». Charles Deluermoz s’y rend également et arrive en plein décrochage, au grand étonnement de la responsable du diocèse qui coordonne alors les opérations.

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Le chemin de croix de l’église de Pomeys, dans les Monts du Lyonnais, décroché le 12 janvier dernier. Photo : Charles Deluermoz.

Impact (avant publication ?) – Le lendemain du décrochage de Pomeys, les diocèses de Lyon, Saint-Etienne et Grenoble-Vienne diffusent un communiqué dans lequel ils révèlent publiquement les accusations qui concernent l’artiste-prêtre. C’est le début de « l’affaire Ribes ». Le 25 janvier, le temps de boucler notre article, nous publions notre enquête intitulée « Agressions sexuelles du « Picasso des églises » : le long silence des diocèses de Lyon et Grenoble ». Elle est accompagnée du témoignage d’un ancien séminariste qui – dès 1976 – avait sonné l’alerte, en interne, sur le comportement de Louis Ribes. Début mars, nous prolongerons le travail de Charles Deluermoz avec une rencontre publique, à l’Aquarium Ciné-Café de la Croix-Rousse, autour des scandales de violences sexuelles au sein de l’Eglise, avec notamment la participation d’une des victimes du père Ribes.

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5 – Vente immobilière suspecte à Genas : le maire poursuit Mediacités

Rappel des faits – En septembre 2021, Mediacités révèle que Daniel Valero, maire de Genas, dans l’Est lyonnais, est visé par une enquête judiciaire suite à une vente immobilière suspecte dans laquelle est impliqué son fils. En août 2018, la ville vend à Prestibat, un promoteur bien implanté à Genas, une maison de la commune qui sera revendue, quelques mois plus tard, en février 2019, à Romain Valéro, le fiston donc, sans réels travaux et avec une faible plus-value. La justice cherche à déterminer si l’entreprise a servi d’intermédiaire entre le père et le fils.

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Le maire de Genas Daniel Valero. Image : capture d’écran France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.

Impact – En janvier 2022, nous avons appris que Daniel Valero avait porté plainte contre Mediacités, pour « diffamation ». L’audience de ce procès doit se tenir le 21 mars 2023. Cet « impact » dont on se serait bien passé s’ajoute à la douzaine d’autres procédures intentées contre notre journal [lire dans La Fabrique : « Mediacités, avancez à la barre s’il vous plaît ! »]. Entretemps, Daniel Valero et son fils ont été entendus par les gendarmes à propos de la transaction immobilière, comme nous l’avons raconté sur Mediacités.

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6 – Conflit d’intérêts de l’ex-président du Grand Chambéry : une affaire qui fait pschitt !

Rappel des faits – En juin 2020, Mediacités révèle le gros conflit d’intérêts de celui qui préside alors la communauté d’agglomération de Chambéry, Xavier Dullin, autour de l’organisation du salon Grand ski. L’ex-élu y jouait un double-rôle très contestable : pendant des années il fut à la fois le président du Grand Chambéry, partenaire de l’organisateur de l’événement (Atout France), et le dirigeant d’une société prestataire de cet organisateur (Théra Conseil, filiale de l’Institut Mérieux). Pour les éditions 2019, 2020 et 2021 de Grand Ski, l’entreprise de Xavier Dullin avait décroché un appel d’offres d’1,9 million d’euros. 

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Xavier Dullin, président du Grand Chambéry jusqu’en 2020. Image : capture d’écran Youtube Savoie News.

Impact – Après une plainte pour détournements de fonds publics et prise illégale d’intérêts, déposée suite à nos révélations, puis l’ouverture d’une enquête préliminaire, Xavier Dullin a bénéficié d’un classement sans suite de son dossier par le procureur de la République de Chambéry, comme l’a annoncé Mediacités en juillet 2022.

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7 – Eau minérale de Châteldon : le groupe Alma reconnaît la supercherie

Rappel des faits – Début novembre 2022, Mediacités révèle que le groupe Alma, un des géants de la production d’eaux minérales en bouteille propriétaire notamment de la Cristaline, est dans le collimateur de la répression des fraudes. En cause : l’utilisation d’une substance non-réglementaire dans son usine de production de St-Yorre et de Vichy Célestins, et l’adjonction dissimulée de gaz carbonique industriel dans ses bouteilles de Châteldon.

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Bouteilles de Châteldon. Photo : Alberto Campi/We Report.

Impact – Après notre publication et la reprise de nos informations par des confrères (La Montagne, France 3), Alma reconnaît, dans un communiqué, « d’adjoindre du gaz carbonique » dans la Châteldon, son eau la plus prestigieuse, vendue jusqu’à 12 euros la bouteille, sous une étiquette qui proclamait jusqu’à peu : « naturellement gazeuse. »

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 8 – Béton lyonnais : en attendant le procès…

Rappel des faits – Dès octobre 2019, Mediacités se penche sur le cas de l’industriel Béton lyonnais, centrale à béton implantée à Décines-Charpieu à proximité d’un captage d’eau potable du Grand Lyon. Nous révélons alors que l’entreprise est dans le collimateur des services de la préfecture pour des atteintes à l’environnement et qu’elle a fait l’objet d’avertissements.

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La centrale à béton Béton lyonnais, à Décines-Charpieu. Photo : M.Périsse/Mediacités.

Impact – Après nos premiers articles, plusieurs associations environnementales puis la Métropole de Lyon se sont emparées du dossier Béton lyonnais. Au printemps 2020, le parquet de Lyon décide d’ouvrir une enquête, comme nous l’avions révélé cette année-là. Poursuivi pour le non-respect de la réglementation d’une « Installation classée protection de l’environnement », Béton lyonnais devait être jugé le 13 octobre dernier lors d’un procès pour lequel le Grand Lyon s’est porté partie civile. Las ! L’engorgement de la justice en a décidé autrement : l’audience a été reportée à septembre 2023.

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9 – Crèches privées : quand vos nombreux témoignages nous permettent d’enquêter

Rappel des faits – A la rentrée de septembre 2022, Mediacités décide d’enquêter sur le secteur de la petite enfance. Quelques mois auparavant, nous avions publié une première enquête sur le manque de personnels dans les crèches de Lyon et Villeurbanne, puis le décès d’une enfant de 11 mois, en juin, dans un établissement du groupe People&Baby a jeté une lumière tragique sur les conditions de travail des auxiliaires de puériculture. Nous décidons alors de diffuser un appel à témoignages auprès de nos lecteurs sur le sujet des crèches privés.

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Photo : La-Rel Easter / Unsplash. Montage : Pierre Leibovici / Mediacités

Impact – Plus de 130 personnes – parents, professionnels ou dirigeants d’établissements du secteur de la petite enfance – ont répondu à notre appel. Nous n’en attendions pas tant ! Nombre d’entre elles ont été recontacté par notre journaliste Mathieu Périsse pour préciser certains récits et recouper certaines informations. Cette parole rare a donné lieu à la publication de plusieurs articles dont celui sur « les repentis des “usines à bébés” » qui nous a permis de décrire, de l’intérieur, les mécanismes à l’œuvre au sein d’établissements soumis à un impératif de rentabilité.

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10 – Affaire Mignola : dossier entre les mains du procureur

Rappel des faits – En septembre 2020, Mediacités révélait la situation problématique de l’ancien député Patrick Mignola, aujourd’hui vice-président du MoDem : cet ex-élu de l’agglomération de Chambéry (par ailleurs ex-conseiller régional) a été à la tête d’une entreprise de carrelage qui avait décroché un marché public de près d’un million d’euros lors de la construction de la nouvelle piscine du Grand Chambéry.

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Ex-député de Savoie, Patrick Mignola a présidé le groupe MoDem à l’Assemblée nationale. Photo : MaxPPP.

Impact – Après l’association de lutte contre la corruption Anticor, qui soupçonne une prise illégale d’intérêts de la part de l’ancien parlementaire, c’est au tour de la conseillère régionale Fabienne Grébert (EELV) d’adresser, en février 2022, un signalement au procureur de la République de Chambéry. L’élue pointe que la piscine en question avait bénéficié d’une subvention de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Contacté ce mois de décembre, le procureur nous a indiqué ne pas avoir encore décidé s’il ouvrait ou non une enquête sur le cas Mignola.

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11 – Frais de nos élus : un retardataire nommé Laurent Wauquiez

Rappel des faits – Le 9 novembre dernier, Mediacités publie une enquête sur les notes de frais des principaux élus de la région lyonnaise. Sur huit collectivités sollicités, sept nous ont transmis des reçus et autres justificatifs sur les dépenses de nos représentants, comme la loi les y oblige. Une seule n’a pas donné suite à nos demandes et relances répétées : la région Auvergne-Rhône-Alpes présidée par Laurent Wauquiez.

Lyon, Villeurbanne, Saint-Priest… Ce que révèlent les notes de frais de vos élus

Après avoir médiatisé ce refus implicite, nous avons saisi la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada), une autorité indépendante qui nous a donné gain de cause dans notre demande. Dans une opération inédite, nous vous avons aussi demandé, à votre tour, de réclamer les notes de frais de Laurent Wauquiez, de ses vice-présidents et des membres de son cabinet, comme est en droit de le faire tout citoyen soucieux du bon usage de l’argent public. Vous êtes plus de 130 lecteurs à avoir ainsi interpellé le président de la Région et ses services. 

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Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez. Photo : N.Barriquand/Mediacités.

Impact – Notre opiniâtreté n’est pas vaine. Ce 16 décembre, le directeur général des services de la Région a pris la plume pour nous informer que les notes de frais réclamées depuis quinze mois nous seront communiquées « au cours du premier trimestre 2023 ». Rendez-vous est pris !

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  • Merci,ça c’est pour la partie apparente de l’iceberg,combien d’affaires cachées encore pour la partie lyonnaise,pas de boules mais de “pognon”,d’argent public,laissons les semer,laissons les s’aimer,lesson one,quand j’étais petit garçon,je n’apprenais pas mes leçons,mais celle là de leçon est retenue,ne pas faire confiance aux apparences…..MERCI pour ce que vous faites,ce que vous êtes,ils doivent vous craindre,c’est déjà ça.
    De mots passants pascal

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Temps de lecture : 13 minutes

Par Nicolas Barriquand