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Le bilan de Radar
Les promesses phares de Jean‐Luc Moudenc
Nos journalistes suivent les engagements du maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole sur certains dossiers clés. Ce travail de suivi va durer jusqu’en 2026. Et nous avons besoin de vous : alertez‐nous si vous disposez d’une information au sujet de l’une de ces promesses.
Explorer toutes les promesses
Dans son programme pour les élections municipales de juin 2020, Jean‐Luc Moudenc a multiplié les promesses. Nous en avons recensé 302 au total. Aidez nos journalistes à vérifier si ces engagements sont tenus.
Attirer des salons d’envergure mondiale au MEETT, sur l’aéronautique et la technologie
En 2025, le MEET a franchi un cap à Toulouse : 900 000 visiteurs et 98 évènements ont été enregistrés.
Candidater au label Patrimoine européen, au titre de l’aéronautique et du spatial
Ouvrir le marché de Noël à d’autres places et d’autres quartiers toulousains
En 2025, il y a toujours les cinq marchés de noël habituels à Toulouse : place du Capitole et Square Charles de Gaulle, sur les ramblas de Jean‐Jaurès, le marché artisanal et solidaire des allées Jules Guesdes et le marché de Borderouge. Seule création : le marché de Noël de la Halle de la Cartoucherie, dont la première édition a eu lieu en 2023.
Augmenter de 20 % la fréquentation touristique à Toulouse
Développer la commande publique verte et la préférence locale
https://metropole.toulouse.fr/sites/toulouse-fr/files/2022–10/ra_dd_toulouse_metropole_2022-bd-page_a_page.pdf
100 % des démarches administratives réalisables en ligne
Permettre aux Toulousains de payer l’ensemble des prestations municipales de manière unifiée
Développer la mise en place de classes passerelles entre écoles et crèches d’un même quartier
Dans le projet éducatif 2018–2021, la mairie s’est engagée à expérimenter de nouveaux projets de classe passerelle. Cependant, dans le projet éducatif suivant (2022–2025), la mairie explique que les classes passerelles ont déjà été expérimentées. Sans préciser si elle compte développer le dispositif. Impossible donc, de dire si cette promesse a été tenue.
Développer les sorties à la campagne et en montagne pour les enfants fragiles et en rupture
Proposer des formations aux agents scolaires sur l’égalité filles/garçons
Cependant, l’égalité fille‐garçon fait partie des thèmes sur lesquels la mairie mobilise les enfants, en proposant aux centres de loisirs des ateliers sur l’innovation numérique, la protection de l’environnement et l’égalité filles/garçons, dans le cadre du parcours éducatif des périscolaires (Peps).
Renforcer l’éducation au développement durable
La même année, 20 jeunes ont été accompagnés par trois accueils jeunes de Toulouse sur la question des biodéchets. Six de ces jeunes ont ensuite construit un composteur dans le cadre du forum de la jeunesse engagée, organisé par le Muséum de Toulouse en 2024. Différents dispositifs de sensibilisation ont été adaptés pour tous les niveaux scolaire
Mais le Quais des Savoirs, la Régie de Candie, et les nouveaux lieux associatifs prenant place sur l’île du Ramier n’ont visiblement pas été partenaires de ces initiatives.
Généraliser le soutien scolaire dans les accueils jeunes
Aucune bourse au bénévolat pour le soutien scolaire n’a été mise en place à Toulouse, selon la mairie. Elle indique cependant que des dispositifs de soutien scolaire existent dans les cités éducatives. Les horaires des accueils jeunes n’ont pas été étendus au cours du mandat de Jean‐Luc Moudenc.
Mobiliser les jeunes en centre de loisirs sur l’innovation numérique, la protection de l’environnement et l’égalité filles/garçons
Une nouveauté par rapport à 2020 : si des ateliers autour du numérique et de l’environnement étaient déjà proposés pour l’année scolaire 2019–2020, l’égalité fille‐ garçon n’était pas une thématique abordée dans le Peps. Depuis 2023, la mairie de Toulouse propose aussi des formations sur l’égalité fille‐garçon à tous les agents des structures d’accueil.
Tous les centres de loisirs ne sont néanmoins pas mobilisés sur toutes les thématiques. Sur l’année scolaire 2023–2024, par exemple, la mairie indique que 40 centres de loisirs attachés aux écoles (Claé) ont bénéficié de parcours d’éducation à l’environnement à Toulouse, sur 211 établissements. Cela signifie que moins d’un établissement sur cinq a fait usage de cette proposition.
Dédier un mercredi matin par mois dans les écoles pour permettre aux personnels de l’éducation de se coordonner
Multiplier les événements inter‐écoles
Continuer d’acquérir du mobilier innovant (de type bureau vélo par exemple) qui améliorent la concentration des enfants ayant des troubles cognitifs
Canapés, ballons de gym, bureaux‐vélos ou encore sac de boxe meublent les classes de ces établissements. L’objectif est de permettre aux enseignants de gérer les problèmes de concentration et d’agressivité de certains élèves atteints de troubles du comportement ou handicapés.
Mediacités n’a pas pu vérifier si ce dispositif s’était étendu à d’autres écoles depuis.
Développer les équipements de garde d’enfants (crèches, relais pour assistantes maternelles)
À la rentrée 2025, 1780 places en crèches ont été attribuées et 48 établissements ont été rénovés pour un montant total 2,7 millions d’euros.
Dans le quartier Guillaumet, l’ouverture du Centre Petite Enfance a permis d’ouvrir 52 places en crèche collective et 53 en crèche familiale, ainsi qu’un relais petite enfance. À Malepère, une nouvelle crèche en gestion municipale va ouvrir ses portes à la rentrée 2026. L’établissement comprend un relais petite enfance. Dans les autres quartiers cités dans la promesse – Grand Matabiau et Saint‐Simon – il n’y a pas eu d’ouvertures de places ces dernières années, selon nos informations.
En mars 2025, Toulouse comptait 14 relais petite enfance. Ces espaces permettent aux assistantes maternelles de se regrouper pour mener des activités communes avec les enfants qu’elles accueillent. Il y en avait 12 en 2021 et 9 en 2014. Un effort a donc bien été développé là aussi.
Pourtant, en mars 2026, 1 600 familles étaient toujours en attente d’une place en crèche, selon un rapport de la Cour des comptes.
Permettre à chaque écolier en école publique de partir en classe découverte dans les Pyrénées
Sur l’année scolaire 2024–2025, 2 000 enfants ont participé à des classes découvertes organisées dans les Pyrénées et en Ariège. Depuis le printemps 2025, la mairie propose une aide aux enseignants, qui s’élève à 1 100 euros par classe pour des sorties “découvertes” dans les Pyrénées. Le dispositif aurait permis, selon la mairie, “à 500 élèves de voyager avec un reste à charge modeste pour les familles” sur la fin de l’année scolaire.
Une mesure insuffisante, pour permettre à tous les élèves de bénéficier d’une classe découverte. En effet, en 2024, plus de 20 000 élèves étaient scolarisés dans les écoles publiques élémentaires de Toulouse. Cela signifie que seulement un peu plus d’un enfant sur 10 a pu partir en classe découverte sur l’année scolaire 2024–2025.
Aménager les cours d’écoles pour qu’elles soient aussi utiles aux filles qu’aux garçons
Depuis 2014, 120 cours oasis ont été aménagées à Toulouse. Dont 67 entre 2024 et 2025. 21 nouvelles écoles ont ouvert leurs portes, en privilégiant à chaque fois l’aménagement de ce type de cours.
Mais certains enseignants s’interrogent sur les bénéfices de ces aménagements en termes d’égalité filles‐garçons. « Je ne peux pas dire que ça a eu un gros impact sur l’égalité fille‐garçon, explique un enseignant de l’école maternelle Jean‐Jaurès. L’élément central de la cour, c’est le toboggan, et c’est essentiellement des garçons qui y vont. Les filles restent dans les coins de la cour. » À l’école élémentaire de la Maourine, une partie de la cour a été aménagée en cour oasis et l’autre partie est restée goudronnée. « Dans la cours oasis, les filles et les garçons se mélangent globalement, constate Lucie, enseignante, mais dans le reste de la cour, rien ne change : les garçons prennent tout l’espace et les filles sont sur les bords à raser les murs. » La chemin vers l’occupation égalitaire des cours d’écoles par les filles et les garçons est encore long…
Travailler avec l’Éducation Nationale et les associations compétentes pour ouvrir une classe en langue des signes française (LSF) à Toulouse
En 2022, le PEJS a limité sa capacité d’accueil à 56 enfants sourds. La seule solution proposée est d’inclure les enfants sourds dans des classes ordinaires avec un interprète. Mediacités n’a trouvé aucune trace d’une nouvelle classe LSF, ni en primaire ni dans le secondaire, qui aurait été ouverte par l’académie de Toulouse.
Proposer un guichet unique de pré‐inscription rassemblant les crèches municipales et des crèches associatives
En 2023, la mairie s’est lancée dans le développement d’une nouvelle plateforme numérique pour faciliter l’inscription dans les crèches municipales et associatives de Toulouse. Un million d’euros a été débloqué.Le guichet est en ligne depuis le 1er janvier 2026.
Faire en sorte que toutes les écoles élémentaires puissent accueillir tous les enfants en situation de handicap ou présentant des troubles incompatibles avec une scolarisation normale, en développant les classes ULIS ou les unités externalisées élémentaires (UEM)
Mais l’ouverture d’une Ulis est décidée par l’Éducation nationale pour les écoles primaires, et non par la mairie. À la rentrée 2020–2021, Toulouse comptait 30 unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS) dans les écoles élémentaires. Depuis septembre 2025, il y en a 73. Toutes les écoles élémentaires publiques n’accueillent donc pas encore d’Ulis.
Les unités d’enseignement externalisées (UEE) permettent aux services médico‐sociaux et aux unités d’enseignement des établissements d’intégrer les enfants handicapés dans les écoles ordinaires. En 2020, la mairie de Toulouse a créé une cellule inclusion handicap spécifique aux écoles pour développer un projet d’inclusion. Parmi les actions de la cellule : l’ouverture d’unités externalisées, en partenariat avec l’éducation nationale et les structures du médico‐social. En 2021, Toulouse compte 12 unités d’enseignement externalisées (UEE) dans ses écoles primaires, dont une en maternelle. La mairie affichait l’ambition d’en ouvrir trois autres d’ici 2024.
Mediacités n’a pas trouvé de chiffre actualisé du dispositif. Même si l’effort de la mairie peut être souligné, en additionnant les Ulis et les UEE, l’ensemble des 101 écoles élémentaires — sur 213 écoles publiques au total – ne propose pas de tels dispositifs.
Au sein des crèches toulousaines, les parents qui travaillent ou qui cherchent un emploi resteront prioritaires
Le système de points en vigueur favorise les parents en activité, au détriment des personnes en recherche d’emploi. Un couple ou une famille monoparentale qui travaille obtient 10 points, le maximum.
Le retour à l’emploi d’un ou des parents peut valoir des points supplémentaires (+ 1 point pour un parent en recherche d’emploi auprès de France Travail, + 2 points pour un parent accompagné par le PLIE…). Cependant, un couple dont les deux parents ne travaillent pas (3 points), si chacun est inscrit à France Travail (+2 points), sera moins prioritaire qu’une famille monoparentale qui ne travaille pas (6 points).

La loterie des places de crèches à Toulouse
Développer les lieux d’accueil enfants parents pour accompagner les parents des enfants de moins de six ans
En 2020, cinq LAEP étaient bénéficiaires de l’aide au fonctionnement de la mairie. Le LAEP de Rangueil a été inauguré en mars 2022. La mairie de Toulouse est aujourd’hui gestionnaire de 13 LAEP. Elle a notamment repris, en 2025, la gestion du LAEP de Bellefontaine, géré jusqu’alors par l’association départementale des pupilles de l’enseignement.
Développer les logements pour mettre à l’abri les femmes victimes de violence
Développé à partir de mars 2021, le parc de logements mobilisés a été ajusté progressivement grâce à plusieurs opérations, notamment grâce à la restitution et la réaffectation de logements. En 2023, on comptait 32 logements de ce type dédiés aux femmes victimes de violences conjugales.
« Le dispositif reste limité face à la demande réelle. Pendant ce mandat, des associations ont alerté sur le manque de places d’hébergement et des situations où des femmes se retrouvent sans solution d’abri suffisante, notamment lorsque l’hébergement d’urgence arrive à saturation ou prend fin sans relogement sécurisé », reconnaît la mairie.
« Selon le suivi des indicateurs, le dispositif s’est stabilisé ces dernières années autour de 40 à 47 logements passerelles mobilisés. Par ailleurs, entre 32 et 57 ménages sont accueillis chaque année dans ces logements témoignant de l’utilisation effective du dispositif », confirme la mairie.
On peut donc estimer, au vu de l’effort, que la promesse est tenue.
Améliorer la signalétique des lieux publics en faveur des personnes souffrant de déficience mentale
« Cette action consistait à développer une signalétique plus accessible dans l’espace public, inspirée notamment de celle mise en place dans le métro toulousain, afin d’améliorer l’information des personnes en situation de handicap », explique la municipalité à Mediacités.
Dans le cadre de la candidature de Toulouse au label « Destination pour tous », une signalétique universelle a été déployée intégrant notamment : des informations simplifiées (lieu, durée, distance), des pictogrammes facilitant la compréhension, le renouvellement des panneaux de signalétique patrimoniale dans le centre historique, avec un renvoi vers un dispositif numérique (Urban‐Hist).
« Cette démarche s’est traduite par une augmentation du nombre de panneaux de signalétique de ce type dans l’espace public : 1 728 en 2025 contre 1 034 panneaux en 2020 », ajoute la mairie. Et d’assurer que la mise en accessibilité des lutrins patrimoniaux, en collaboration avec un opérateur, se poursuivra jusqu’en 2026.
Proposer des alternatives aux jeunes marginaux en centre‐ville
« Argos propose un accompagnement social et professionnel individualisé, visant à favoriser la sortie de la rue et l’accès aux dispositifs de droit commun. Les jeunes peuvent notamment être accompagnés pour : l’accès aux droits et les démarches administratives,
l’orientation vers la formation ou l’emploi, l’accès à des solutions d’hébergement ou de logement, l’accès aux soins et à la santé, la construction d’un projet d’insertion. »
Le dispositif repose sur un partenariat entre le CCAS de la Mairie de Toulouse, Toulouse Métropole et la Mission locale de Toulouse, et mobilise des travailleurs sociaux et conseillers en insertion.
517 jeunes ont été accompagnés de 2021 à 2024 : 83 jeunes la première année, et jusqu’à 160 en 2024. Le bilan est en cours pour 2025.
Améliorer la place des femmes dans l’espace public
Selon la mairie, cette promesse « visait à intégrer davantage la dimension de genre dans l’aménagement et la place des femmes dans l’espace public ».
Elle affirme avoir mené plusieurs démarches en ce sens : « réalisation de diagnostics en marchant intégrant la question de la sécurité et de l’usage de l’espace public par les femmes » (l’équivalent des marches exploratoires), identification de secteurs pouvant être difficiles à fréquenter pour elles, mobilisation de l’expertise d’usage des habitantes pour formuler des propositions d’aménagement.
Un séminaire consacré au thème « Femmes et aménagement urbain, penser à l’égalité d’usage » s’est tenu le 14 octobre 2024, en partenariat avec plusieurs instances (CODEV, AIOC et directions de l’aménagement et de l’espace public de Toulouse Métropole), dont le Codev a publié un rapport.
La Mairie de Toulouse a par ailleurs multiplié les nominations féminines de rues toulousaines notamment, avec 209 nouvelles appellations entre 2020 et 2026, dont 117 portant des noms de femmes (soit 56%). La part des rues portant des noms de femmes aurait aujourd’hui atteint 36%. Il faut dire qu’on partait de loin, comme Mediacités l’avait documenté.
Tripler l’offre de micro‐crédit pour les plus modestes proposée par le Crédit Municipal de Toulouse
Interrogée sur ce sujet, la mairie assure que « les montants alloués au titre du micro crédit par le crédit municipal de Toulouse sont passés de 240 545 € en en 2020 à 954 077 € en 2025 ».
Favoriser la création de 10 000 emplois d’ici 2030 en développant l’économie circulaire
Selon un diagnostic, réalisé en 2018, répondre à 10 % de la demande locale par l’économie circulaire pourrait créer 15 000 emplois sur le territoire métropolitain. En 2021, la métropole et la mairie ont adopté un Schéma de promotion des achats sociologiquement et écologiquement responsable (Spacer) pour compléter la charte des marchés publics. L’un des objectifs : la prise en compte de l’économie circulaire dans 80 % des marchés de travaux , d’ici 2026. En ce sens, en 2021, Toulouse métropole a remporté un appel à projet européen (Life Waste2Build). Elle bénéficie d’une subvention européenne pour développer le réemploi des matériaux de seconde vie dans la commande publique. En 2021, le projet a généré 6 570 heures d’emploi (emploi local et réemploi).
La métropole a aussi lancé, en 2022, son premier appel à projet pour récompenser les entreprises de l’économie circulaire. Parmi les lauréats, par exemple, Botch Cargo Bikes, une entreprise qui rénove des pièces de vélo de seconde main, en 2025. Depuis 2024, la métropole et la mairie sont partenaires du Nouvel atelier, un incubateur d’économie circulaire. C’est une structure d’accompagnement de projets de création d’entreprise qui s’intègrent dans l’économie circulaire.
Ces intiatives permettront‐elles la création de 10 000 postes d’ici 2030 ?
Développer l’actionnariat citoyen sur les projets d’énergie renouvelable
En 2017, la mairie de Toulouse et Toulouse Métropole se sont engagées à mettre à disposition des toitures de bâtiments de Toulouse et de sa métropole et cette dernière a participé à hauteur de 20 000 euros au capital de la SCIC, intégrant de ce fait le bureau de Citoy’enR.
Mais depuis 2020, la mairie n’a pas présenté de projet convaincant selon Jacques Bart, directeur général délégué de la coopérative. Contacté par Mediacités, il déplore « une volonté de façade » de la mairie. « On ne peut pas dire que Toulouse nous met des bâtons dans les roues, mais Toulouse ne nous aide pas », regrette le membre de Citoy’enR.
Lancer la mise en place d’un méthaniseur public pour les services de la mairie
Une promesse facile à tenir puisque les élus métropolitains avaient acté en 2018 la construction d’une usine de méthanisation des boues urbaines, à la station d’épuration de Ginestous. Mise en service en 2021, elle a coûté 33,7 millions d’euros, au lieu des 26 millions d’euros prévus initialement. Une somme financée principalement par Toulouse Métropole (21,3 millions d’euros), l’Agence de l’eau (9,6 millions d’euros), la Région (1,7 million d’euros), l’Adème (1,08 million d’euros) et GRDF.
Exploitée par Suez Asteo, via un contrat de délégation de service public, l’usine produit assez de biométhane pour alimenter 230 bus par an en carburant ou pour fournir 11 000 foyers en eau chaude et en chauffage. Ce n’est pas tout à fait ce qui était promis, mais cela y ressemble.
Accompagner les bailleurs sociaux engagés dans la rénovation de leur patrimoine
En décembre 2025, les bâtiments HLM de Toulouse Métropole dans la cité du Calvaire, à Empalot – 93 logements sur trois bâtiments – ont été rénovés. La façade, mais aussi la performance énergétique ont été revus. Toulouse Métropole a participé à hauteur de 4 000 euros par logement.
Toulouse Métropole Habitat s’est par exemple fixé, à travers le Plan stratégique de patrimoine, d’atteindre les 20 000 logements en service en 2026, et de « disposer d’un parc à 80 % neuf ou réhabilité depuis moins de 15 ans ».
Jean‐Luc Moudenc continue donc d’accompagner les bailleurs sociaux dans la rénovation de leur patrimoine d’immeubles.
Réaliser un diagnostic thermographique de la ville
À Toulouse, aucune thermographie des constructions n’a été réalisée à ce jour. Mediacités n’a trouvé aucune trace d’un tel projet en cours dans la ville. Toulouse met néanmoins régulièrement à jour, depuis 2020, une cartographie des îlots de chaleur urbains dans la ville ainsi qu’une carte de l’indice potentiel de rafraîchissement de la ville.
Maintenir la construction de logement social et de logement abordable
La Chambre régionale des comptes d’Occitanie indique une croissance de la tension entre l’offre et la demande de logements sociaux de de 5,5 % sur la métropole toulousaine entre 2019 et 2024. En 2023, Toulouse Métropole a adopté un plan de soutien de 32 millions d’euros sur la période 2024–2026 pour doubler les subventions accordées aux bailleurs sociaux par rapport au cycle 2020–2023.
Le PLUi‑H, adopté en décembre 2025, prévoit la création de 74 000 logements en dix ans pour absorber l’arrivée des 9 000 nouveaux habitants annuels, dont 60 % des logements produits devront afficher des prix encadrés. Au moins un tiers relèverait du parc locatif social. Le prix de vente de 25 % des logements neufs sera encadré par la Métropole. Un accord a été signé avec les promoteurs, selon Jean‐Luc Moudenc.

Baisse des APL : quelles conséquences pour les HLM toulousains ?
Encourager la mise en place de conventions d’occupation précaire entre associations et propriétaires pour proposer de l’hébergement d’urgence supplémentaire
Depuis 2023, les mises à la rue se multiplient à Toulouse. 350 enfants y dorment à la rue ou dans des squats selon le réseau Éducation Sans Frontières. La préfecture procède à des sorties sèches d’hôtels de mères isolées même en plein hiver. “C’est la première fois qu’en plein hiver autant de familles sont mises dehors”, confie Alain Chatier, membre de RESF 31 à France Bleu, début décembre.
Accentuer le renouvellement urbain dans les Quartiers en Politique de la Ville
Le renouvellement urbain d’Empalot comprend également la requalification des espaces publics, la reconstruction d’un groupe scolaire et la réhabilitation d’écoles.
Dans la même temporalité que le NPNRU, le contrat de ville pour 2024–2030, issu de la loi Ville et cohésion urbaine du 21 février 2014, a été adopté. L’objectif est de mener des actions pour réduire les inégalités des quartiers prioritaires.
Mettre en place une agence immobilière à vocation sociale
L’ALIS peut par exemple aider des propriétaires à engager des travaux dans leur logement et négocier des loyers avantageux avec les propriétaires qui pourront bénéficier d’une réduction d’impôts.
Sur l’année 2024, 15 logements ont été conventionnés sur des loyers sociaux et trois propriétaires ont été accompagnés dans le cadre de la réalisation de travaux.
Renforcer la mise à disposition de logements de l’établissement public foncier local pour de l’hébergement d’urgence
« Nous avons pu créer des logements passerelles dans du foncier appartenant à l’EPFL », indique la mairie à Mediacités sans avoir communiqué de chiffres à ce jour.
Mediacités n’a pas trouvé de document qui chiffre la mise à disposition de logements d’urgence à destination des publics précaires par l’établissement public foncier local et ne peut pas évaluer si cela été renforcé.
Mettre en place un grand plan de rénovation énergétique de l’habitat pour mettre à niveau au moins 7 000 logements par an
En 2023, 4 167 logements ont été rénovés dans la métropole de Toulouse et seuls 2 706 l’ont été en 2024. Selon le rapport de développement durable de la Métropole de 2025, le guichet de la Maison de l’énergie a réalisé 6 470 contrats contre 3 247 en 2021.
L’objectif de 7 000 logements rénovés par an n’a pas été atteint.
Créer un office foncier solidaire
Ce nouveau dispositif permet d’accéder à la propriété pour des coûts 30 % à 50 % moins cher que le marché.
Le développement du bail réel et solidaire a été accéléré par le vote du plan de soutien 2024 – 2026 à la production de logements sociaux et nouvelles modalités de financements pour encourager la production de logements en bail réel solidaire.
Moduler les obligations de construction de logement social quartier par quartier
Les annexes du documents reviennent sur les taux à appliquer selon les zones concernées. Dans certains quartiers de Toulouse, le seuil a été abaissé à 1 000 m² pour tout projet d’habitat qui atteindrait une telle surface et doit alors intégrer au moins 35 % de logement locatif social. Ce choix a toutefois été critiqué par les écologistes, qui regrettent un seuil de 1 000 m² quand d’autres communes l’ont fixées à 500 m².
Inciter les promoteurs et les bailleurs sociaux à faire équipe au plus tôt
Le nouveau PLUi‑H ouvre donc la voie à l’instauration de règles pour encourager l’association des bailleurs sociaux et des promoteurs en amont des projets mais concrètement aucune mesure n’a été prise en ce sens. À ce jour, la mairie n’a pas donné d’exemple de projets immobiliers où les bailleurs sociaux et les promoteurs ont entamé les discussions dès l’avant-projet des permis de construire.
Faciliter l’accès au foncier pour les bailleurs sociaux et écarter la spéculation foncière
Le PLUi‑H prévoit également des “emplacements réservés” pour un logement social et abordable. « Une centaine de sites de recyclage urbain » ont été identifiés et des “subventions aux bailleurs” ont été mobilisés, selon les informations communiquées par la mairie.
« Un travail partenarial entre les bailleurs sociaux et les promoteurs a été mené de longue date sur les grands sujets liés à l’immobilier : maîtrise des prix VEFA, servitudes de production du logement social, qualité des logements, accessibilité », a indiqué Toulouse Métropole à Mediacités
La collectivité n’a pas précisé si, comme promis, elle avait eu recours à l’EPFL ni si elle avait donné une liste de sites identifiés pour les bailleurs sociaux.
Diminuer les permis de construire dans certaines zones résidentielles qui n’ont pas vocation à se densifier
L’idée du nouveau PLUi‑H est de “densifier la ville” tout en préservant certains secteurs. définis dans les cahiers urbains toulousains et dans le périmètre du Site patrimonial remarquable (SPR). L’objectif de Zéro artificialisation nette d’ici 2050 a également été introduit dans le PLUi‑H, conformément à la loi Climat et Résilience d’août 2021.
Le premier PLUi‑H, adopté en 2019, a été annulé par le tribunal administratif de Toulouse en mars 2020 pour non‐respect du code de l’urbanisme. En cause, notamment, une trop grande consommation d’espaces naturels et agricoles et un manque de précisions sur la modération de l’étalement urbain. Cette première stratégie d’urbanisme n’a donc jamais porté ses “fruits” pour reprendre les mots du programme de Jean‐Luc Moudenc.
Cela dit, pour vérifier cette promesse, il faudrait compter les permis de construire dans tous les quartiers et les comparer années par années. Après bien des négociations, Mediacités a pu obtenir la liste des permis pour une seule année. Impossible donc de vérifier cette promesse.
Encourager le développement de projets d’habitat inclusif
En projet depuis 2017, Envol‐Toit, 10 logements sociaux adaptés, porté par l’association l’Esperluette a été livré en 2023. Une concertation citoyenne, mise en place après l’attribution de la rénovation du quartier Guillaumet par Altarea Cogedim et Crédit Agricole Immobilier par Toulouse Métropole, permet à l’Esperluette de mener son projet.
Le projet Hip Hope, porté Toulouse Métropole et le Groupement pour l’insertion des personnes handicapées physiques (GIHP) comprend 19 logements adaptés aux personnes à mobilité réduite dans le quartier Aerospace Montaudran et doit être livré en 2026.
Offrir à tous les Toulousains de 75 ans un conseil gratuit spécialisé sur l’adaptation de leur logement
Mediacités n’a trouvé aucun autre dispositif, adressé expressément aux personnes âgées de 75 ans et plus qui prévoit la visite d’un spécialiste pour donner des conseils sur l’agencement de leur logement.
Favoriser la mise en place d’offres de logements adaptées aux seniors
Depuis 2023, il est possible de financer en prêt locatif aidé d’intégration (PLAI) les logements foyers d’habitat inclusif à destination des personnes en perte d’autonomie, afin de favoriser la création de logements adaptés aux seniors. En 2021, Toulouse Métropole a mis en place la démarche « 1 station – 1 résidence » qui constitue un levier pour développer des résidences pour les publics fragiles, dont les seniors, aux abords de la ligne C.
Le dossier du programme d’actions PLUi‑H indique qu’entre 2019 et 2023, 988 logements ont été livrés en résidence services seniors, mais que le coût de ces résidences ne permet pas aux plus modestes d’y avoir accès.
Afin de développer une offre senior plus accessible financièrement, le plan de soutien 2024–2026 de Toulouse Métropole fait des résidences seniors des projets prioritaires pour obtenir des agréments en Prêt locatif social.
Des projets de résidence seniors ont vu le jour sous le mandat de Jean‐Luc Moudenc. Par exemple, la Cité Blanche, dont le traité de concession a été signé avec Toulouse Métropole en 2015 et qui a été inaugurée en 2024, comprend plus de 400 logements dont une résidence service pour seniors, incluant un restaurant, une pharmacie ou encore un local de kinésithérapie.
Dans le quartier Saint‐Michel, le bâtiment de la clinique du Parc a été réhabilité en une résidence à destination des 164 logements seniors, étudiants et des familles, menée avec le soutien de la ville de Toulouse. La livraison est prévue pour 2027. Reste la question de l’accessibilité de ce type de logements. Centre balnéo et piscine font décoller le prix au mètre carré à 7 000 euros. Mais 90 % des logements séniors auraient déjà trouvé preneurs.
Créer un guichet unique d’information et d’accompagnement des projets de rénovation
Co‐financée par l’Union Européenne, la région Occitanie et Toulouse Métropole, elle a vocation d’être “un lieu unique pour accompagner les habitants dans leurs projets de rénovation, de leur conception à leur réalisation”, selon François Chollet, vice‐président de Toulouse Métropole en charge de l’Écologie et de la Transition énergétique.
Le projet a été acté le 1er janvier 2020. L’enjeu était de “passer de la rénovation de 3 000 à 7 000 logements par an dans la Métropole”. Le système mis en place lors du précédent mandat de Jean‐Luc Moudenc fonctionnait grâce au travail de quatre conseillers, passé à huit à l’ouverture de la nouvelle Maison de l’énergie. Ces agents tiennent des permanences dans 27 autres sites (mairies, maisons de la citoyenneté…) dans la Métropole. Jean‐Luc Moudenc a tenu sa promesse.
Ouverte en pleine année de crise énergétique, en 2022, la Maison de l’énergie a été submergée par les demandes. Il fallait attendre deux mois pour obtenir un rendez‐vous. Depuis 2024, 14 conseillers composent le guichet. L’accueil sans rendez‐vous et les plages horaires téléphoniques ont été élargies.
Jean‐Luc Moudenc a tenu sa promesse quand bien même il est toujours impossible de dresser le bilan de la rénovation énergétique à Toulouse.
Créer des espaces de mémoire de quartier
Nous n’avons pas pu vérifier l’existence d’espaces de mémoire dans les bibliothèques et mairies de quartier constitués de maquettes ou de contenus audio et vidéo. En revanche, des plaques retraçant l’histoire de certains quartiers ont été apposées sur le mandat écoulé, comme sur la place du Marché aux cochons à Toulouse.
C’est l’oeuvre d’une association, qui contribue à la valorisation du patrimoine via la mémoire des habitants. Créée en 2015, Un oeil sur ma ville mène des ateliers avec des groupes de participants pour produire à la fois des parcours de bornes historiques dans l’espace public, agrémentées de photos d’archives et d’anecdotes de vie, mais aussi des podcasts à partir d’interviews d’habitants. L’association organise aussi des événements de médiation culturelle, comme des balades commentées autour de ces parcours.
Un oeil sur la ville réalisé un parcours à Négreneys‐Minimes‐Bourbaki, mais aussi à Empalot et à la Reynerie. Le prochain est prévu cette année sur Barrière de Paris‐La Vache, et une phase préparatoire pour un futur projet à Lalande a eu lieu. Un parcours audio a également vu le jour à Rangueil‐Saouzelong.
À Arnaud Bernard, un dépliant a été conçu et mis à disposition des habitants chez tous les commerçants et cafés culturels du quartier. « On a fait une exposition et des podcasts fin 2024. Mais il était impossible d’implanter des bornes historiques à cause de la proximité avec Saint‐Sernin. Les Architectes des bâtiments de France ont refusé », explique Ludovic Calvet, le coordinateur d’Un oeil sur ma ville.
Pour ce dernier projet, la mairie a été un partenaire central, en contribuant à hauteur de 10 000 euros. Mais selon l’association, le parcours de Barrière de Paris n’a bénéficié que d’une aide de 2 000 euros, sur un budget dix fois plus important. « Nous obtenons des aides via les budgets politique de la ville mais la ville est rarement notre principal partenaire », souligne le coordinateur, qui fait appel à la Direction régionale des affaires culturelles, mais aussi au ministère de la jeunesse et des sports, au département, à la Carsat et à l’Assurance maladie, ou encore à des fondations.
D’autres associations, comme En quête de patrimoine ou Avec (à Empalot), organisent elles aussi des balades commentées ou des bibliothèques vivantes, dans une même volonté de valoriser le patrimoine des quartiers avec les habitants. Avec quelques aides aux projets de la mairie.
Améliorer la visibilité des œuvres déjà présentes dans l’espace public
Nous n’avons pu trouver d’informations concernant cette promesse. Interrogée sur le volet culture, la mairie n’a pas répondu à ce sujet.
Mais il existe quelques initiatives citoyennes pour répertorier en ligne les oeuvres d’art urbain présentes dans l’espace public, à l’instar de cette application internationale qui recense 356 oeuvres dans la Ville rose.
Mettre en place un abattement fiscal pour les petits commerces
Maintenir les taux actuels de la CVAE et de la CFE
Concernant la CVAE, c’est un impôt national, donc le taux n’est pas spécifique à Toulouse métropole. La CVAE concerne les entreprises imposables à la CFE qui génèrent un chiffre d’affaires hors taxe supérieur à 500 000 euros. Le taux de cotisation dépend du chiffre d’affaires de l’entreprise. La CVAE tend à être supprimée d’ici 2030. Une décision qui avait fait bondir Jean‐Luc Moudenc, en 2022.
Mettre en place des actions en faveur du dynamisme économique pour créer des emplois
En 2024 et 2025, le baromètre Arthur Loyd place Toulouse en tête des villes les plus attractives de France. Dans sa feuille de route de développement économique pour 2026, Toulouse Métropole liste plusieurs actions pour développer le dynamisme économique dans la zone. La Métropole souhaite, entre autres, attirer des congrès de plus de 1 500 personnes, accompagner des mutations en matière de tourisme d’affaires et de loisirs ou encore augmenter les dépenses du secteur de l’ESS.
Ouvrir les espaces verts aux événements culturels
C’était déjà le cas avant 2020. De nombreux événements culturels se déroulent en plein air à Toulouse, à commencer par le célèbre festival de musiques du monde Rio Loco, qui se tient en juin sur la prairie des Filtres et entièrement financé par la mairie. Sans compter les Siestes électroniques, Tangopostale, le Festival de Toulouse.
Côté art contemporain, la mairie a acquis ces dernières années de nombreuses fresques et oeuvres plastiques pour l’espace public, comme les oeuvres d’art en 3D installées dans des rues très passantes du centre‐ville en 2023. Depuis novembre 2025, et dans le cadre du réaménagement du cœur de quartier Guilheméry, le “Quintet perché” est installé dans les arbres de la place Marius Pinel. Cet ensemble de cinq sculptures en grillage de l’artiste plasticienne Michèle Nadal est une métaphore musicale de l’espace public.
Les Toulousains connaissent également les statues en résine rouge de l’artiste James Colomina, qui se sont installées progressivement depuis 2017 dans l’espace public, à commencer par le petit garçon rouge au bonnet d’âne, qui trône à l’intérieur du dégueuloir du Pont Neuf. Puis le passager s’est installé sur un toit de la place Belfort, la petite fille au cerf‐volant sur le toit de l’École Nationale d’Aviation Civile, l’enfant sur le toit dans la rue Denis Papin, près de Saint‐Aubin, l’enfant à la fleur rue Montardy, tout près du Capitole, le voyageur et sa valisette, sur le toit d’un immeuble rue Périole, et l’homme à la tête de pomme, en bas des allées Jean Jaurès. Une nouvelle oeuvre, en quatre morceaux, va s’installer en juillet 2026 sur l’esplanade des Français d’Afrique du Nord, en plein cœur de Toulouse, façonnée par l’artiste français David David.
Continuer le développement des marchés de plein vent dans les quartiers
Étendre le recours au droit de préemption aux cœurs de quartier dans toute la ville, pour maintenir la diversité de nos commerces
Développer les résidences d’artistes en milieu scolaire
La mairie de Toulouse a mis sur pied plusieurs dispositifs d’éducation artistique et culturelle (EAC) conçus pour les publics scolaires, pour “ouvrir tous les arts à la jeunesse, et permettre aux enfants de grandir curieux à Toulouse”. Selon la collectivité, l’offre déployée à l’échelle de la collectivité aurait touché 64 000 élèves en 2023–2024, dont 52 000 du premier degré (hors dispositifs portés par la direction développement et coopération culturelle, par le Conservatoire ou l’Orchestre du Capitole – Playmusic, Démos, Opéra bus).
Depuis 2019, elle promeut notamment des résidences artistiques en maternelle, afin que les enfants puissent se familiariser dès 3 ans avec la création, en partenariat avec la Direction Régionale des Affaires Culturelles Occitanie (DRAC) et la Direction des Services Départementaux de l’Éducation Nationale (DSDEN31). Des compagnies artistiques s’installent dans un établissement scolaire (en réseau éducation prioritaire) et s’engagent sur une initiation et une ou plusieurs réalisations avec les élèves. Le dispositif a été construit en lien avec les Cités éducatives du Grand Mirail et se déploie chaque année sur les quartiers du Nord et du Grand Mirail, cette année à Daniel Faucher et Olympe de Gouges.
Les enfants des écoles élémentaires bénéficient d’autres dispositifs. Le Passeport pour l’Art, créé en 2009 sous la municipalité du socialiste Pierre Cohen, leur propose par exemple des parcours d’initiation gratuits avec le concours des musées, des salles de spectacles, des festivals, des compagnies d’artistes, avec l’appui de la préfecture de la Haute‐Garonne et de l’Éducation Nationale. Entièrement gratuits pour les écoles et les familles, ils touchent près de 12 000 élèves toulousains sur l’année scolaire 2025–2026, pour un budget de 268 000 euros.
Par ailleurs, entre 800 et 1 000 élèves auraient cette année expérimenté les résidences scolaires, dans le cadre de l’expérimentation culturelle et ville créative Unesco : avec Cirk Oblique à Cépière Beauregard (150 enfants), avec Playtime à Malepère (300 enfants), à Bagatelle avec la compagnie de cirque Baro d’Evel. Un appel à projets est en cours pour une résidence autour de la promotion de l’occitan.
En 2022, le Micro‐Folie, un musée numérique gratuit a été créé au sein du centre culturel Ernest Renan pour faire découvrir gratuitement aux plus de sept ans des oeuvres dans les domaines des beaux‐arts, de l’architecture, de l’opéra, des ballets, et de la culture scientifique. Il se déplace aussi dans les centres sociaux et centres culturels. 816 enfants en bénéficient cette année, selon la mairie.
Sans compter un projet de comédie musicale en lien avec le Conservatoire de Toulouse (100 enfants). Enfin, 16 classes participent chaque année à Play Music avec le Conservatoire, pour un apprentissage collectif hebdomadaire d’un instrument de musique.
Si certains lieux culturels de Toulouse et de la métropole, accueillent les scolaires pour faire découvrir leur univers artistique (comme la Grainerie pour le cirque), ce n’est pas encore le cas des cités des Arts plastiques, de la Danse, et de la Musique, pour une simple raison : aucun des trois n’a vu le jour sur le mandat
Améliorer la mise en valeur lumineuse du patrimoine
En 2015, lors du premier mandat de Jean‐Luc Moudenc, a été lancé un “plan lumière” sur quatre ans, “pour rendre la ville plus belle mais aussi plus sûre”. Cette démarche avait pour objectif principal d’obtenir la labellisation de l’Unesco.
Première à bénéficier de ce plan, la place Saint Étienne, avec la cathédrale et son jardin attenant. La cathédrale fait alors partie des “quelques monuments toulousains éclairés la nuit, toute l’année, jusqu’à deux heures du matin”. Selon un quotidien régional, il était aussi prévu d’éclairer, la nuit, la piste cyclable du Canal du Midi, entre Toulouse et Ramonville. L’éclairage des piles du Pont Neuf devait être revu en 2016, et l’arc Garonne (pont Neuf, hôtel Dieu, quai Viguerie, Daurade, Saint‐Pierre), bénéficier de nouvelles illuminations. Les grands boulevards et plusieurs rues du centre‐ville, eux aussi, étaient concernés.
En novembre 2017, la mairie se targue d’avoir mis en valeur 40 sites patrimoniaux en trois ans, dont ceux cités plus hauts, plus le couvent des Jacobins, le monument des Combattants de la Haute‐Garonne, la place Dupuy ou encore la rue Alsace‐Lorraine. La basilique Saint‐Sernin et la médiathèque José Cabanis devaient l’être prochainement.
“En deux ans, 80% du plan lumière a été réalisé donnant une véritable identité nocturne à la ville. Parallèlement à cette démarche de mise en valeur de son patrimoine, la mairie de Toulouse a réduit de 18%, depuis trois ans, la consommation annuelle d’électricité de son parc d’éclairage public” soulignait la mairie dans un publication Facebook. Pour ce faire, elle affichait d’avoir obtenu une nouvelle tarification auprès d’EDF, ou encore remplacé des appareils obsolètes. La Place Wilson aurait, elle aussi, bénéficié d’un nouvel éclairage en 2018, puis la place du Capitole en 2019, grâce à 260 appareils Led destinés à « sublimer les détails architecturaux ».
Interrogée concernant ses réalisations depuis 2020, la mairie de Toulouse assure que « la démarche de valorisation par l’éclairage public du patrimoine a été poursuivie tout au long de ce mandat. Les sites de la basilique Saint Sernin, le dôme de la Grave, les colonnes de mémoire installées en sont les exemples les plus marquants ». Mais la collectivité a choisi » de ne pas renforcer l’éclairage de certains sites pour s’inscrire dans les règles qui ont évolué pour protéger la faune et la biodiversité ». Un grand‐écart entre des nécessités patrimoniales et écologiques, difficile à arbitrer…
Attirer des grandes enseignes et des concepts innovants dans notre centre‐ville
Rue de Metz, l’enseigne espagnole d’ameublement Kave Home a ouvert ses portes en octobre 2024. En 2025, c’est au tour de l’enseigne Kway d’ouvrir un magasin rue de Metz. La mairie s’est portée volontaire pour aider Hermès à retrouver un local dans la ville, alors que l’enseigne de luxe a quitté Toulouse en 2020. Selon la mairie, ces ouvertures sont le fruit d’une « stratégie proactive » de prospection conduite par la collectivité. D’autres enseignes, comme Louis Vuitton, en 2024, ont plutôt choisi de quitter la ville.
Déjà en vigueur en 2019, le dispositif « Mon entreprise pas à pas » est déployé par Toulouse Métropole, avec la Chambre de commerce et d’industrie de Toulouse. Depuis 2021, la Chambre des métiers et de l’Artisanat et le Conseil départemental de la Haute‐Garonne sont aussi partenaires. L’objectif est de faciliter aux entreprises leur implantation sur le territoire.
Le site recense par exemple un parc immobilier mis à disposition des start‐ups et de concepts innovants par Toulouse Métropole (20 000 mètres carrés, répartis en 5 pépinières et 4 hôtels d’entreprises). En 2013, la mairie met en place le dispositif Commerce avenir en faveur du commerce de proximité et lance régulièrement des appels à candidature. Par exemple, en 2026, trois baux sont rétrocédés par la mairie de Toulouse. Les critères de sélection reposent sur l’originalité du concept, ou encore la pertinence technique du projet.
Accompagner les commerçants dans la révolution numérique
La fédération a réussi à convaincre plus de 1 000 commerçants de la métropole de rejoindre la plateforme, lancée en mars 2021, depuis fusionnée avec l’application Ô Toulouse. Les commerçants disposant d’un site web peuvent s’inscrire gratuitement. Pour les autres, l’élu proposait de mettre à disposition des licences gratuites. Mediacités n’a pas trouvé si cette proposition a été réalisée.
La convention a été reconduite pour la période 2024–2026, et vise à soutenir les commerçants dans la transition numérique. La Fédération se fixe l’objectif d’aider la promotion des commerçants sur les réseaux sociaux. La Fédération doit également mettre en place un parcours sur mesure pour aider les TPE à augmenter leur chiffre d’affaires généré avec le numérique, en partenariat avec la CCI. Contactée, la fédération des commerçants n’a pas encore répondu sur les actions concrètes mises en place.
Selon la mairie, sollicitée par Mediacités, un autre partenariat a été établi, en 2020, entre Toulouse métropole et la Chambre des Commerce et d’Industrie (CCI). Il permettrait à la CCI de mieux accompagner les commerces sur le numérique. La plateforme « Mon entreprise pas à pas », portée par Toulouse Métropole en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie (CCI), a été lancée en 2019. La plateforme propose un appui personnalisé au numérique. Par exemple, en octobre 2025, un atelier numérique responsable a été mis en place pour les commerçants.
Créer un parcours d’accompagnement des entreprises de l’ESS
En 2023, Toulouse Métropole Impact a labellisé six tiers lieux de la métropole « Lieux Totem ESS ». La collectivité s’engage à accompagner les lieux labellisés, via les dispositifs du Parcours ESS et propose une aide à l’immobilier. Depuis la création du label, une “tournée des lieux totem” est organisée, chaque année, par la métropole. Pour cet évènement, chaque lieu labellisé organise une rencontre pour faire connaître ses activités.
En revanche, Toulouse Métropole n’a pas lancé son propre accélérateur d’innovation sociale. France Active MPA‐Occitanie a lancé de son côté « « Pollen », un programme d’accompagnement et de financement des structures de l’ESS, en 2021.
Expérimenter la présence de musiciens dans le métro
Renaud ou Zaz, pour ne citer qu’eux, ont commencé par jouer dans le métro parisien, avant d’avoir la carrière qu’on leur connaît. Mais les musiciens toulousains ne pourront pas compter sur les transports publics pour se faire connaître.
La décision de ne pas ouvrir le métro toulousain aux musiciens aurait été prise, selon Tisséo, dès l’ouverture de la ligne A en 1993, en raison de la configuration des lieux : couloirs moins longs qu’à Paris et une seule intersection entre les deux lignes, à la station Jean‐Jaurès.
Tisséo a déjà organisé ponctuellement des concerts souterrains, par exemple pour la fête de la musique ou pour la Saint‐Valentin, avec l’ensemble vocal “A bout de souffle”. Mais ces occasions ne se sont pas reproduites ces dernières années.
« Les conditions de réalisation satisfaisantes de cet engagement n’ont pas pu être réunies à ce stade. Toutefois, une initiative forte a été prise dans ce sens », soulignent les services municipaux. Ils font référence à la diffusion dans tout le réseau Tisséo, le 30 avril 2025, pour la Journée Internationale du Jazz, « d’une playlist unique faisant la part belle à la scène locale, réalisée en collaboration avec de nombreux partenaires ». « Cette journée était une invitation à découvrir les formations qui font vibrer la scène musicale d’aujourd’hui, à la croisée du jazz traditionnel, du jazz contemporain, du hip‐hop, du rock et de l’électro », ajoute la municipalité. On est loin du concert live quand même !
Doubler le nombre d’implantations d’entreprises extérieures pour en attirer, à terme, 60 par an
Ouvrir la commande publique aux start‐up
Si les retombées du Small Business Act sont positives selon Toulouse Métropole, le document ne mentionne pas l’ouverture de la commande publique aux start‐up.
Lancer un moteur de recherche en ligne pour les propositions socio‐culturelles toulousaines
Un nouveau moteur de recherche a été intégré dans le site institutionnel de Toulouse métropole, offrant selon la mairie, « une recherche multicritères performante pour identifier toute l’offre culturelle et socioculturelle à Toulouse et dans la métropole en fonction de zones géographiques, de dates, de thématiques ou de types de public ».
Ce moteur n’est pas dédié à socioculturelle, car on y trouve aussi des animations relevant d’autres domaines, comme la culture et le patrimoine, mais aussi le sport, la nature, l’emploi et l’économie. Avec la possibilité d’entrer des mot‐clé pour affiner.
Les sites de l’Opéra national du Capitole et de l’Orchestre national du Capitole ont été pourvus de nouvelles billetteries en ligne « plus intuitives et faciles d’utilisation », ajoute la municipalité. Mais il ne s’agit plus de l’offre socio‐culturelle, là non plus.
Amplifier les retombées économiques lors des évènements culturels et sportifs
Enfin, en 2024, le congrès de l’European association for international education (EAIE) aurait rapporté 9,4 millions d’euros, dont 4,8 millions en retombées directes pour les organisateurs et exposants et 4,1 millions de dépenses indirectes – restaurations, visites touristiques.
Aides les entreprises à recruter
Par ailleurs aucun dispositif n’a été mis en place pour faciliter les démarches administratives des nouveaux arrivants.
La seule mesure qui pourrait aller dans le sens de cette promesse est l’organisation d’un forum des diplômés, depuis 2023 à la Cité de l’Emploi, mais celui‐ci concerne les étudiants toulousains.
Achever la construction du campus Toulouse Aerospace, à Montaudran
Sur les 2 700 logements programmés, 400 sont à l’étape de l’étude des permis de construire et près de 600 logements restent à attribuer. 9 000 m² de bureaux supplémentaires, dont 1 000 m² d’ateliers productifs, sont prévus pour 2026. Mais, comme pour les derniers logements, ces bureaux peinent à trouver preneurs.
Enfin, le quartier sera relié au métro au plus tôt fin 2028. En résumé, ce campus d’innovation est bien actif, mais il est encore loin d’être achevé.
Aider employeurs et demandeurs d’emploi à se rencontrer localement
Atteindre les 500 partenariats avec des entreprises locales pour travailler à l’insertion par l’emploi, tout spécialement des femmes et des seniors
Augmenter de 50 % le nombre d’heures de travail réalisées grâce aux clauses d’insertion
En 2020, 526 669 heures d’insertion ont été générées par les clauses sociales d’insertion. Un million d’heures sont venues s’ajouter en 2024, avec un bilan de 1 576 596 heures d’insertion. L’objectif est largement dépassé : une augmentation de 50 %, demandait d’atteindre 790 000 heures en 2026. La ligne C du métro représente en effet une opportunité de développer ces clauses. En 2024, le chantier a représenté, à lui seul, 665 000 heures d’insertion.
Créer ou rénover des parcs d’activités économiques
Le campus se tourne désormais vers l’hydrogène. L’investissement est principalement porté par la Région, qui a investi à hauteur de 29 millions d’euros, sur un total de 47 millions d’euros. Ouverture prévue en 2027.
Du côté de la Fondeyre, la nouvelle zone logistique a été inaugurée en 2021. Elle a vocation à centraliser les colis à destination de Toulouse et de mutualiser les transports pour désengorger la ville. Mais le quartier n’est toujours pas bien desservi. En cause : le retard de la ligne C et du réaménagement de la M 820. L’objectif est de faciliter la circulation de 3 700 camions qui l’empruntent quotidiennement. Les travaux ne devraient commencer qu’en 2027, pour s’achever en 2035. Bien au‐delà de la fin du mandat de Jean‐Luc Moudenc.
Aucun projet n’a été annoncé pour les sites de météo France ou de l’école vétérinaire de Toulouse.
Soutenir les acteurs de l’ESS qui travaillent dans la récupération et la réparation des objets
Les particuliers doivent s’adresser aux artisans du réseau « Répar’acteurs ». Cette aide a été étendue aux instruments de musique en 2022. Le nombre de bénéficiaires a augmenté depuis le lancement du dispositif : 20 personnes ont bénéficié de l’aide financière en 2020 contre 323 personnes en 2025. Voilà une promesse tenue à peu de frais.
Lancer un appel à projet pour créer des espaces de travail partagés dans les communes périphériques de la Métropole
À la suite de ces formations, quatre communes ont été mises en lien avec la Fabrique à initiative pour monter et concrétiser leurs projets. À Blagnac, Les Alouettes a ouvert ses portes en janvier 2025. À Villeneuve‐Tolosane, la Maison Leyrisse a ouvert dans le centre‐ville à la rentrée 2025. « D’autres villes n’ont pas continué les montages de projets à cause de blocages politiques propres aux communes ou par manque de moyen », explique Julie Jodet‐Chaouni, responsable design de service et maîtrise d’ouvrage aux Imaginaires fertiles.
Mettre en place une exemption fiscale d’entreprise locale (CFE et CVAE) pour les jeunes entreprises innovantes
Le statut de jeune entreprise innovantes (JEI) a été créé en 2004 en France. ll permet aux PME de bénéficier d’exonérations sociales et fiscales. Les start‐up sont les principales concernées par le dispositif, selon la mairie.
Une exonération similaire existe pour la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Elle est décidée par le conseil métropolitain, au cas par cas. Depuis 2024, les nouvelles exonérations de la CVAE ne sont plus autorisées. Seules les entreprises qui en bénéficiaient avant cette date peuvent toujours être exonérées.
Conditionner les subventions aux clubs sportifs au respect de certaines valeurs
Suite à une « agora du sport », rassemblant les acteurs du milieu à Toulouse, son contenu avait été validé. Elle a bien été mise en place à partir de la saison 2022–2023, comme nous l’ont confirmé deux présidents de clubs de football amateur.
Une charte des valeurs de la République pour les clubs de sports toulousains
Rénover les équipements sportifs, notamment le plan piscines
Néanmoins, le bassin nordique de 50 mètres de la piscine Toulouse‐Lautrec promis par Jean‐Luc Moudenc aux Minimes ne verra pas le jour avant mai 2026. Les travaux sur cette piscine vont se poursuivre jusqu’en juin 2027 et son ouverture complète.
Le stade Rigal à Trois‐Cocus a également été réhabilité et équipé d’un terrain synthétique, de vestiaires rénovés ainsi que d’un éclairage LED.
Permettre aux crèches et aux assistantes maternelles de bénéficier des manifestations culturelles
La mairie de Toulouse a lancé en 2025 un “appel à projet résidence d’éveil artistique et culturel en crèche”, dans le cadre du projet éducatif de territoire (PEDT) 2022–2025, “qui prévoit dans ses engagements éducatifs, une thématique : « L’art et la culture » visant à promouvoir l’accès de tous les publics aux usages et aux pratiques culturelles”.
L’objectif : Développer un nouveau format d’éveil artistique et culturel en direction des enfants accueillis en Établissement d’Accueil du Jeune Enfant (EAJE) sur le temps d’accueil des enfants âgés de 0 à 3 ans. Seuls trois établissements petite Enfance de la Mairie de Toulouse ont été bénéficiaires du projet cette année : le Multi Accueil Saint Simon ; la crèche collective Jules Julien associé à la crèche familiale Rangueil et le multi accueil avec le relais petite enfance République. En 2024, des résidences d’artistes auraient investi le nord de Toulouse, selon la mairie.
Avec un montant alloué de 40 000€ en 2025, soit 13 300 euros par résidence d’artiste, ce projet est financé aux trois quarts par l’Etat, à travers le Fond d’Innovation Petite Enfance (FIPE), et un quart par la direction Petite enfance de la mairie de Toulouse. L’action, gratuite pour les familles, n’a pas encore été reconduite pour l’an prochain.
De son côté, la mairie assure avoir mis en place un « partenariat, inscrit dans la durée, pour permettre aux professionnels de la petite enfance (accueil collectif et familial) d’accompagner les enfants dans une démarche d’accès à la culture ». Elle cite encore la mise en place d’un « parcours culturel comparable au « Passeport pour l’art » à destination des crèches municipales et des assistantes maternelles de la Mairie de Toulouse ». Ce dispositif aurait permis à plus de 25 crèches de participer à des visites au Quai des Petits, à la Halle de la Machine ainsi qu’au Muséum.
Mettre en place un kiosque numérique pour réserver facilement des places pour les événements culturels
« Cet engagement a pris la forme d’une application nommée « Jeune en Métropole », disponible en téléchargement depuis l’été 2025 sur l’App Store et Google Play, et d’un agenda disponible sur le site internet », précise la mairie de Toulouse.
Gratuite, l’application destinée aux 15–25 ans propose un onglet « évènements », qui recense les sorties, expositions, forums, avec la possibilité de se créer une sélection de favoris, et un fil d’actualité ciblé avec des sujets culture, santé, prévention, loisirs, sport… publiés par Toulouse Métropole et ses partenaires. Mais aucune information ne nous a été communiquée sur le nombre de téléchargements effectués depuis le lancement. Et impossible de la tester sans télécharger sa pièce d’identité à l’inscription.
Quant au site internet, il liste une partie des événements culturels proposés dans la métropole, essentiellement ceux proposés par les lieux municipaux et métropolitains. Un agenda loin d’être exhaustif, et qui ne propose pas seulement des événements adaptés à l’âge des destinataires, puisqu’on y trouve l’annonce d’ateliers théâtre pour les séniors. Quant à la réservation, un lien est parfois indiqué, mais pas pour tous les événements.
Développer des initiatives avec les jeunes publics éloignés de la culture
Le projet Demos, porté par l’Etablissement Public du Capitole, est l’exemple par excellence d’initiative destinée aux jeunes éloignés de la culture. Né en 2019, ce dispositif d’éducation musicale, a formé plus de 200 enfants de 7 à 12 ans, issus de quartiers relevant de la politique de la ville ou de zones rurales à la pratique instrumentale, durant deux éditions (2019–2022 et 2022–2025). Ils se sont vu prêter des instruments par la Cité de la musique‐Philharmonie de Paris qu’ils ont pu garder s’ils continuaient la musique, et ont découvert le répertoire symphonique (musique baroque, œuvres classiques, romantiques et contemporaines).
Mais le projet a été revu à la baisse à la rentrée 2025. La nouvelle formule Cap’Démos devient alors un orchestre avancé, qui vise à accompagner 60 enfants (de 10 à 15 ans) ayant poursuivi leur pratique musicale après Démos, « en leur offrant un espace structuré, collectif, et de qualité, où ils peuvent approfondir leur apprentissage et s’épanouir dans la continuité ». Le nouveau dispositif « s’adresse principalement aux enfants issus des deux premières cohortes », résidant à Toulouse ou dans sa métropole, et inscrits dans un établissement d’enseignement artistique pour l’année scolaire 2025–2026. Mais il s’ouvre à de nouveaux jeunes musiciens issus des écoles de musique du territoire, du Conservatoire à rayonnement régional, du dispositif Play Music, des Ateliers musicaux, de Blagnac et de Cugnaux.
Interrogée sur l’application de cette promesse de « développer des initiatives avec les jeunes publics éloignés de la culture » avec des institutions partenaires, la mairie cite le projet Play Music mené avec le Conservatoire à Rayonnement Régional (actions d’éducation artistique et culturelle menées par des professeurs du Conservatoire en temps scolaire) et le « Passeport pour l’art », développé en partenariat avec l’Education nationale. Mais aussi « des actions marquantes en lien avec les relais auprès des publics jeunes éloignés de la culture », citant celles menées par les centres culturels, les centres sociaux, la cité éducative, les accueils jeunes, clubs de prévention, Classisco, etc.
De ce côté, là, l’engagement de la mairie est à relativiser, car les centres culturels et sociaux déplorent justement d’avoir dû revoir à la baisse leurs actions à destination des publics défavorisés, suite à la baisse de leurs budgets, tout comme les associations conventionnées, notamment les MJC.
De plus, après 25 ans d’existence, l’association d’éveil musical Classisco, qui faisait de la sensibilisation à la musique classique pour les enfants éloignés de la culture, notamment avec l’Orchestre du Capitole, a été dissoute il y a quelques mois, à cause du manque de moyens. En 2025, elle a perdu 10% de sa subvention de Toulouse métropole, 56% du département et a vu son aide de l’État disparaître.
Construire quatre gymnases, deux dojos et une halle multisport
D’autres équipements n’ont pas vu le jour comme le gymnase Guilhermy finalement promis dans le quartier Saint‐Simon pour fin 2026. Le maire de Toulouse a renouvelé cette promesse en s’engageant à construire trois nouveaux gymnases s’il était réélu, celui de Saint‐Simon et ceux de Malepère et Dortis, dans le Nord toulousain.
Côte halle multisports, un projet est en cours aux Izards avec des travaux au niveau de l’ancien stade Rigal, pour la création d’une salle multi‐activités de 2000 m2. Elle devrait être livrée au printemps 2026.
Créer des mini terrains de sports
Jean‐Luc Moudenc comptait également sur le projet des Cinq grands parcs (Garonne, Touch, Hers, Canal, Margelle) pour favoriser l’activité physique des Toulousains. Ces trames verte et bleue, imaginées comme des continuités naturelles dans la ville, ont connu peu d’évolution. Des premiers aménagements ont néanmoins vu le jour avec la réalisation de deux passerelles (en juin 2024) et du parc Picot de Lapeyrouse en début d’année sur l’île du Ramier dans le cadre du grand parc Garonne.
Lancer des Trophées du sport toulousain
Accorder une bourse aux athlètes toulousains se préparant aux JO 2024
Ouvrir les équipements sportifs scolaires des écoles, collèges et lycées
Construire de nouveaux équipements de loisirs et de ludothèques
Simplifier les demandes d’organisation de fêtes et manifestations dans les quartiers
Mettre en place des fêtes des associations secteur par secteur
Créer des opportunités d’animation éphémère de nos quartiers
Utiliser les grands chantiers de la ville pour proposer une carte blanche à des artistes, ou mettre à disposition des lieux voués à la démolition pour des activités culturelles. À première vue, cette promesse semble tenue. Mais la municipalité est rarement à l’origine de ces initiatives. Elle se contente souvent de mettre à disposition des lieux et n’octroie paq toujours une aide financière.
En février 2026, des murs situés à l’arrière des barrières du chantier Grand Matabiau, rue Périole, ont ainsi été ouverts à 40 graffeurs de Toulouse, mais aussi de Londres, de Tahiti ou du Brésil. Un projet coordonné par John Mite, le temps que les murs ne soient rasés, qui n’a bénéficié d’aucune aide financière de la municipalité. « On n’a presque plus d’aide depuis quelques années, mais nous avons la volonté de développer le graffiti dans le nord de Toulouse, avec l’arrivée du Grand Matabiau », souligne l’artiste du collectif Wall’D’Up. S’il a obtenu 6 000 euros pour la réalisation en 2025 d’une grande fresque pour la Place Commune du quartier Bonnefoy, il estime que le soutien de la municipalité aux arts urbains est globalement insuffisant. « Les artistes ne sont pas rémunérés, et heureusement que nous trouvons des sponsors pour l’achat de la peinture. C’est dommage que nous ne soyons pas davantage soutenus », estime encore John Mite.
En mars 2025, une trentaine d’artistes de street art se sont relayés pour graffer les palissades installées dans le cadre du chantier du métro du puits d’aération entre la station François Verdier et Matabiau. Les oeuvres sont renouvelées tous les quatre mois jusqu’à fin 2027. Là encore, cette galerie à ciel ouvert n’a bénéficié d’aucun soutien financier de la mairie. Seuls quelques commerçants ont contribué à l’achat de matériel, selon le directeur artistique du projet Nikko K.K.O.
Mais la mairie a apporté son soutien à Mister‐Freeze en 2023 et à Lay‐up, dédié à des expositions d’art urbain (fresques, installation et exposition) dans des lieux transitoires ou non‐dédiés et dans divers quartiers de la ville.
Durant le mandat écoulé, plusieurs lieux ont également été ouverts à des événements culturels ou artistiques éphémères. La Maison Babayaga a ainsi investi pendant quatre mois, en 2024, une maison du quartier Saint‐Cyprien vouée à la démolition, avec une cinquantaine d’artistes, sous la coordination du collectif toulousain Salade Suprême, pour des expositions, concerts et ateliers. Mais le projet n’a pas davantage bénéficié de subvention municipale ou métropolitaine. Salade Suprême sera néanmoins soutenue par la suite, en 2025, pour ses résidences d’artistes au Timbre.
A Montaudran, la Maison Malepère a bénéficié d’une aide de quelques dizaines de milliers d’euros de Toulouse métropole. Ce mini tiers‐lieu social, solidaire et culturel situé sur la future place centrale du quartier en plein essor, a proposé sur quatre saisons estivales consécutives une programmation gratuite en plein air à dominante musicale… Lancé à la demande de l’aménageur public métropolitain Oppidea et mené par l’Agence Intercalaire, le projet a été animé culturellement par le bureau de production Playtime. Au rayon des projets d’urbanisme transitoire, la mairie a également soutenu plusieurs expositions depuis 2021 dans le réfectoire de la Grave rénové, en coopération avec le CHU : MAP, Nouveau Printemps, Portraits de France…
On peut aussi mettre à l’actif de la mairie, la projection en décembre 2025 de créations artistiques sur la thématique du végétal sur 12 pignons de bâtis de la rue, la façade du Castelet et la Prison Saint‐Michel. Une proposition faite dans le cadre du chantier de réaménagement urbain et paysager de la grande rue Saint‐Michel.
De son côté, la municipalité cite « plusieurs animations éphémères et permanentes organisées pour faire vivre cet engagement ». Nous ne retiendrons les au musée du Castelet (prison Saint‐Michel) et célébration du premier anniversaire avec l’exposition « Quel chantier ! » détaillant les travaux de restauration, des visites guidées thématiques et la présentation de l’ouvrage « La prison Saint‐Michel à Toulouse, En image, des origines à nos jours » en octobre 2021. Projet « Être en ville » en juillet 2022. Lancement de l’appel à projet « Expérimentation culturelle », renouvelé chaque année, qui met en valeur cette année les quartiers Izards, Trois Cocus, Borderouge, Empalot, Cépière‐Beauregard et Malepère, à travers divers projets artistiques.
Elle a contribué à l’ouverture de « Place Commune » au sein du Grand Matabiau Quai d’Oc, un espace de 840 m² situé à l’angle des rues des Jumeaux et du Maroc, proposant un restaurant solidaire et une programmation et des animations culturelles. « Ce lieu préfigure le futur Pôle d’Innovation Sociale prévu sur l’avenue de Lyon. Cette réalisation a fait l’objet d’un chantier participatif impliquant habitants, associations locales et personnes en insertion », précise le service de presse.
Enfin, le festival participatif, « Quartiers libres », est né en octobre 2024 dans plusieurs quartiers toulousains. Renouvelé en 2025 sur deux mois, il propose des concerts, spectacles et expositions, dans plusieurs centres culturels : Bellegarde, Bonnefoy, Reynerie, Alban Minville et Ernest Renan.
En termes d’initiatives d’urbanisme transitoire, la mairie a donc rarement été à l’initiative. Elle a surtout appuyé certains projets portés par des associations, mais plus rarement dans le champ des arts urbains, pourtant particulièrement actifs pour occuper artistiquement l’espace.
Créer des itinéraires de découverte artistique dans la ville
Des visites guidées sont proposées depuis 2017 par l’Office de tourisme de Toulouse pour découvrir le patrimoine culturel de la ville, par exemple un “Graff tour”, un parcours d’une durée de 2h30 sur les traces de l’art urbain (graff, fresques et sculptures). Des balades “Art déco” ont été organisées pour les journées du Patrimoine, en 2025.
La création du Nouveau printemps en 2023, une nouvelle version du Printemps de septembre, répond aussi à cette volonté de mettre en lumière, pour chaque édition, un artiste associé et plusieurs quartiers. Pour la prochaine édition, en juin 2026, le Nouveau Printemps investira le quartier Marengo‐Bonnefoy‐Jolimont et associe l’artiste Rossy de Palma.
Mais à l’heure actuelle, ces itinéraires artistiques sont ponctuels, et aucun n’a été matérialisé au sol par des fils de couleurs. De son côté, la mairie estime que « l’engagement a été respecté mais sans marquage au sol pour préserver l’esthétique urbaine de la ville ».
Parmi les actions engagées, la municipalité cite pêle‐mêle : un programme de visites guidées thématiques « édité tous les trimestres pour valoriser à la fois les « classiques » du patrimoine toulousain mais aussi des lieux plus insolites ou des chapitres méconnus de l’histoire toulousaine », « le développement d’un itinéraire de découverte du patrimoine à destination des familles au travers d’une application sur smartphone, réalisé en partenariat avec le studio d’animations TAT Production », l’inauguration d’un parcours mémoriel en 2021 sur l’ancien site de l’usine AZF et à proximité de l’oeuvre contemporaine de l’artiste Gilles Conan. Elle souligne également a mise en oeuvre d’un « travail de mise en avant des points d’intérêt patrimoniaux dans les communes de la métropole » avec la mise en place de visites patrimoniales dans six communes déjà.
Sur l’île du Ramier, deux œuvres des sculpteurs Sylvestre Clerc et Henri Georges Adam, issues des réserves de la Collectivité et restaurées, ont été implantées. La mairie affirme que « trois autres suivront d’ici 2027 ». Elle donne également l’exemple des projections lumineuses et pérennes installées depuis 2025 dans la nouvelle Grande rue Saint‐Michel « créant un itinéraire » : douze pignons investis par quatre artistes ainsi que la façade du Castelet et l’enceinte de l’ancienne Prison Saint‐Michel. créant un itinéraire
La municipalité cite également des « réalisations temporaires, ponctuelles et commémoratives » initiées en 2024, à l’instar du parcours sonore Claude Nougaro en partenariat avec France Bleu Occitanie, ou encore la fresque murale en hommage au centenaire de la panthéonisation de Jean Jaurès, rue Roquelaine.
Quant aux acquisitions de fresques, sculptures, installations, issues de budgets participatifs (fresque du cinéma le Cratère), d’appels à projets (fresque Château d’eau et Pech David), ou encore de commandes artistiques (sculpture de David David), certes, elles sont « venues s’inscrire dans le paysage urbain toulousain et étoffer son patrimoine mobilier et artistique ». Mais elles ne peuvent être considérées comme des « itinéraires de découverte artistique ». Et aucun parcours ne les reliant n’a davantage été matérialisé au sol.
Implanter une oeuvre d’art par station de métro de la 3LM
Même si la troisième ligne de métro ne verra pas le jour avant 2028, le choix des artistes qui réaliseront une oeuvre dans les stations a été effectué, ce qui pousse à considérer que cette promesse a été tenue.
Vingt des vingt‐deux artistes ont été choisis par Tisséo Collectivités dès 2021, parmi 94 candidats, pour un budget prévisionnel total établi à quatre millions d’euros.
Mais la sélection a été entachée par un fort soupçon de conflit d’intérêt, comme le révélait France 3 Occitanie en 2023. Une organisatrice du concours cumulait en effet sa fonction chez Tisséo et la gestion d’une structure artistique privée, sous le statut d’auto‐entrepreneur. Pire, l’un des artistes retenu pour le métro a été exposé dans le cadre d’une exposition de René Sultra et Maria Barthélémy organisée par ses soins.
Interrogée, la municipalité estime que « cet engagement s’est concrétisé par la sélection et la commande de 22 œuvres d’art », et nous renvoie au « détail des artistes et des œuvres sur cette page ». On y apprend, certes, que l’un des deux artistes qu’il manquait a été sélectionné depuis : il s’agit de Jean‐Luc Verna pour la station Lycée Toulouse‐Lautrec. Mais la mairie oublie de mentionner que l’artiste qui aura le privilège d’exposer son oeuvre à la station Fontaine Lumineuse (Airbus‐ Colomiers Ramassiers) n’est pas encore connu, le nouveau marché étant probablement toujours en cours.
Poursuivre le travail de conservation des œuvres de nos musées
Le calendrier du projet de création d’un équipement de conservation et d’études des collections muséales et archéologiques, mutualisé entre les établissements municipaux (musée Saint Raymond, musée Georges Labit, musée Paul Dupuy, musée des Augustins, Couvent des Jacobins, Le Château d’Eau) et le Muséum a dû être reporté.
En guise de raisons, la mairie invoque « des coupes budgétaires opérées par l’État dans les dotations des collectivités locales ». Mais le projet serait toujours à l’étude pour le prochain mandat.
Ajouter 50 boîtes à lire aux 70 existantes
Fondées sur le principe du don et de l’échange gratuit de livres, ces mini‐bibliothèques en libre service sont apparues en 2016 à Toulouse. A l’été 2025, on en comptait 85, réparties dans divers quartiers de la ville, et la municipalité prévoyait l’installation de 30 nouvelles boîtes d’ici fin 2025, dont 15 seraient en remplacement de structures détériorées.
Interrogée sur le sujet, la mairie estime avoir atteint son « objectif de 100 boîtes à lire fin 2025, après l’implantation de 15 nouvelles boîtes qui se sont ajoutées aux 85 boîtes à lire déjà disponibles sur l’espace public ». Elle précise que l’ensemble du parc a été « rénové et relooké avec un parti‐pris esthétique plus moderne et plus ludique qui s’intègre bien dans tous les quartiers”.
Les 120 boîtes promises ne sont pas toutes livrées, mais la réalisation de cet objectif est en bonne voie.
Continuer de valoriser notre patrimoine, notamment religieux
Engagée par la Ville de Toulouse, la restauration de l’église Notre‐Dame‐du‐Taur doit s’achever au printemps 2026, avec une réouverture au public prévue le 25 mars. Les travaux ont permis la réparation de la charpente ainsi que le traitement des remontées d’humidité et des infiltrations d’eau. Le plancher de la nef a été repris et la chapelle haute, sécurisée.
Le projet a également intégré la mise en accessibilité pour les personnes à mobilité réduite et la mise en conformité des normes de sécurité incendie. Ces travaux ont été menés en parallèle d’une restauration intérieure complète des chapelles, de la nef et du chœur, redonnant de la cohérence à l’ensemble architectural, et de la restauration de plusieurs œuvres majeures. Un chantier représentant 5,69 millions d’euros d’investissement selon la mairie, et subventionné à hauteur de 33 % par la Direction régionale des affaires culturelles.
Concernant l’église Saint‐Pierre des Chartreux, le chantier, qui a démarré en février 2025 et doit s’achever à l’été 2026 selon la mairie, concerne la mise en sécurité incendie de l’église, des travaux d’assainissement et de drainage, la restauration complète de la Sacristie, des couvertures et bas‐côté et façades du choeur des Chanoines, ainsi que celle de la galerie des Chartreux. Un budget de 2,9 millions d’euros est investi par la municipalité. Les 15 cloches du carillon ont été restaurées, quant à elles, en 2023.
Après le gros chantier de piétonnisation de la place réalisé sur le premier mandat (2017–2019), piloté par Joan Busquets (grâce à un budget 15 millions d’euros de la métropole), suivi par la restauration des peintures et des fresques, la maçonnerie de l’intérieur et les enfeus et sarcophages à l’extérieur, c’est une opération de réhabilitation du massif occidental de la basilique Saint‐Sernin qui a été effectuée en 2022 et 2023.
Au programme, la rénovation des façades et de toitures extérieures, de l’ensemble des menuiseries et de la statuaire, mais aussi le nettoyage et démoussage des parements de briques et le remplacement des pierres de taille. La grande rosace a également été rénovée et inaugurée en novembre 2024. Au total, la rénovation de la façade ouest de Saint‐Sernin a coûté 3,3 millions d’euros, avec le concours de la Région, de l’Etat et de mécènes privés.
Créer un lieu de création pour la terre cuite et la céramique à la Maison Giscard
L’Atelier Terre Maison Giscard (ex Croix‐Baragnon) à Toulouse est un atelier municipal de création et de recherche en céramique contemporaine créé il y a 45 ans et situé sur les hauteurs de Jolimont. La plasticienne céramiste Cecilia Olabarrieta y assure depuis plus de 15 ans l’accompagnement des adhérents dans le cadre de cours hebdomadaires et de master class.
Fondée en 1855 par Jean‐Baptiste Giscard, cette fabrique était l’une des plus grandes manufactures de terre cuite au 19e siècle en France et elle employait à son apogée plus de 50 personnes. En déclin à partir des années 1950, la manufacture a été léguée en 2005 à la ville de Toulouse au décès de Joseph Giscard, qui représentait la quatrième génération
En 2024, elle a ouvert ses portes au public pour la deuxième fois en 20 ans, le temps d’un week‐end, à l’occasion des Journées européennes des métiers d’art. Elle l’avait été l’année précédente pour les Journées du patrimoine. Fraîchement restauré, le bâtiment de l’ancien atelier de façonnage accueille depuis septembre 2023 les ateliers terre de la mairie, anciennement établis à Croix Baragnon, conçus par le centre culturel Bellegarde.
Créer une cité des arts plastiques à La Grave
A l’étude depuis le mandat de Pierre Cohen (avant 2014), le projet est loin d’être concrétisé en cette fin de mandat. Lors de l’inauguration des jardins du parvis du Dôme de la Grave, en juin 2025, Jean‐Luc Moudenc a concédé que la Cité des Arts plastiques « n’avance pas aussi vite que je voudrais », mettant ce retard sur le compte des « exigences considérables, coûteuses et de plus en plus fortes de l’Etat ». Mais il a confirmé son projet d’un « musée vivant dédié aux arts plastiques et une partie plus moderne pour les bâtiments qui n’ont pas d’intérêt historique ».
Selon un document consacré à l”« Assistance à maîtrise d’ouvrage pour la définition du programme culturel de la Cité des arts de la Grave », datant d’avant 2018, cette Cité des Arts prévoit d’inclure la chapelle Saint‐Joseph (désormais rénovée) et les espaces de circulation actuellement réaménagés, ainsi que 16 000 m² du « carré historique », soit une grande partie des cinq cours et des bâtiments qui se déploient à l’ouest de la chapelle « dont la cession et le transfert de gestion pourrait intervenir dans une phase ultérieure ».
Le projet comporterait des fonctions diverses, aussi bien commerciales que des logements, des services culturels, des lieux de vie et de travail pour les artistes, et associerait des modes de gestion public et privé « afin de dégager des recettes et viser à l’équilibre ». Il devrait aussi « s’attacher à conserver et valoriser la mémoire hospitalière de l’ensemble des lieux ».
Mais les dernières réunions du comité de pilotage – qui rassemble les services municipaux, de l’Etat, architectes, CHU – remontent à avant la crise du Covid. « La Cité des Arts est un projet qui est toujours dans les cartons, expliquait la vice‐présidente de Toulouse métropole, en charge de l’urbanisme Annette Laigneau, fin 2020 (…) Avec le réaménagement des cours, c’est une véritable reconversion culturelle que l’on souhaite ». Elle évoquait alors le souhait d’y installer un centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine, et d’y abriter un lieu d’exposition “pour les artistes régionaux”
Ces ambitions ont‐elles été revues à la baisse depuis ? Interrogée par Mediacités le 6 octobre dernier, dans le cadre de notre enquête sur le devenir du site de la Grave, la mairie a confirmé qu’elle avait missionné le Cent‐Quatre à Paris, ainsi que l’agence Encore Heureux, “pour définir un projet culturel favorisant l’appropriation du lieu par les habitants”. Une étude de faisabilité, de programmation et de positionnement de l’identité du projet 2019–2021 a été réalisée.
Pour expliquer le retard pris par le projet, elle plaide “des difficultés réglementaires fortes, en particulier le classement du site en zone inondable” (le site est en bord de Garonne). Le calendrier serait également impacté par le fait que “les bâtiments demeurent la propriété du CHU, ce qui complexifie l’avancement du projet”. Aucun coût prévisionnel pour ce projet n’est à ce jour dévoilé, mais le budget s’annonce conséquent, et la participation du Département, de la Région et de l’Etat semble indispensable.
Mettre en place une biennale de l’opéra urbain et de l’art de rue
Interrogée, la mairie considère que cet engagement « s’est concrétisé par le grand spectacle de rue, La Porte des Ténèbres, imaginé par la Compagnie La Machine et organisé par Toulouse Métropole du 25 au 27 octobre 2024 et qui a fait suite au premier spectacle, Le Gardien du Temple, en 2018. Cet opéra urbain a rassemblé quelque 1,2 million de spectateurs. Le mécénat a été fortement mobilisé dans l’organisation et le financement de ce spectacle ».
En termes de retombées économiques, la municipalité a par ailleurs estimé que celles‐ci étaient conformes aux attentes.
Pour autant, difficile de considérer qu’une édition sur le mandat suffit à constituer une « biennale » ou à faire de Toulouse « un laboratoire européen pour les arts de rue innovants, qui convoquent les technologies numériques ». D’autant que la municipalité a diminué de 4000 euros (-30%) sa subvention au festival de Ramonville en 2025, l’événement de référence en matière d’arts de la rue, largement fréquenté par les Toulousains.
Inciter nos différentes institutions culturelles et nos différents établissements de formation culturelle à collaborer sur des projets communs
En 2019, une Biennale internationale des arts vivants Toulouse Occitanie a été créée. Elle a fédéré une quarantaine de partenaires artistiques de la métropole autour d’une programmation pluridisciplinaire commune (théâtre, danse, musique, cirque). En 2024, pour sa troisième édition, les dépenses artistiques et techniques ont plus doublé, avec 103 artistes de 11 nationalités ont donné des représentations dans 32 lieux et dans l’espace public auprès de 21 000 spectateurs, grâce à un budget s’appuyant pour un tiers sur des subventions de la Direction régionale des affaires culturelles Occitanie, Toulouse métropole, la Région et le département ‑au total 352 000 euros de subventions, dont 152 000 de Toulouse métropole.
Cet exemple illustre parfaitement le soutien à un projet transdisciplinaire poussant les acteurs culturels à co‐produire et à mutualiser. Mais l’événement a été suspendu après trois éditions, en raison du non renouvellement des soutiens financiers des collectivités.
D’autres événements dans cette veine de transdisciplinarité ont‐ils été soutenus durant le mandat ? La mairie ne nous a donné aucune piste dans ce champ. Mais elle liste plusieurs initiatives, qui, selon elle, ont rapproché les pratiques amateur et professionnelle : » déploiement d’actions en faveur de l’éducation artistique et culturelle mobilisant tous les équipements culturels toulousains et projet transverse dédié. Par exemple, dans le domaine des Arts du cirque : interactions entre le Centre municipal du LIDO (école de pratique amateur) et l’ESACTO LIDO, école supérieure qui délivre le « DNSP Artiste de Cirque » (Diplôme National Supérieur Professionnel, valant grade Licence / Bac+3) ; accès de trois cohortes d’enfants au dispositif DEMOS porté par l’Orchestre national du Capitole ; participation de nombreux équipements culturels à la programmation de l’année Nougaro ; mobilisation des équipements culturels autour du label Saisons étudiantes ».
La mairie affirme également que Toulouse s’est appropriée le label de « Ville Créative des Musiques », obtenu par l’Unesco en 2023, et « s’attache à le faire vivre au quotidien » cette appartenance à un réseau de 350 villes à travers le monde. Mais sans préciser de quelle manière. Elle cite aussi son soutien au développement de la Micro‐Folie Toulouse Ernest‐Renan et la Micro‐Folie Toulouse Itinérant, un lieu de promotion de la découverte d’oeuvres artistiques au jeune public.
Soutenir le développement des arts numériques
« Cet engagement s’est concrétisé par la candidature de Toulouse Métropole à l’appel à projets France 2030 Pôle territorial des Industries Culturelles et Créatives le 15 octobre 2025 », assure le service de presse de la mairie.
L’argument semble faible pour estimer que la promesse a été réalisée. En effet, les lieux ciblés pour accueillir et valoriser le savoir‐faire toulousain autour des arts numériques n’ont pas vu le jour. Après avoir gagné l’appel à projet “Dessine moi Toulouse” en 2019, le bâtiment de 16 000 m² nommé Icône Arena annoncé en grande pompe en 2019, devait voir le jour en 2022 dans le quartier des Argoulets. Quatre ans plus tard, ce complexe porté par le promoteur immobilier Edelis et l’agence Stakrn de Montpellier est au point mort. Dédié aux jeux vidéo pour les amateurs et les professionnels, doté d’une école de e‑sport, d’un incubateur de start‐ups, d’escape game interactifs, de salles de réalité virtuelle et des simulateurs, le projet devait voir le jour sur un terrain appartenant à Tisséo, mais l’agence de transports de la métropole a invoqué des contraintes techniques. Un nouveau lieu était à l’étude en 2023, mais aucune piste alternative ne s’est concrétisée.
“Cela ne nous a pas trop étonnés que ce lieu ne voie pas le jour, car il était surtout orienté vers l’e‑sport et il y a eu un éclatement de cette bulle en 2020. Nous étions intéressés par des lieux pour travailler, car il y a peu de studios à Toulouse pour les jeux vidéos”, analyse Julien Barbe, développeur de jeux vidéos et président jusqu’en 2024 du Toulouse Game Dev, une association qui regroupe environ 80 développeurs de jeux vidéos indépendants et organise le salon du jeu vidéo de Toulouse.
Toulouse Game Dev a néanmoins réussi à obtenir des espaces de travail en 2022–2023 au sein d’un lieu porté par la société de production Bleu citron, en échange d’une collaboration artistique pour un concert interactif mêlant piano et création visuelle au Métronum. Même si la collectivité ne finance pas de projets de développement dans le secteur du jeu vidéo, l’organisation des Toulouse Game Days a obtenu récemment une aide de la métropole.
De même, aucun lieu dédié au cinéma d’animation n’a vu le jour sur le site de la Grave, où le projet de Cité des Arts n’a pas avancé durant ce mandat. Mais le secteur semble davantage soutenu par Toulouse métropole, qui organise depuis 2019 un appel à projets via son fonds de soutien à la production cinématographique et audiovisuelle (600 000 euros de dotation totale en 2025). En 2024, la générale productions et TAT ont reçu chacun une subvention de 50 000 euros pour leurs séries d’animation “Music queer” et “Les aventures de Pil”. La métropole soutient également le festival Cartoon Forum (28 000 euros en 2025), un forum de coproduction dédié au marché de l’animation pour la télévision, qui a lieu en septembre, avec des diffuseurs, investisseurs, et autres partenaires de plus de 40 pays.
Selon Julien Barbe, la volonté politique de la collectivité se situerait surtout dans le soutien de projets croisés, dans le champ des industries culturelles et créatives notamment. “On a été appelés pour des consultations sur un projet de lieux de travail au sein du Grand Matabiau et aussi pour France 2030. Mais à cause du manque de budget de l’État, tout ça est au point mort”, ajoute Julien Barbe.
Travailler à la création d’un centre de formation à l’écriture théâtrale
“Je n’ai jamais entendu parler d’une telle initiative… Cela aurait été bien”, souffle la directrice d’un théâtre toulousain. Même son de cloche du côté du conservatoire de théâtre de Toulouse. « Rien n’a été mis en place, et la mairie n’a pas aidé à sauver le Pavillon Mazar, qui était un centre de formation à la mise en scène et à l’écriture contemporaine avec les Chantiers nomades. Aujourd’hui, aucun dispositif de la sorte n’existe à ma connaissance », souligne Sarah Freynet, qui enseigne la dramaturgie au conservatoire et est elle‐même autrice de théâtre. « Cela manque clairement à Toulouse. Vous sauriez me citer un auteur de théâtre de la ville ? Ils ne sont pas mis en valeur. L’autrice et performeuse Catherine Froment a fini par partir à Paris », ajoute Sarah Freynet. Elle déplore également l’absence de développement du théâtre de la Digue, à Croix de Pierre. Malgré les travaux réalisés, ce lieu de formation et d’écriture n’accueille que sporadiquement des artistes et n’est pas aux normes pour accueillir du public.
« Ce projet est à l’initiative de l’ancienne direction du Théâtre de la Cité (Galin Stoev et Stéphane Gil), qui avait proposé d’étudier l’opportunité de constituer à Toulouse un CFA dédié à l’écriture théâtrale. Cette réflexion devrait être poursuivie par la nouvelle équipe de direction », assure la mairie de Toulouse à Mediacités.
La Cité des arts, promise et attendue à la Grave, devait, elle aussi, combler ce manque pour milieu professionnel théâtral toulousain. Mais elle se fait attendre.
Créer un pavillon d’accueil contemporain aux Musée des Augustins
Inauguré en décembre 2025, le musée des Augustins a été fermé pendant près de sept ans pour s’offrir un grand lifting, plus important que prévu.
Fondé à la fin du 18e siècle dans un ancien couvent du 14e siècle, ce musée parmi les plus anciens de France, fort de sa collection de 4000 sculptures et peintures s’est doté d’un nouveau pavillon d’accueil (7 millions d’euros avec le parvis), conçu par l’agence portugaise Aires Mateus, présenté comme un « véritable trait d’union entre l’architecture contemporaine et le bâti ancien ». Implanté rue de Metz et ouvert sur un parvis végétalisé, son esthétique moderne et sa couleur blanche ne font pas l’unanimité. Mais le pavillon offre une entrée visible, confortable et garantit « un parcours d’accès non discriminant et l’arrivée de plain‐pied dans le cloître ».
La rénovation des Augustins ne se limite pas à l’entrée. Les rampes et les moulures de l’escalier monumental qui mène aux salons de peinture (conçu à l’origine par Viollet le duc) ont été restaurées. La première phase de travaux (6 millions d’euros) a eu lieu alors que le musée était encore ouvert au public : réfection des verrières des salons de peinture, mise en accessibilité du bâtiment avec notamment l’installation de deux ascenseurs, mise à niveau du système anti‐incendie ou encore l’aménagement des bureaux et des réserves.
Si le budget du chantier a largement dépassé les prévisions, atteignant les 25 millions d’euros (financés à 95% par la mairie), c’est parce que la création du pavillon d’accueil, qui devait durer 18 mois, a été chamboulée par la découverte de vestiges d’une chapelle de la Renaissance, ce qui a donné lieu à des fouilles archéologiques. Dans la foulée, la Drac a demandé de procéder à la restauration du cloître, ce qui a automatiquement conduit la Ville de Toulouse à ouvrir une nouvelle phase d’étude. La troisième phase de chantier a démarré en janvier 2024 et la collectivité a investi 3 millions d’euros supplémentaires. Au programme, rénovation des colonnes et des chapiteaux du seul cloître du 14e siècle intégralement conservé dans le grand Sud‐Ouest. Les travaux du cloître dureront jusqu’au printemps 2027.
Rénover les locaux de l’École nationale des arts du cirque
Si par “mise à niveau”, Jean‐Luc Moudenc entend l’entretien du bâtiment municipal du Lido, qui héberge l’École nationale supérieure des arts du cirque (Esacto), on peut dire que la promesse est tenue, mais de façon minimale. L’été prochain, la toile du chapiteau va être nettoyée ‑pour la deuxième fois en près de 20 ans – et le cerclage du plancher de la scène refait.
Selon les équipes travaillant sur place, il ne s’agit que de maintien. Le bâtiment qui date de 2008 et son chapiteau blanc, situé devant le métro Argoulets, s’avèrent aujourd’hui insuffisants, selon les préconisations de l’État. Il manque également des équipements, à commencer par des accroches et un ou deux studios de travail. La mairie aurait promis l’installation d’un portique pour les acrobaties aériennes.
L’Esacto-Lido demande depuis plusieurs années un relogement ou la création d’un bâtiment supplémentaire, afin d’agrandir les espaces de travail destinés aux étudiants en cirque. “Rien n’a changé depuis 2020, malgré la perspective d’un nouveau bâtiment et l’évaluation de son coût. Nous sommes obligés d’aller travailler à la Grainerie (à Balma NDLR) ou dans des salles municipales mises à disposition. Ce n’est pas confortable”, souligne Aurélie Vincq, directrice pédagogique de l’Esacto-Lido. La responsable admet cependant qu’un dialogue est ouvert avec la Direction régionale des affaires culturelles (Drac), la métropole et la Région sur le sujet. “La métropole nous parle d’un plan de financement avec l’État et la Région, mais c’était la même chose aux dernières élections”.
De manière générale, l’école déplore le manque d’investissement et de reconnaissance à la hauteur de la vitalité circassienne du territoire toulousain, qui compte 150 compagnies de cirque, dont certaines très renommées, comme Baro d’Evel et le Cirque Aïtal.
En matière de rayonnement, la mise en place depuis juin dernier du Pôle international de production et de diffusion (PIPD) Circ‐Ino, initié par la Drac Occitanie, qui inclut l’Esacto, est perçue comme “une vraie chance”, dans la mesure où il valorise le travail de transmission et les méthodes pédagogiques développées par l’école.
Construire une salle de 120 places à la Cinémathèque
Après 18 mois de chantier, l’établissement de la rue du Taur doit rouvrir ses portes le 10 avril prochain. Pour ses 60 ans, la deuxième Cinémathèque de France (du point de vue historique et de ses collections) a bénéficié de 4,1 millions d’euros de travaux pour ses bâtiments historiques, conçus par l’architecte Nathalie Fauqué de l’agence Virginie Lugol. Les bâtiments du centre de conservation de Balma ont eu droit, eux aussi, à leur lifting (pour 4,5 millions d’euros).
Au coeur de cette opération de rénovation, financée en partie par le département de Haute‐Garonne, la région Occitanie et le Centre national du Cinéma (à hauteur de 2 millions d’euros), est prévue l’inauguration d’une deuxième salle de projection, qui comptera 100 places, et non 120 places, comme le prévoyait la promesse de Jean‐Luc Moudenc.
Les travaux comportent aussi la rénovation d’espaces d’accueil et d’une bibliothèque, ainsi que la création d’un espace bar. Pour la réouverture, un grand week‐end festif est prévu (10–11-12 avril).
Maintenir les subventions allouées à la culture
Au même titre que les clubs sportifs, les associations culturelles ont subi en 2025 une coupe de leurs subventions, justifiée par la mairie de Toulouse par la baisse des dotations de l’État. Si des réajustements ont eu lieu en cours d’année, seulement 60% du montant alloué l’année précédente n’a dans un premier temps été versé, obligeant les structures à revoir leur fonctionnement et à alléger leur programmation.
En plus des compagnies de spectacle vivant et des centres culturels, particulièrement impactés, cette cure d’austérité a visé les bibliothèques, qui ont encaissé une baisse de 60 % de leur budget « action culturelle » et un gel des recrutements avec notamment le non renouvellement des contractuels (-15% des effectifs entre septembre 2024 et septembre 2025, selon la CGT), obligeant les structures à s’adapter en fermant certains jours. Plusieurs bibliothèques de quartier craignent à moyen terme leur fermeture définitive, comme Bonnefoy, Ancely, Duranti, ou Roseraie.
Cette récente cure budgétaire n’est pas la première. En 2021, le soutien au secteur culturel a été amputé d’un million d’euros, passant de 7 à 6 millions d’euros. Argument alors prôné : la baisse de la contribution du casino pendant le Covid. Une quinzaine d’acteurs avait alors été impactée.
Le ton avait déjà été donné sur le mandat précédent, puisque Jean‐Luc Moudenc avait annoncé dès avril 2015 la baisse de 25% des subventions aux associations sur la durée de son premier mandat. D’après les investigations de Mediacités, entre 2012 et 2021, le soutien aux associations culturelles est passé de 22 euros à 17 euros par habitant.
La collectivité a annoncé qu’elle maintiendrait en 2026 le même niveau de subvention aux associations qu’en 2025. Mais il n’a jamais été question de retrouver le niveau de 2020.
Agrandir le Musée Saint‐Raymond
Le musée d’archéologie de Toulouse, classé monument historique, a fermé en novembre 2025 pour quelques mois, afin de permettre la rénovation de son système de ventilation, de climatisation et de chauffage (celui‐ci datait des années 1990).
« Avec une fréquentation annuelle qui a doublé, des étés de plus en plus chauds, et des œuvres qui exigent des conditions de conservation stables, il était temps de passer à une installation plus économe et performante », précise la mairie sur son site. Les travaux visent aussi à rendre la cour plus accessible et améliorer l’éclairage extérieur. Le parcours permanent devrait, lui aussi, être modernisé par les équipes scientifiques et de médiation.
La réouverture du musée est prévue fin mars‐début avril 2026, avec l’exposition exceptionnelle “Gaulois, mais Romains !”, qui dévoilera des chefs d’œuvre du musée d’Archéologie nationale, en provenance directe du musée de la Romanité de Nîmes.
Si des opérations “plus amples pourraient être réalisées lors d’un prochain mandat”, d’après les déclarations faites par la mairie, rien dans les travaux en cours ne concerne l’élargissement de la thématique du musée jusqu’à la Renaissance, ni la mise à disposition de l’Hôtel du Barry, place Saint‐Sernin, pour rendre visible davantage de collections.
Poursuivre l’objectif de la labellisation Unesco
En promettant de poursuivre le chemin vers la labellisation Unesco, le candidat ne prenait pas trop de risque. Déjà « Ville d’art et d’histoire » depuis 2019, la Ville rose a été la première en France, à décrocher en 2023, le label « Ville des musiques » de l’Unesco. Mais elle convoite celui ville de patrimoine, au même titre que Lyon ou Strasbourg. La valorisation de ses « biens Unesco existants », elle, a bien eu lieu sur le mandat.
Grâce à des travaux menés entre 2022 et 2024, la basilique Saint‐Sernin a bénéficié de la restauration de sa façade ouest (murs, sculptures, portes ou encore chapiteaux) et de la création d’un vitrail dans la rosace du monument, grâce à du mécénat financier. Résultat, une place plus calme, délestée des véhicules, un parvis totalement pavé et une centaine d’arbres plantés, mais aussi un jardin public aménagé autour de la basilique.
Classé au Patrimoine mondial de l’Humanité au titre des Chemins de Saint‐Jacques‐de‐Compostelle, le site a bénéficié de l’étanchéité des sols ainsi que de la restauration des peintures intérieures.
Classé lui aussi depuis 1998 au patrimoine mondial de l’Unesco, l’Hôtel Dieu Saint‐Jacques a également été rénové, mais la mairie n’y est pour rien, puisqu’il s’agit de la propriété du CHU de Toulouse. Après avoir entamé les travaux, fin 2022, le CHU a lancé fin 2024, avec le soutien de la Fondation du patrimoine, une collecte de fonds pour soutenir la poursuite du chantier, chiffré à plus de 2,6 millions d’euros. Objectif : récolter 400 000 euros auprès de donateurs privés, dont des entreprises.
Il s’agit d’améliorer l’isolation thermique et acoustique des bâtiments, qui abritent le siège des hôpitaux de Toulouse. Les travaux portent aussi sur la tranche droite de la façade et celles du bâtiment Baric, et prévoient la rénovation des parements et de la maçonnerie, le remplacement des menuiseries, la mise en conformité des ferronneries, la restitution des enduits sur les façades, ou encore la gestion de l’évacuation des eaux pluviales. Le chantier a aussi permis la restauration et l’embellissement de la pile du Pont‐Vieux et de la tranche gauche de la façade du bâtiment donnant sur le fleuve. Il a mis à jour une statue de Saint‐Jacques datant du XVIe siècle.
Enfin, le Canal du Midi a, lui aussi, été valorisé, via le projet du Grand Parc Canal, mené en partenariat avec VNF. Il comprend notamment la création du parvis Brienne‐écluse Saint‐Pierre, un nouvel espace piéton entre l’école d’économie Toulouse school of economics (TSE) et l’auditorium Saint‐Pierre‐des‐Cuisines, qui représente près de 10 millions d’euros sur 2021–2026 et a été récemment achevé.
Agrandir et moderniser le Château d’eau pour créer une Cité de la photo
Rénové et agrandi, le Château d’Eau a rouvert au public en novembre 2025 au public, « avec un parcours de visite repensé, une accessibilité améliorée, ainsi que plusieurs nouveautés ». Situé rive gauche, à côté du Pont‐Neuf, le bâtiment classé met à l’honneur la photographie d’auteur depuis sa création en 1974 par Jean Dieuzaide. Il était fermé depuis avril 2024.
Le chantier, qui a coûté 4,2 millions d’euros, et dont la maîtrise d’oeuvre a été assurée par l’agence d’architectes toulousaine Cousy Architectures, a permis selon la mairie, de remplir les critères d’accessibilité et de conservation, d’améliorer le confort de visite et « la lisibilité des parcours », mais aussi « de déployer de nouvelles scénographies, adaptées à la création photographique contemporaine ». Le bâtiment a bénéficié d’une valorisation patrimoniale, guidée par un diagnostic des architectes des Monuments Historiques.
Le parc contigu au château a également été entièrement réaménagé : reprise des allées pavées, de l’éclairage et du mobilier extérieur. Grâce à l’installation d’un système d’accrochage, il pourra servir d’espace d’exposition extérieur. La boutique et la billetterie, qui étaient auparavant situées à l’entrée de la Tour et au sein de la seconde galerie, sont installées dans le pavillon de jardin, libérant de ce fait de l’espace pour les expositions. À la saison estivale, un espace de restauration éphémère sera installé à côté du pavillon de jardin.
Le bâtiment principal a, quant à lui, bénéficié de la refonte de l’éclairage et du système d’accrochage.
Au premier niveau, l’espace central est dorénavant ouvert. Cette petite pièce forme un espace pédagogique avec des dispositifs fixes et des ateliers proposés dans la programmation. Un élévateur à l’arrière du bâtiment permet de relier le sous‐sol à l’extérieur. Cet espace n’était jusqu’alors pas accessible aux personnes à mobilité réduite.
Les visiteurs empruntent à nouveau les allées pour rejoindre la seconde galerie et la bibliothèque, situés sous une arche du Pont‐Neuf. Réaménagée et agrandie, celle‐ci comprend une partie de l’exposition temporaire. La bibliothèque du Château d’Eau permet de consulter sur place des ouvrages et des magazines de photographie. Un espace collaboratif est destiné à des groupes et des collectifs de photographes.
Pour sa réouverture, le Château d’eau a accueilli l’exposition L’humus du monde de Sophie Zénon.
Mieux valoriser le pèlerinage de Saint‐Jacques de Compostelle
En termes de balisage, des améliorations ont eu lieu, constate l’association des Amis des chemins de Saint‐Jacques de Compostelle en Occitanie. La municipalité a défini un autre parcours, plus direct que la voie d’Arles, qui fait gagner 10 km, et aurait été bien balisé, selon une membre de l’association. “La voie d’Arles, qui passe par Toulouse, emprunte majoritairement le GR 653. Elle fait de grands détours, quand le pèlerin, lui, aime aller au plus court”. Le nouveau sentier passe au sud du pôle aéronautique de Toulouse et permet de rejoindre le gîte de Léguevin en 23 Km depuis la basilique Saint Sernin. Un troisième tracé aurait même été défini il y a quelques mois par la Fédération française de randonnée pédestre (FFRP).
En revanche, en termes d’accueil pour les pèlerins, le bilan est plus mitigé. “La mairie nous promet un gîte depuis vingt ans. On attend toujours”, souligne la même bénévole, qui s’occupe de la permanence d’accueil dans la basilique Saint‐Sernin. Les Amis des chemins de Saint‐Jacques de Compostelle gèrent deux gîtes, à Ayguevives et à Revel, qu’ils entretiennent exclusivement grâce aux cotisations des adhérents et aux ventes des carnets du pèlerin (appelés “Credencial”).
“On espérait avoir un local similaire à Toulouse, mais malgré plusieurs propositions, aucune n’était suffisamment centrale et proche du chemin. On nous a promis un local à la Grave mais on attend de voir”. Heureusement, il existe quelques hôtels accessibles financièrement (l’un d’entre eux a même créé un dortoir) à recommander aux pèlerins, ainsi que l’auberge de jeunesse du quartier Saint‐Sernin et quelques familles d’accueil. Un local prêté par VNF, proche des Ponts jumeaux, est également en cours d’aménagement et devrait être prêt pour cet été.
Conserver la vocation théâtrale du Pavillon Mazar
Il y a quelques jours, le monument classé accueillait le vide‐dessing des Toulousaines. En 2021, Groupe Merci a quitté l’ancienne fabrique de draps du XIXe siècle, transformée depuis 24 ans en un laboratoire du théâtre vivant. De fait, la ville de Toulouse a finalement décidé de ne pas se porter acquéreur ni de louer ce bâtiment classé.
Contrairement à sa promesse, la mairie n’a pas formulé d’offre de rachat aux propriétaires, qui ont refuser de continuer à louer le bâtiment à ses occupants. Faute d’alternative, la compagnie de théâtre (reconnue laboratoire permanent des arts de la scène) a dû quitter les lieux le 18 mars, comme le lui a signifié la Cour d’appel de Toulouse. « Les procès à répétition et l’indifférence de la Ville de Toulouse ont eu la peau de L’ours Mazar », soulignait la compagnie dans l’avis de décès qu’elle a publié pour signaler son expulsion prochaine.
La troupe, conventionnée par la Drac Occitanie et largement subventionnée, entretenait des relations tendues avec les propriétaires du Pavillon depuis des années. Comme nous le racontions, le Groupe Merci a fait appel à la mairie pour racheter le bâtiment, lorsque les familles Perrier et Aspart ont décidé de ne pas renouveler son bail en 2011. Réclamée en 2013, une expertise des Domaines publics a estimé le Pavillon Mazar entre 540 000 et 700 000 euros. Trop peu pour les propriétaires.
Pendant la campagne des municipales de 2020, le Groupe Merci avait organisé des performances sous le titre « L’Ours caillassé » pour sensibiliser à sa cause, ainsi qu’un débat sur l’avenir du lieu, le 26 janvier 2020. Nicole Yardeni, l’adjointe en charge des relations avec les acteurs culturels, avait alors affirmé : « Nous contribuerons à son rachat, c’est une évidence ».
Interrogée par nos soins, la municipalité a affirmé qu’elle attendait le soutien de la Région et du Département pour acter un rachat. Mais la collectivité demandait aux autres organismes de tutelles de s’engager bien au‐delà d’un co‐achat, en finançant davantage le fonctionnement de la structure et ce, sur plusieurs années. De sorte que la SARL du Groupe Merci puisse verser à la mairie un loyer suffisamment important (bien supérieur aux quelque 1 000 euros dont elle s’acquittait jusqu’ici) pour lui permettre d’amortir son investissement.
« Aujourd’hui, la situation économique et financière ne nous le permet plus (d’acheter le lieu, ndlr). D’autant plus que la Ville possède un domaine patrimonial très important, notamment dans le domaine du théâtre, dont il faut assurer les indispensables travaux d’entretien et de sécurité. La collectivité a plusieurs fois exprimé sa volonté de maintenir une activité théâtrale (recherche, création et formation) au Pavillon Mazar. C’est pourquoi elle a proposé de louer le lieu, précise encore la mairie. Le montant de loyer proposé par la municipalité, 3 000 euros, a été fixé après expertise d’un cabinet indépendant. Il a été refusé par les propriétaires le 18 janvier. »
À l’image de son manque de volonté à engager les travaux pour le hangar du collectif d’artistes Mix’art Myrys, la municipalité n’a montré une nouvelle fois aucun engouement à préserver un lieu culturel historique.
Le groupe de Thierry Oldak (GTO), spécialisé dans les acquisitions immobilières en cœur de ville, a racheté le lieu en 2022, ce qui laissait présager un renouveau. Il n’en fut rien.
Créer une cité de la musique dans l’ancienne prison Saint‐Michel avec un auditorium de 2 000 places
Cette promesse de 2014, renouvelée en 2020, n’a jamais vu le jour. Il était question de construire un auditorium semi‐enterré dans la Prison Saint Michel, à la place d’une des branches de la prison. Mais si un musée municipal a ouvert ses portes dans le Castelet de la prison en 2020, le projet d’auditorium, lui, a été abandonné. Après des années de concertations et de tractations financières, l’Etat a refusé de céder le site à la municipalité, et a annoncé en mars 2024 l’installation prochaine de services judiciaires dans l’ancienne prison.
Pas de quoi décourager Jean‐Luc Moudenc dans son projet de doter, coûte que coûte, l’Orchestre du capitole de cette salle de concert. En 2026, le revoilà à la charge pour proposer un nouvel équipement, mais cette fois‐ci à Montaudran, à côté de la Piste des Géants.
Un budget participatif étendu sur la ville fortement augmenté à 8 millions d’euros par an
En réalité, le premier budget participatif a vu le jour en 2022. 83 projets ayant fait l’objet d’un vote par les Toulousains ont été sélectionnés pour un montant avoisinant les huit millions d’euros. La répartition par quartier de cette enveloppe et le respect des votes des habitants avaient néanmoins suscité quelques critiques.
Un nouveau processus de consultation a été lancé en 2023 avec quelques modifications dont l’augmentation du plafond par quartier de 300 000 euros à 400 000 euros. 114 projets pour un montant total de huit millions d’euros de nouveau ont été désignés lauréats en 2024. Ils devaient être réalisés dans les deux ans.
Depuis, aucun nouvel appel n’a été lancé. Les habitants n’auront donc attribuer que 16 millions d’euros à leurs projets préférés au lieu des 48 millions promis.
Augmenter les rencontres de terrain pour être au plus près des citoyens
Créer des conventions citoyennes de quartier pour l’écologie dans la ville
Généraliser l’instruction concertée des permis de construire d’habitat collectif
Si le dispositif a bien été mis en place sur Saint‐Simon via des conférences téléphoniques entre des représentants des habitants, des promoteurs immobiliers et du service urbanisme de la mairie, la méthode n’a pas été appliquée ailleurs à Toulouse, selon nos informations.
Créer un budget participatif au sein des écoles
Consulter les Toulousains, chaque mois, sur des thèmes de proximité
Créer des comité de suivi citoyen pour tous les grands projets urbains
Mettre en place des groupes de travail citoyens sur l’identité urbaine des quartiers
Créer une instance de concertation régulière pour définir de manière collective avec les associations représentatives des riverains, des piétons, des cyclistes et des automobilistes, l’ordre de priorité des projets d’investissement
Des conventions citoyennes de quartier pour l’écologie dans la ville
Conforter le rôle du Maire de quartier
Installer des bornes numériques dans les cœurs de quartier, qui permettront d’informer sur la vie de quartier et de donner son avis sur les projets locaux
Permettre aux riverains de faire entendre leur voix sur le programme des activités artistiques ou sportives de nos équipements municipaux, sur les travaux annuels de voiries et d’entretien des quartiers
Encourager les opérations de nettoyage citoyen
Pendant le mandat de Jean‐Luc Moudenc, la municipalité a apporté son concours à plusieurs opérations de nettoyage citoyen notamment lors du World Cleanup Day (journée mondiale de nettoyage) à partir de 2022 en fournissant des sacs et des modes d’emplois. Elle apporte également son soutien aux opérations de ramassage de mégots de cigarette, le Mégothon, lancé par le youtubeur Inoxtax, depuis 2023.
Lancer la démarche Cinq grand parcs
Le projet le plus avancé est celui du grand parc Garonne, lancé en 2015, qui s’étend sur sept communes différentes le long du fleuve. Pendant son mandat, Jean‐Luc Moudenc a inauguré plusieurs nouveaux aménagements du grand parc Garonne, qui comprend notamment la transformation de l’île du Ramier. Les deux passerelles rive droite (Empalot) et rive gauche (Saint‐Cyprien) ont été inaugurées en juin 2024. Le parc Picot de Lapeyrouse, sur l’île du Ramier, a ouvert en 2025.
Le grand parc Canal suit les berges des canaux du Midi, de Brienne et le canal latéral et traverse quatre communes. En 2022, le projet a été confié à une paysagiste, avec un budget de huit millions d’euros.
À l’est, le grand parc de l’Hers va s’étendre sur 13 communes. L’objectif est de créer un itinéraire piéton et cyclable le long de la rivière de l’Hers. Au cours du mandat de Jean‐Luc Moudenc, en 2023, un livre blanc et un plan d’action ont été élaborés. Des plantations et l’installation de mobilier de détente devraient signer les premiers aménagements au niveau des portes d’entrées du parc en 2026.
À l’ouest de Toulouse, le grand parc du Touch s’étendra sur 13 kilomètres le long de la vallée du Touch, entre Sesquières et la base de loisirs de la Ramée. En 2024, une consultation citoyenne a été lancée. Les premiers aménagements ont été installés en décembre 2025.
Augmenter le nombre de caniparcs et de distributeurs de sacs à déjection
Installer 1 000 corbeilles de rues
Renforcer la charte chantier propre
Installer des urinoirs de rue
Ces uri‐trottoirs ont d’ailleurs fait polémique sur les réseaux sociaux. Les internautes ont été choqués que la mairie investisse pour que les hommes puissent soulager leurs besoins dans la rue. Selon la mairie, un modèle à destination des femmes a été expérimenté, mais la « mauvaise utilisation » a rendu impossible la collecte d’urine et a mis un terme à l’expérimentation.
Equiper 100 % de l’éclairage public en LED pour diviser par deux la consommation électrique par raport à 2013, soit 40 000 points luminueux
Améliorer la qualité de l’eau potable
Cela n’a pas empêché les inquiétudes en 2023 après la diffusion d’un message alarmiste du directeur de l’ARS Occitanie sur la toxicité de l’eau au robinet. « Depuis 2022 et jusqu’à ce jour, 46 analyses ont été effectuées par l’ARS et Eau de Toulouse Métropole. 89 % ont conclu à une absence totale de PFAS (soit 41 analyses). Seules cinq ont révélé leur présence, dans un taux très faible de « 0,0081 μg/l au maximum, soit moins d’un dixième du seuil réglementaire », a affirmé Toulouse Métropole à cette occasion.
Créer des espaces verts dans les quartiers en déficit
Rénover les espaces verts fréquentés Jardin du Barry et Pech David
Concrétiser le projet île du Ramier
Rénover l’incinérateur du Mirail
Toulouse Métropole avait jusqu’à décembre 2023 pour ramener ses émissions polluante sous les niveaux fixés par la Commission européenne en 2019. Des travaux de mises aux normes devaient être lancés en 2023 par le syndicat mixte Décoset, mais ils n’étaient toujours pas réalisés en 2025.
La rénovation complète du site, elle, a fait l’objet de rebondissements ces dernières années. Trois scénarios différents ont été envisagés : la rénovation, la reconstruction et le maintien en l’état. Le syndicat en charge de la gestion des déchets a confirmé, en février 2025, que l’incinérateur serait reconstruit. Les travaux devraient commencer au plus tard en 2027. La mise en service ne sera pas effective avant 2030.

Déchets : Pourquoi Toulouse est à la traîne et comment pourrait‐elle faire mieux
Lancer un grand concours d’urbanisme centré sur le bâtiment durable, notamment pour le futur quartier Paléficat
Modifier les places pour en faire des îlots de fraicheur en été
Pour y remédier, la mairie a lancé son plan « Toulouse + fraîche » en 2020. Depuis, 24 millions d’euros ont été investis dans des ombrières, des plantations d’arbres et des fontaines à eau. Toulouse en compte aujourd’hui près de 400.
Depuis 2023, 6000 m2 d’ombrières temporaires sont installées l’été dans les quartiers les plus exposés à la chaleur, par exemple place du Capitole, Pont Saint‐Pierre, rue Alsace‐Lorraine et à Empalot. Selon la mairie, elles permettent « de réduire la température au sol de 5 °C ».
À Arnaud Bernard, la mairie a investi 5,9 millions d’euros pour faire de la place un îlot de fraîcheur. Une grande pergola a été installée et la place a été végétalisée. Sur la place Aline‐Viadieu, une pergola a été installée et 40 arbres ont été plantés.
Sur la place du Capitole, 28 jardinières avec des arbres et une ombrière ont été installés en 2023. Le fait que les arbres restent en pot et pas en pleine terre interroge sur l’efficacité de la mesure. Selon le maire, les arbres ne peuvent pas être plantés à cause du parking souterrain à la place. Même problématique sur la place de l’Europe, 90 arbres en pot et trois en pleine terre ont été plantés.
On manque encore de recul pour savoir déterminer l’efficacité de ces aménagements, mais l’action s’étant concentrée dans le centre‐ville, il est probable que les quartiers les plus touchés n’aient pas vu la situation s’améliorer nettement.
https://www.mediacites.fr/decryptage/toulouse/2023/09/04/a‑toulouse-les-pics-de-chaleur-frappent-surtout-les-plus-pauvres/
Faire de la 3ème ligne une opportunité pour créer de nouvelles places (14 potentiellement)
Bien que lancés, ces projets n’ont pas été concrétisés du fait des retards de construction de la ligne C.
Rehausser la qualité de l’espace public des quartiers prioritaires
Mettre en valeur les centres de quartier périphériques (Croix Daurade, Saint Martin du Touch, Pouvourville)
Concrètement, à Saint‐Martin du Touch, les trottoirs ont été élargis et une piste cyclable a été aménagée. Aux Pradettes, la place a été refaite. À Croix‐Daurade, des travaux sont prévus à partir du mois d’avril 2026 pour aménager le cœur de quartier, planter une cinquantaine d’arbres, végétaliser 2 600 m2 d’espaces, créer des pistes cyclables et paver des placettes.
Requalifier les entrées de ville
Au sud, le dernier vestige d’AZF, un hangar désaffecté, situé route d’Espagne a été détruit. Un tiers lieu devrait voir le jour à la place, à la fin 2026.
Secteur nord, la route métropolitaine M820 (ex‐Nationale 20) est actuellement l’un des axes les plus mal aménagés de l’agglomération. 17 kilomètres de voies doivent être réaménagés. Cette entrée de ville devrait également intégrer le projet du Grand Parc Canal. Le projet est sur la table depuis 2019 et l’avant projet a été lancé en 2021. Deux friches industrielles vont accueillir des projets urbains (logements, commerces et activités).
Dans le secteur nord‐est, la route de Lavaur va être transformée sur 1,1 km. Après une concertation publique à la fin de l’année 2024, Toulouse Métropole prévoit de « créer une voie verte sécurisée pour les piétons et les cyclistes » et de « faciliter le passage vers les transports en commun et les modes de déplacement actifs ». Le plan d’aménagement sera présenté fin 2026.
La collectivité prévoit également des aménagements au niveau de la Zone d’activités d’Atlanta. Une enquête publique a été ouverte en 2024 pour un grand projet d’aménagement urbain et tertiaire qui vise à regrouper plusieurs services métropolitains dans un Techno‐Centre.
La promesse de lancer la requalification des entrées de ville a donc été tenue. Reste encore à la concrétiser.
Faire de la Ligne C une opportunité pour améliorer l’habitat et l’espace public
En avril 2024, la mairie a annoncé, lors d’une réunion de quartier Sept‐Deniers, Ginestous‐Sesquières et Lalande, l’aménagement et la végétalisation des espaces publics autour des futures stations de la troisième ligne Sept‐Deniers Stade Toulousain, Ponts Jumeaux et Blagnac.
Un nouveau parc est en cours d’aménagement à proximité du Stadium et de la sortie de la future ligne de métro. Des jeux pour enfants, un terrain de basket y seront installés. Les arbres plantés pour ce parc comptent pour la compensation environnementale obligatoire dans le cadre du chantier de la ligne C.
Des commerces et services de proximité devraient également ouvrir aux abords de la station de métro. Plusieurs aménagements sont par ailleurs prévus par la ville dans le cadre du dispositif « Mes idées pour mon quartier ».
La construction de la ligne C ayant pris un retard considérable, ces projets sont encore loin d’être aboutis.
Limiter au maximum les projets d’aménagement grignotant les terres agricoles
Engager un paysagiste reconnu pour penser les coeurs de quartier
Investir 150 millions d’euros pour embellir et créer des espaces publics en dehors du centre‐ville
Expérimenter les composteurs de quartier
A Toulouse, il a fallu attendre mai 2025 pour que la loi soit appliquée. Depuis cette date, 326 bornes de collecte de déchets alimentaires ont été installées dans la commune.
Lancer un appel à projets pour collecter les biodéchets des restaurateurs
Ajouter des bornes de tri sélectif dans le centre‐ville
Construire un nouveau centre de tri du plastique à l’échelle métropolitaine avant 2024
Expérimenter le recyclage du plastique contre des bons d’achat dans l’hyper‐centre
Former tous les agents d’accueil de la mairie à la détection des femmes victimes de violence
A l’occasion du déploiement du dispositif « Demandez Angela », un réseau de lieux sûrs où une femme harcelée dans la rue peut demander de l’aide discrètement et être prise en charge par du personnel formé, des formations ont également été données dans différents lieux municipaux.
Cependant, comme le révélait une enquête de Mediacités, en 2024, le dispositif n’était pas encore totalement abouti. Dans plusieurs lieux labellisés, la formation était souvent transmise de manière informelle par un membre du personnel formé à ses collègues, sans vérification systématique de sa bonne transmission. Ce qui limitait l’efficacité du dispositif.
Il est donc difficile de dire si tous les agents d’accueil de la mairie ont réellement participé à des formations à ce jour.
Accueillir à Toulouse l’Agence européenne de l’innovation de rupture
Trouver des lieux fermés pour les distributions alimentaires sur les places
Prioriser l’attribution de place en crèche pour les parents qui travaillent ou qui cherchent un emploi
La priorité est donc donnée aux familles qui travaillent ce qui permet aux mères de retrouver leur emploi après leurs congés maternel et parental.
Les parents en recherche d’emploi sont moins prioritaires. Le fait d’être accompagné par un dispositif de retour à l’emploi permet d’obtenir seulement un à deux points. Ainsi, une famille dont un seul parent travail et ou l’autre est en recherche active n’obtient que 7 points (5+2).
Pour rappel, 3 376 places ont été attribuées en 2024 sur les 5004 dossiers de candidatures.
Achever la mise en accessibilité de nos écoles
En outre, si 12 millions d’euros ont été investis sur le mandat pour ces chantiers, il faudrait encore « 5 millions d’euros supplémentaires » pour atteindre « les 100 % accessibles », reconnait la collectivité. L’objectif pourrait être atteint en fin d’année. Trop tard pour réaliser cette promesse dans les temps.
Augmenter le nombre de salles disponibles aux associations en mutualisant nos équipements publics
Ces données étant contradictoires, il nous est impossible de vérifier cette promesse.
Créer un annuaire associatif
Améliorer le portail associatif municipal en ligne, en lien avec les représentants des associations
Bourse au bénévolat pour développer le soutien scolaire
Travailler avec les seniors pour que l’aménagement des places et des rues soit mieux adapté à leurs besoins
Travailler avec les associations de commerçants pour que la carte MonToulouse Seniors donne accès à des réductions
Lancer un réseau “Seniors vigilants” permettant aux seniors d’un même quartier de s’entraider
Ouvrir quatre restaurants seniors solidaires supplémentaires à Pont des Demoiselles, à Papus, à Lapujade, et aux Sept Deniers
Donner la priorité aux enfants en situation de handicap ou dont un membre est handicapé dans les crèches
Une liste de critères est liée à la situation spécifique et du handicap de l’enfant. S’il présente un handicap ou une maladie chronique, il est prioritaire (4 points), de même si un enfant de la fratrie ou un parent est handicapé.
Développer les permanences associatives d’aide aux femmes
Mettre en place un service de consigne numérique pour les plus précaires
Des initiatives d’inclusion numérique existent à Toulouse, portées par des associations comme Emmaüs Connect ou des structures sociales locales, mais elles ne constituent pas un service municipal de consigne numérique.
Mettre en place des points conseil budget dans les quartiers, pour accompagner les Toulousains dans la gestion de leur argent
Le crédit municipal de Toulouse s’était déjà engagé dans le programme du PCB en 2016 en intégrant une expérimentation initiée par le Ministère des solidarités et de la santé. En 2020, la structure a été labellisée « Point conseil budget ». Depuis, elle propose des conseils gratuits pour aider les habitants à mieux gérer leur argent et prévenir le surendettement. Des permanences sont également organisées dans certains quartiers via les Maisons Toulouse Service.
Si le déploiement de ce service n’est pas directement municipal, dans le sens où il n’est pas institué comme un programme officiel propre à la ville, on peut considérer la promesse comme tenue car Jean‐Luc Moudenc est le président du conseil de gouvernance du Crédit Municipal.
Mettre en place une offre de micro‐épargne solidaire
Même si la mesure n’a pas été créée en tant que service municipal, elle s’inscrit dans l’écosystème des politiques sociales locales, avec l’implication d’un opérateur public lié à la collectivité. La promesse peut donc être considérée comme tenue.
Construire un pôle d’accueil et d’innovation sociale et des solidarités au Grand Matabiau
Si tout se déroule comme la mairie l’annonce, ce futur lieu regroupera une halte de nuit pour les personnes sans‐abris, un service qui permettra de coordonner l’orientation vers des dispositifs d’hébergement, un restaurant solidaire et une résidence intergénérationnelle. Le projet n’est pas encore réalisé bien que l’ouverture soit prévue en 2026.
En attendant la construction des bâtiments définitifs, une expérimentation en urbanisme transitoire, baptisée Place Commune, a été mise en place. Cet espace temporaire accueille ateliers, animations et restauration solidaire depuis 2023.
Renforcer les opérations de sensibilisation auprès des commerçants pour accélérer la mise en accessibilité de leurs locaux
La Ville assure avoir mis en place plusieurs dispositifs pour accompagner les commerçants : un guide pratique pour rendre son local accessible a été publié en 2025, des audits de locaux sont réalisés depuis 2020 et des « ambassadeurs de l’accessibilité » vont à la rencontre des commerçants pour les informer et les conseiller sur les obligations et solutions possibles.
Pour autant, aucune donnée publique récente ne permet de savoir précisément combien de commerces ont adapté leurs locaux ni l’impact réel de cette stratégie de sensibilisation sur l’accélération de la mise en accessibilité. La promesse peut donc être considérée comme mise en œuvre, mais son effet concret reste difficile à quantifier.
Achever la mise en accessibilité des 700 équipements municipaux et métropolitains qui reçoivent du public
Une enveloppe de 51 millions d’euros aurait été consacrée à ce chantier selon La Dépêche. « Parmi les 138 équipements sportifs à traiter, 70 % le sont », assurait le maire dans leurs pages avant d’ajouter : « sur les 212 écoles de Toulouse, 75 % sont accessibles, et la totalité le sera d’ici la fin 2026 ».
Certains sites restent donc partiellement adaptés ou en travaux plusieurs années après l’engagement. L’objectif d’accessibilité globale est bien engagé mais, d’après les derniers chiffres communiqués, il n’est pas encore totalement réalisé pour l’ensemble des quelque 700 équipements concernés.
Créer un guide pratique à l’adresse des personnes en situation de handicap
Ce document rassemble des informations sur des thématiques comme l’emploi, la santé, les droits, la scolarité. Il est accessible gratuitement en ligne.
Mettre en place un lieu d’information municipal dédié aux personnes en situation de handicap
À ce stade du mandat, cette promesse n’a pas été tenue au sens strict : aucun lieu physique municipal identifié comme guichet unique n’a été créé. En revanche, la Ville a renforcé des dispositifs d’information et d’accessibilité (guide pratique, services numériques plus accessibles, relais dans les services municipaux).
L’information reste toutefois éclatée entre plusieurs canaux. Par ailleurs, le principal guichet d’accueil et d’orientation des personnes en situation de handicap demeure la Maison départementale des personnes handicapées de la Haute‐Garonne, qui relève du Conseil départemental et non de la mairie.
Faire de l’égalité femme/homme un critère essentiel dans l’attribution des subventions aux associations
Aujourd’hui, certaines incitations existent, notamment auprès des associations sportives, pour encourager l’égalité F/H dans leurs activités. Mais l’égalité n’est pas un critère obligatoire ni systématique pour l’attribution des subventions. Une association peut donc obtenir un financement municipal sans avoir de politique spécifique d’égalité.
Ainsi, la promesse de faire de l’égalité un critère essentiel n’est pas tenue : des initiatives existent pour la valoriser, mais elle ne s’applique pas de manière généralisée à toutes les associations.
Lancer une bourse d’entraide et de bénévolat
Aujourd’hui, la page « Missions bénévolat » du portail de Toulouse Métropole concrétise une partie de cet engagement. Elle permet effectivement de consulter des offres de missions proposées par des associations locales et de se porter volontaire. En ce sens, une forme de bourse du bénévolat existe : les habitants peuvent plus facilement identifier des structures et s’engager.
Cependant, la promesse initiale allait plus loin que la simple mise en relation entre associations et bénévoles. Elle évoquait une véritable « plateforme d’échanges » permettant aux habitants de proposer eux‐mêmes leurs services, y compris dans une logique d’entraide de voisinage. Or, l’outil actuel fonctionne essentiellement comme un répertoire d’offres émanant des associations. Il ne constitue pas une bourse d’entraide ouverte entre particuliers, ni un espace où chacun peut publier spontanément une proposition de service. De plus, la dimension intergénérationnelle mise en avant dans la promesse n’apparaît pas comme un axe structurant de la plateforme.
Ainsi, la promesse peut être considérée comme partiellement tenue : la bourse du bénévolat associatif est bien en place, mais la bourse de l’entraide au sens large, ouverte aux habitants et pensée comme un outil d’échanges de quartier à dimension intergénérationnelle, n’a pas été pleinement réalisée.
Renforcer les formations au numérique pour les seniors
Créer des Ehpad et des crèches sur le même site
Cette promesse trouve une illustration avec l’ouverture, en 2024, d’une micro‐crèche du réseau privé Tom & Josette, à proximité immédiate de l’Ehpad Henri IV de DomusVi, dans le quartier de Montaudran. S’y ajoute la crèche Méli‐Maylo qui a ouvert ses portes en juin 2025 au sein d’une résidence intergénérationelle à Saint‐Martin‐du‐Touch.
Mis en place par le bailleur social Groupe Les Chalets et l’association du May, le dispositif favoriserait les rencontres entre personnes âgées et enfants grâce à des espaces communs. La mairie et la métropole de Toulouse ont participé au projet comme soutien ponctuel et partenaire institutionnel, mais n’en sont pas les principaux porteurs financiers.
Créer des restaurants seniors solidaires dans les cantines des nouvelles écoles
Devenir la première ville de France avec zéro femme victime de violence ou isolée à la rue dès l’hiver 2020

Zéro femme à la rue à Toulouse : la promesse à moitié tenue de Jean‐Luc Moudenc
Mettre en place des espaces d’accueil pour centraliser les services publics dans certains quartiers
Depuis, la Ville de Toulouse a mis en place les Maisons Toulouse Services, qui ont remplacé les anciennes Maisons de la citoyenneté. Ces structures permettent d’effectuer de nombreuses démarches administratives (cartes d’identité, passeports, inscriptions scolaires, urbanisme, etc.) et proposent un accompagnement numérique. Elles accueillent également des permanences de partenaires et d’acteurs de terrain, renforçant ainsi l’offre de services de proximité.
Dans certains quartiers, ces équipements regroupent effectivement plusieurs services cités dans la promesse en un même lieu, répondant à l’objectif annoncé en 2020. La promesse peut donc être considérée comme tenue sur le principe : des espaces facilitant l’accès à différents services publics ont bien été créés.
À noter que cette organisation n’est pas généralisée à l’ensemble du territoire communal. Toutes les Maisons Toulouse Services ne regroupent pas l’ensemble des grandes administrations nationales évoquées initialement, et l’accès à un guichet véritablement unique reste variable selon les quartiers.
Créer un label « Toulouse + facile » pour mettre en avant des services associatifs sûrs et éthiques
Obtenir le label Opéra national pour le Théâtre du Capitole
Concrètement, l’Opéra national et l’Orchestre national du Capitole de Toulouse, anciens services de Toulouse Métropole, sont réunis depuis janvier 2023 au sein d’un établissement public administratif : l’«Établissement public du Capitole », dont le conseil d’administration est présidé par l’adjoint à la culture Francis Grass et composé d’élus de la métropole, de l’Etat, et d’une personnalité de la société civile. Il réunit 400 collaborateurs permanents et assure également la gestion de la Halle aux Grains. Sur l’exercice 2024, il son budget annuel s’élevait à 46 millions d’euros.
Même si la métropole reste le principal financeur de l’orchestre et de l’opéra, leurs budgets et leur pilotage financier relèvent désormais davantage de leur responsabilité propre. A moyen terme, la collectivité pourra alléger des charges qui contribuaient à son endettement, en les inscrivant dans un budget annexe.
L’opéra et l’orchestre gardent leurs missions de production et de diffusion de spectacles lyriques, musicaux, chorégraphiques et de concerts symphoniques, mais aussi de sensibilisation et d’éducation artistique et de rayonnement international. C’est Christophe Ghristi, qui est à la direction artistique de l’Opéra, etTarmo Peltokoski, le directeur musical de l’Orchestre depuis 2024.
Dégoudronner au moins 20 hectares d’espace public d’ici à 2023
« Depuis la sortie de la crise sanitaire, ce rythme a presque doublé : 11,3 hectares ont été désimperméabilisés entre 2023 et 2025, contre 6 hectares entre 2020 et 2022 », explique la mairie.
En 2026, 6,9 hectares supplémentaires seront désimperméabilisés, soit 24,1 hectares, au total, entre 2020 et 2026. L’objectif sera atteint, mais avec trois ans de retard.
Mettre en place une charte locale commerce développement durable
« La Fédération des Associations de Commerçants a engagé la sensibilisation des commerçants en mobilisant les associations pour inciter le plus grand nombre à s’engager dans la première phase d’autodiagnostic, préalable à la signature d’une charte d’engagement du Pacte Climat 2030 », explique la mairie, sollicitée par Mediacités.
Contactée, la Fédération des Associations de Commerçants de Toulouse indique n’avoir signé aucune charte de ce type avec la mairie de Toulouse…
Offrir plus de 50 % d’alimentation locale, et plus de 60 % d’alimentation labellisée (bio ou label de qualité) dans les cuisines centrales
La directrice de la cantine centrale de Toulouse déclare, en septembre 2025, que la moitié des plats de la cantine centrale sont cuisinés à partir de produits bruts ou très peu élaborés et que 30% des produits cuisinés sont bio, 91% des viandes sont labellisées et 74% des poissons.
Selon la mairie, la collectivité se heurte aux règles de la commande publique, qui limitent la part du caractère local des marchés publics.
Diviser par deux la consommation de papier de la collectivité d’ici à 2026
Pour arriver à ce résultat, la mairie a supprimé les imprimantes individuelles, progressivement dématérialisé les documents (bulletin de paie, parapheurs avec signatures électroniques) et arrêté l’impression des dossiers de presse pour les journalistes. Le papier utilisé est passé de 80 à 75 grammes, selon les informations de la mairie.
Résultat, la consommation de ramettes de papiers est passée de près de 50 000 ramettes en 2019 à 36 500, selon la mairie. C’est un progrès, mais il aurait fallu atteindre les 25 000 ramettes pour remplir la promesse.
Améliorer l’information publique sur la qualité de l’air
Hors site et journaux de la collectivité, aucune action visant à améliorer l’information publique sur la qualité de l’air n’a été menée par la mairie de Toulouse. Dans sa promesse de campagne, Jean‐Luc Moudenc avait suggéré que l’application Tisséo affiche quotidiennement l’indice de qualité de l’air, ce qui n’a pas été mis en place. Pourtant, les alertes pollution se succèdent à Toulouse.

La pollution atmosphérique se déconfine en douceur à Toulouse

Le confinement purifie l’air toulousain

Quartiers populaires : les inégalités sont aussi environnementales

Le quartier le plus pollué de Toulouse est aussi l’un des plus pauvres

Pollution de l’air : la carte des entreprises épinglées en Occitanie
Nourriture 100 % bio dans les crèches à terme
La quantité de nourriture bio servie aux tout‐petits ne fait que respecter la réglementation en vigueur, loin d’une nourriture 100 % bio visée.
Expérimenter les abribus végétalisés
Finalement, seulement dix abribus devraient avoir des parois végétalisées à Toulouse sur la durée du contrat. Un seul abri à paroi végétalisée a été installé à l’arrêt Pont‐Neuf en guise d’expérimentation. « La Collectivité lance actuellement les études pour identifier 9 autres emplacements », a avancé la mairie. Vingt abribus seront quant à eux équipés d’écrans numériques sur la durée du contrat.
Faire du château de Candie un lieu référence en agriculture urbaine
Ce lieu permet d’accueillir des acteurs du monde agricole et alimentaire – associations, restaurateurs, grandes surfaces, épiceries, pour des formations, des événements ou encore des cours de cuisine. Pour poursuivre le développement du Domaine de Candie, la Mairie a lancé un appel à projet en 2025, pour créer « un concept en adéquation avec la nature du lieu et les activités du Domaine ».
Le Domaine de Candie a fait l’objet de plusieurs mentions dans des médias locaux et régionaux. Selon Le Parisien, en 2022, elle jouit du titre de « seule ferme de France détenue par une collectivité locale ». Le développement du circuit court de la régie a également fait l’objet d’un article, en 2024, dans La France Agricole.
Entre septembre et juillet 2025, la mairie a lancé un appel à projet pour développer une activité commerciale saisonnière. L’objectif est de voir naître « un concept en adéquation avec la nature du lieu et les activités du Domaine » au printemps 2026. La municipalité n’a pas précisé si les candidatures de jeunes agriculteurs qui se lancent seront privilégiées et a déclaré garantir le raccordement en eau et en électricité, aucune aide ni financière, ni en nature ne sera fournie.
Impliquer la régie municipale d’électricité dans des projets d’ENR
Depuis, la régie municipale n’a pas porté de projet d’envergure. Un marché lui a été confié fin 2024 pour installer en 2026 des ombrières sur les parkings du Zénith à Toulouse. D’autres projets pourraient voir le jour. Des équipements photovoltaïques sont à l’étude sur le parking de Toulouse Aerospace, à Montaudran, ou sur les Rives de l’Hers, sans réalisation concrète à ce jour.
Mettre en place trois déchèteries de proximité en centre‐ville
Le Hall 9 de l’ancien parc des expositions fait l’objet d’une déconstruction sélective en vue de sa transformation en une déchèterie et une ressourcerie. Le lieu devrait accueillir des animations et des activités de sensibilisation du grand public au zéro déchet et à l’économie circulaire. Initialement prévue pour fin 2025, la livraison a finalement été repoussée en juillet 2026.
Le Syndicat mixte Decoset a également acquis un terrain pour déplacer la déchèterie de Monlong, à Toulouse, mais ni la localisation du nouveau site, ni la date d’ouverture ne sont connues à ce jour.
Être exemplaire en gestion des déchets pour les chantiers de la ligne C du métro et du Grand Matabiau
Le reste est en partie revalorisé « pour fabriquer de la terre végétale, des matériaux de construction, pour des infrastructures ou des projets d’aménagement ou pour remettre en état des carrières et permettre leur utilisation en terre agricole », selon Tisséo. La terre du chantier de la ligne C de métro a notamment été récupérée par deux briqueteries pour les transformer en briques. Ces initiatives, entre autres, ont valu au projet d’être certifié Haute Qualité Environnementale (HQE) en octobre 2025, en faisant la première ligne de métro à obtenir ce label en France. En revanche, aucune mention de l’évacuation des remblais par voie fluviale n’a été faite.
Concernant le chantier du Grand Matabiau — projet labellisé écoquartier – les entreprises qui gèrent les 11 démolitions d’immeubles doivent respecter une charte « Chantier propre » pour la valorisation des matériaux et la gestion des déchets de chantier. D’après ce document, les matériaux de démolition, les déchets, les détritus seront évacués au fur et à mesure et les matériaux sur le chantier réutilisés.
Néanmoins, dans son étude d’impact de la construction de la troisième ligne de métro, en 2021, la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAE) souligne certaines carences du projet. L’organisme pointe notamment du doigt les effets cumulés sur le trafic routier des travaux (évacuation de matériaux et déchets) avec ceux des autres grands chantiers, dont celui du Grand Matabiau – Quai d’Oc.
Acquérir des espaces verts privés et les ouvrir au public
D’autres terrains ont connu une destinée moins verdoyante. En 2022, militants écologistes et habitants du quartier des Pradettes se sont mobilisés contre la vente d’un terrain public à un promoteur immobilier. Les membres du collectif ANV‐COP21 voyaient en ce terrain l’opportunité d’y installer un îlot de fraîcheur, sous la forme d’une ferme urbaine. Finalement, tous les terrains ont été vendus, sur lesquels 180 logements vont être construits.
En janvier 2025, la mairie a acquis une parcelle de plus 2 723 ㎡ dans le quartier de Montaudran‐Lespinet, en affichant l’objectif d’y créer un jardin public. Mais les ambitions ont été revues à la baisse : en juin, une nouvelle délibération municipale prévoit de ne conserver qu’à peine plus de 1 000 ㎡ d’espace vert et de placer le reste à la vente pour la construction de logements. À notre connaissance, seulement deux terrains privés ont donc été acquis pour les ouvrir au public.
Élargir l’initiative « Des fleurs sur mon mur »
Les habitants pouvaient alors demander à « végétaliser et à fleurir les barrières fixes le long du trottoir et devant leur domicile ou commerce ». L’accord est soumis à une étude de faisabilité puis un collectif associatif se charge de végétaliser et fleurir l’espace. Un espace préparatoire du sol de la parcelle est réalisé par la collectivité.
L’opération a été relancée en août 2025. Désormais, les options de plantations concernent aussi les petits espaces publics. Le règlement détaillé de l’opération ne mentionne cependant pas les modalités pour les plantations sur des parkings et les places.
Expérimenter l’apport des biodéchets pour faire de la méthanisation
Dans les faits, peu de ces déchets ont été transformés en énergie verte, même s’il n’est pas possible de le quantifier précisément.« La solution dépendra du prestataire retenu dans le marché public associé à cette expérimentation », a souligné la Métropole.
Distribuer des kits gratuits aux habitants pour faire des économies d’eau
Ouvrir les décheteries samedi et dimanche
Végétaliser les portes de ville (échangeurs, grandes routes)
En 2021, Toulouse Métropole a procédé à la végétalisation des écrans acoustiques du périphérique sur un kilomètre entre Ponts‐Jumeaux et Purpan. Cette initiative a été présentée par la Métropole comme un moyen de lutter contre les tags qui se multiplient sur les écrans acoustiques, plutôt que par un réel désir de végétaliser les portes de villes.
Inviter les habitants à végétaliser les pieds d’arbres
L’opération a été relancée en août 2025, via un communiqué officiel sur le site de la mairie.
Inviter entreprises, universités et institutions publiques à participer au plan 100 000 arbres
La mairie a lancé, en 2022, le défi « Toulouse + verte », ouvert à tous les acteurs du territoire, dont les entreprises, institutions et aménageurs qui se sont lancé dans un “projet de renaturation” sur leur foncier au cours de l’année. Parmi les lauréats, Thalès Alenia Space remporte le prix honorifique de la première édition, suivi de Météo France en 2024.
En 2023, 2 000 des 20 000 arbres plantés à Toulouse l’ont été sur le site d’Airbus, par un partenariat conclu entre la Mairie et le géant de l’industrie aéronautique. La même année, le partenariat noué entre la Mairie et Enedis a quant à lui abouti à la de 800 arbres, arbustes et arbres fruitiers dans le parc de la Mounède, à Toulouse.
Planter 100 000 arbres à échéance 2030
En 2020, le plan 100 000 arbres de Jean‐Luc Moudenc a connu un départ timide avec quelque 4 000 arbres plantés. Il a ensuite mis les bouchées doubles. La barre des 10 000 arbres a été dépassée depuis 2021. Selon les données de la mairie, 108 856 arbres auraient déjà été plantés dans le cadre du dispositif en 2025.

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Conseiller les habitants dans l’installation de panneaux solaires
En 2024, Toulouse Métropole a mis à disposition des habitants un service gratuit de cadastre solaire qui leur permet d’évaluer le « potentiel solaire » de leur toiture en fonction de son exposition. « En 2024, 11 542 visiteurs ont consulté le site, dont 1 463 ont souhaité être redirigés vers des sites spécialisés en lien avec le solaire et la Maison de l’Énergie », selon le service de presse de Toulouse métropole. Pour l’anecdote, cette promesse figure à nouveau dans le programme de Jean‐Luc Moudenc…
Doubler la production d’énergie solaire photovoltaïque sur les équipements publics
De quoi permettre une production d’énergie équivalente à 450 MWh. La production d’énergie solaire photovoltaïque produite a donc plus que doublé.
Développer l’arrosage intelligent des espaces verts
« À Toulouse, ces temps d’arrosage ont été diminués de 54 % sur les 22 hectares monitorés dans la ville et la métropole », indique Smart City Mag qui n’a pas pu obtenir d’informations sur les économies réalisées de la part de la collectivité, ni sur son coût. La mairie indique que ces dispositifs ont permis de diviser par deux les temps d’arrosage.
Rénover le réseau d’eau potable de la métropole
En 2024, les dépenses réelles d’investissement pour l’eau potable étaient de 19,05 millions d’euros. Cela comprend, entre autres, la modernisation des réseaux d’eau. Le taux de renouvellement des réseaux d’eau est passé de 0,64 en 2020 à 0,8 en 2024. Il était de 0,24 en 2015.
Sur son site, Toulouse Métropole annonce remplacer, chaque année, 27 kilomètres de réseaux d’eau potable, pour un investissement de 12 millions d’euros par an depuis 2020.
Lutter contre le gaspillage alimentaire dans les écoles primaires
Au printemps 2023, des balances connectées ont été installées dans cinq écoles pilotes. Depuis, 13 tables mobiles ont été déployées et sont déplacées d’école en école tous les deux mois. Elles permettent, selon la mairie, de mesurer le gaspillage par catégories d’aliments (viande/ sans viande/ entrée / accompagnement) et d’adapter le menu à ce que mangent les enfants. 350 agents municipaux ont été formés pour la mise en place de ces balances connectées et sensibiliser au gaspillage alimentaire.
Créer au moins 15 nouveaux jardins partagés
Doubler la superficie d’espaces verts protégés
Il classait environ 397 hectares en espaces verts protégés (EVP) sur les 37 communes de l’intercommunalité, dont environ 114 hectares sur la commune de Toulouse. Doubler cette superficie nécessiterait de protéger 794 hectares, dont 228 à Toulouse.
Le nouveau PLUi‑h qui doit entrer en application en 2026 prévoit 785 hectares d’espaces verts protégés, dont 215 hectares à Toulouse. À quelques hectares près, la promesse est donc tenue.
Poursuivre l’aide à la rénovation des chauffages bois
Depuis 2019, Toulouse Métropole subventionne la rénovation des chauffages au bois pour remplacer les anciens dispositifs par des appareils plus performants. L’aide Action 65 permettait d’attribuer jusqu’à 500 euros selon les ressources financières.
Relancée en février 2025, la nouvelle prime Air Bois peut s’élever jusqu’à 2 700.
En 2025, 112 primes ont été attribuées, selon les données disponibles en ligne, mais le montant total distribué n’est pas connu.
L’enjeu est important. Les 35 000 foyers se chauffant au bois sur le territoire de Toulouse métropole étaient responsables de 40 % des émissions de particules fines en 2023. Certaines communes comme Montréal ont tout simplement interdit ce mode de chauffage, selon Atmo Occitanie.
Lancer un festival annuel de bien‐manger et de l’alimentation durable
Le festival permet à des producteurs locaux d’exposer leurs produits et propose des ateliers et des formations sur l’alimentation. L’édition 2025, par exemple, proposait des ateliers autour de la lacto‐fermentation et de la préservation de l’eau.
Créer une agence métropolitaine de la donnée
Cependant, aucune nouvelle agence dédiée à la donnée n’a été créée par Toulouse Métropole depuis 2020. Et aucune annonce n’a été faite concernant l’hébergement de données d’entreprises privées. Interrogé à ce sujet, le 27 mars 2025, Bertrand Serp, vice‐président chargé de la transition numérique de Toulouse Métropole, affirme que le projet est en cours. Affaire à suivre.
Créer un fonds de dotation territorial, permettant aux entreprises locales de s’engager facilement en faveur des causes solidaires de notre ville
Des initiatives privées ont par contre vu le jour pour combler ce manque. Par exemple, Le Cœur des Entreprises est un collectif d’entreprises du grand bassin toulousain qui s’est constitué en fonds de dotation. Il vise à unir les forces des entreprises pour lutter contre la précarité, les fragilités et le handicap en soutenant des projets associatifs locaux. On n’est jamais mieux servis que par les autres, dirait‐on…
Accorder une aide de 40 euros aux jeunes résidant en quartiers prioritaires de la ville pour adhérer à un club
Renouveler le fonctionnement des Commissions de quartier

Toulouse. Les promesses oubliées du renouvellement des commissions de quartier
Désigner des citoyens référents de la propreté dans leur quartier
L’opération bénéficie d’une enveloppe de 10 000 euros par an pour la communication, prise sur un budget de « plusieurs centaines de milliers d’euros » que touche annuellement la commune dans le cadre du dispositif national Responsabilité Elargie du Producteur (REP).
Installer au moins 100 caméras de vidéosurveillance
Plus couteux sur le long terme, cet équipement doivent permettre, selon la mairie, de mettre en place des surveillances ponctuelles dans certains lieux de la commune.
En 2020, le réseau de vidéosurveillance aurait déclenché 5 367 interventions de la police municipale et participé aux enquêtes de la police nationale, via 1 834 réquisitions judiciaires.
Entre juin 2020 et décembre 2022, le réseau est passé de 450 à 510 caméras, soit 60 de plus. Une quarantaine va être installée en 2023, selon la mairie, qui devrait réaliser ainsi sa promesse de campagne.
« L’objectif sera tenu en mars prochain, assure Emilion Esnault, élu de la majorité chargé de la sécurité, lors d’un point presse le 16 décembre 2022. 400 emplacements ont été localisés en discutant avec la police nationale, la police municipal et les opérateurs vidéo. Cela nous permet de dérouler le programme de 130 caméras supplémentaires sur le mandat. »
Selon l’élu, l’acquisition de chaque caméra coûte 30 000 euros en moyenne, dont la moitié est pris en charge par l’État. Coût total estimé : 1,95 millions d’euros.
Opérés par 40 agents spécialisés, ces équipement ont suscité 2 150 réquisitions par les services d’enquête de la police nationale, en 2021, contre 50 par an avant 2015. Selon la mairie, 1 621 présentation de délit en flagrance auprès d’un officier de police judiciaire ont été réalisés en 2021 par la police municipale. La moitié aurait été déclenchée par une alerte des services de vidéosurveillance, par exemple sur des vols de vélo.
A moins d’un an des municipales, où en est‐t‐on ? Selon un article de l’Opinion Indépendante, il y avait 600 caméras de vidéo‐surveillance à Toulouse en décembre 2024. Mais selon La Dépêche, il y en avait 630 en août 2024. Plus récemment, Actu Toulouse évoquait un nombre de 682 en novembre.
Quoi qu’il en soit, l’objectif des 550 caméras installées est atteint. De ce point de vue, la promesse est tenue.
En ce qui concerne la répartition par quartier, la question est plus difficile à résoudre. Interrogée à ce sujet, la commune n’a pas répondu à ce jour.
Obtenir le label scène nationale de musique actuelle pour le Métronum
De ce fait, le Métronum est devenu la première salle toulousaine et haut‐garonnaise à obtenir le label, quelques mois après que la ville de Toulouse a été désignée par l’Unesco « Ville des musiques ». Une reconnaissance pour cet équipement culturel situé dans le quartier Borderouge, qui fêtait l’an dernier ses dix ans.
S’adresser au plus grand monde et rendre la culture accessible à tous sont les principaux piliers du label. Doté de deux salles de concerts de 600 et 200 places et de trois studios de répétitions, le Métronum propose une programmation éclectique. Dirigé artistiquement par Fabien Lhérisson, l’équipement a aussi pour mission d’innover et de soutenir les jeunes artistes.
Le label SMAC va de pair avec une subvention du ministère de la Culture d’environ 100 000 euros. L’Occitanie compte désormais dix scènes de musiques actuelles (SMAC), pour lesquels le ministère a abondé de 473 000 euros supplémentaires sa subvention.
Créer une cité de la danse à La Reynerie
Le chantier, dont la mairie assure la maîtrise d’ouvrage, doit démarrer en juin 2026 et sera financé par la Ville, la Drac, la Région, le Département, l’ANRU et le Fonds européen, pour un budget de 10,5 millions d’euros.
A l’horizon, un bâtiment de 3200 m², avec un parvis imposant, qui sera consacré à la création et à la diffusion de la danse sur le territoire occitan.
C’est le CDCN Place de la Danse, qui est missionné par la Ville pour en assurer la gestion et « piloter le projet artistique et territorial en lien avec l’ensemble des partenaires ». Mais les contours exacts ne sont pas encore définis, que ce soit en termes d’usage (formation, résidences d’artistes, diffusion), ou de partage de l’espace entre les associations de quartier et les compagnies régionales.

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Désengorger le quartier Saint‐Simon
Concrètement, il s’agit de requalifier l’avenue Eisenhower, de construire les échangeurs de Roques et du Chapitre et de réaliser le boulevard urbain ouest (BUO permettant de dévier la RD24) et le boulevard urbain du Canal Saint‐Martory (BUCSM). Ce dernier est séquencé en quatre phases, la première consistant à contourner le quartier Saint‐Simon.
Concernant l’avenue Eisenhower, la concertation publique lancée en 2023 permet d’en savoir un peu plus. Le chantier est estimé entre 11 et 17 millions d’euros. Le franchissement de l’A64 coûterait lui entre 4,5 et 35 millions d’euros. Les travaux sont censés débuter en 2025 et se poursuivre en « 2026 et après ».
Pour la phase 1 du Bucsm, aucun calendrier de travaux n’est connu à ce jour. Un appel d’offres de maîtrise d’œuvre a été lancé en février 2025 par Toulouse Métropole. Et des études sont actuellement menées sur les habitudes de circulation des habitants du quartier Saint‐Simon. « La mairie reste très opaque sur ses actions. Donc on reste dans le flou », observe Antonin Arquey, membre du collectif Axe Vert La Ramée, opposé au projet.
Le quartier Saint‐Simon n’étant pas désengorgé et la première phase du Bucsm n’étant pas encore réalisée, cette promesse de campagne n’est pas tenue à ce jour.
Accompagner le projet de RER toulousain
À Toulouse, l’offre TER est parmi les plus insuffisantes de France. En s’appuyant sur des analyses faites par l’opérateur privé de transports publics Transdev et des experts de la mobilité, Le Monde révèle que, pour une place de TER disponible, 10 à 18 personnes entrent dans le pôle urbain de Toulouse.
L’une des réponses des collectivités est la réalisation des Services express régionaux métropolitains (Serm). Mais ce n’est que le 12 décembre 2024 que Toulouse Métropole, Tisséo, la Région, le Département se sont mis autour de la table pour approuver, le 12 décembre 2024, le financement d’une “mission de préfiguration” des Serm.
Un stade embryonnaire qui a poussé Isabelle Hardy, co‐présidente du groupe écologiste/générations à la Métropole, à accuser Jean‐Luc Moudenc d’être le « maillon faible » du projet dans Actu Toulouse. Ce à quoi le maire a répondu en pointant du doigt les lenteurs de l’État.
De son côté, Benoît Lanusse, président de Rallumons l’Étoile, une association créée en 2018 pour promouvoir la création d’un véritable RER toulousain, a appelé les collectivités à accélérer la cadence, le 5 février 2025.
Les collectivités ont finalement emboîté le pas et lancé la phase de préfiguration du projet le 3 mars 2025, notamment pour préparer le plan de financement du Serm. Un dossier de synthèse doit être présenté à l’été 2025. Toujours en phase préliminaire, le Serm pourrait être mis en service en 2040. Difficile dans ces conditions de considérer que le maire de Toulouse appuie efficacement le projet.
Faire avancer la cause de la LGV
« Les habitants de la métropole toulousaine ont payé pour que Bordeaux ait sa LGV, a réagi le maire toulousain en octobre 2024. Cette attitude traduit un profond mépris pour tous les habitants et usagers du rail des Landes, du Pays Basque, du Béarn ainsi que du Midi toulousain et agenais. Pierre Hurmic préfère un mur de camions entre Bordeaux et l’Espagne plutôt que d’augmenter les capacités ferroviaires pour le report modal. »
Sous sa présidence, Toulouse Métropole a acté le versement de près de onze millions d’euros pour ce projet, dès 2024. Au total, la collectivité doit contribuer à hauteur de 624,4 millions d’euros. Le plan de financement a été décidé le 19 février 2022, avec un coût total estimé à 14,3 milliards d’euros.
L’État et les collectivités locales se sont engagés à prendre chacun 40 % du coût en charge et les 20 % restant doivent être financés par l’Union européenne. Mais pour l’instant, l’État n’est pas au rendez‐vous. Les collectivités se chargent d’avancer la trésorerie et si de nouvelles pistes de financement ne sont pas trouvées rapidement, le chantier pourrait prendre du retard.
En pratique, les travaux de la Ligne grande vitesse (LGV) ont été lancés en février 2024, après le feu vert donné par la Préfecture de Haute‐Garonne. Le directeur général de la Société du Grand Projet du Sud‐Ouest a réaffirmé sa volonté de terminer le chantier de la nouvelle ligne Bordeaux‐Toulouse en 2032, ou 2033. En 2020, la mise en service était prévue en 2030.
Le projet rencontre aussi des résistances. Une zone à défendre, baptisée la Guinguette Vaillante, s’est implantée sur le site des premiers aménagements au nord de Toulouse et a perturbé les premiers travaux. Derrière cette opposition, on retrouve Les Soulèvements de la Terre et LGV Non Merci, qui dénoncent un projet qui nécessite l’artificialisation de 4 800 hectares de terres.
Améliorer la fréquence du métro pendant les vacances
Ce ralentissement a été contesté par les usagers du service, mécontents de se retrouver parfois « entassés » dans un métro bondé. À l’été 2022, les rames de ligne A circulaient toujours à une fréquence de 5 à 6 minutes pendant les vacances. Des rames ajustées à la fréquentation, tout comme celles de la ligne B, assure l’opérateur de transports.
Finalement, à l’été 2023, Tisséo a divisé par deux le nombre de rames de la ligne A pendant les grandes vacances, tout en doublant la fréquence des passages aux heures de pointe. Objectif : faire baisser la facture d’électricité de Tisséo tout en réduisant le temps d’attente sur le quai. Depuis cette date, le temps d’attente n’excède pas les trois minutes entre deux rames de la ligne A, en période de vacances scolaires.
Jean‐Luc Moudenc a donc tenu sa promesse en augmentant la fréquence pendant les vacances. Mais l’été, même si l’opération a été reconduite en 2024, cela se fait au détriment de la longueur des rames et ne fait pas l’unanimité chez les usagers.
Construire la 3ème ligne de métro de Colomiers à Labège
L’histoire semble donner raison aux opposants du maire de Toulouse, puisque ce dernier a reconnu le 23 septembre que ce chantier sera probablement décalé, sans préciser à quelle date, à ce stade. Le 16 septembre, il annonçait les travaux devrait débuter fin 2022.
Le 14 décembre, le président de Toulouse métropole a finalement annoncé une mise en service fin 2028, en raison de l’impact du coronavirus sur les finances de la collectivité.

Ligne C du métro à Toulouse : la réponse de Sacha Briand aux élus AMC

Le bilan carbone de la troisième ligne de métro toulousain vire au casse‐tête

Bataille de chiffres sur le bilan carbone de la troisième ligne de métro toulousaine
Jean‐Luc Moudenc se résout à décaler la mise en service de la 3e ligne de métro à 2028
Fermer le pont Saint‐Pierre aux voitures
La mairie annonce cependant que le pont va être aménagé. Dans un premier temps, les stationnement vont être supprimés du côté de La Grave afin d’agrandir les trottoirs. Des arbres et végétaux doivent être plantés avant la fin mars 2023.
La mairie promet ensuite « une nouvelle concertation citoyenne sur la fermeture définitive du pont aux voitures se déroulera prochainement sur la plateforme Jeparticipe.metropole.toulouse.fr ».
Étonnamment, la mairie anticipe le résultat en prévoyant d’ors et déjà de maintenir la circulation automobile dans le sens Saint‐Cyprien‐place Saint‐Pierre, fin 2023. La semi‐fermeture du pont permettra de libérer de la place pour une piste cyclable à double sens.
Lancer un plan de sécurisation des itinéraires cyclables et piétons en sanctuarisant 10 millions d’euros par an
Dans ce budget, 60 millions d’euros devaient, selon la mairie, améliorer le réseau cyclable entre 2020 et 2026, soit dix millions par an. C’est toujours en deçà du budget de 25 millions d’euros préconisé par la commission d’enquête publique du Projet Mobilité 2020–2030.
Ainsi, pour les années 2021 et 2022, Toulouse Toulouse affirmait avoir dépensé 22,5 millions d’euros pour « mettre en sécurité et résorber les discontinuités, aussi bien piétonnes que cyclables », soit un peu plus de onze millions d’euros par an.
L’analyse des comptes administratifs de Toulouse Métropole remet en cause cette communication.
En 2021 et 2022, la collectivité a alloué 15,4 millions d’euros à l’ensemble de son budget vélo. C’est moitié moins qu’annoncé. D’après l’analyse des données disponibles en ligne, 14,2 kilomètres d’aménagements plus ou moins protecteurs pour les cyclistes – trottoirs cyclables, contre‐allées, couloirs de bus praticables en vélo, voies vertes, réseau vert – ont été construits à Toulouse sur ces deux années.
Pour rattraper le retard, l’enveloppe globale a été portée à 18,4 millions d’euros en 2023 et en 2024. À ce jour, 58 millions d’euros ont été alloués à la construction et à la sécurisation des réseaux cyclables de Toulouse Métropole, soit 11,5 millions d’euros par an.
Impossible à ce stade de savoir si la priorité a été mise sur la sécurisation des réseaux et la lutte contre les discontinuités.
La persistance des discontinuités
Une chose est sûre, à quelques mois de la fin du mandat de Jean‐Luc Moudenc, celles‐ci n’ont pas été gommées de la ville rose. De nombreux aménagements cyclables ont été pointés du doigt pour leur discontinuité. Si Toulouse Métropole a promis de rectifier le tir, la nouvelle piste cyclable à Croix‐de‐Pierre est considérée comme « dangereuse, inachevée, inaccessible » par les cyclistes.
Certains aménagements ont toutefois été réalisés pour sécuriser les cyclistes et les piétons. Dans le quartier de Patte‑d’Oie, un nouveau plan de circulation a été mis en place pour libérer de l’espace sur la voirie pour créer des itinéraires cyclables sécurisés et promouvoir le vélo et la marche.
Les carrefours sont aussi concernés par des travaux dans l’objectif de les sécuriser. Pourtant, l’année dernière, deux accidents au niveau de carrefours pointés du doigt par les riverains pour leur dangerosité, l’un boulevard des Crêtes et l’autre boulevard Jacques Chirac, ont coûté la vie à deux piétons.
Pas assez de M12
Concernant l’installation de cédez‐le‐passage cyclable, 200 panneaux M12 – panneau triangulaire qui autorise les cyclistes à passer quand le feu est rouge – étaient installés à Toulouse en 2020. La même année, Nicolas Misiak, conseiller municipal de la majorité, promettait d’en déployer 800 autres. Aujourd’hui, Toulouse compte seulement 489 cédez le passage cyclable. C’est moitié moins que le millier promis en début de mandat.
Du côté du stationnement gratuit et sécurisé pour les vélos, comme de la création de 3 000 places de stationnement, les résultats ne sont pas au rendez‐vous. Cette promesse de campagne spécifique n’a pas été tenue à ce jour. Les places de stationnements sécurisées créés lors du mandat sont majoritairement payantes et il manque encore 600 places pour atteindre l’objectif annoncé.
Transformer l’avenue des États‐Unis/route de Paris et le boulevard Eisenhower
Le bilan de la concertation « sera présenté en 2025″ et donnera lieu à une enquête publique. L’achèvement des travaux, dont le coût total est estimé à 139 millions d’euros, est prévu pour 2035.
Concernant l’avenue Eisenhower, la concertation publique lancée en 2023 permet d’en savoir un peu plus. Le chantier est estimé entre 11 et 17 millions d’euros. Les travaux sont censés débuter en 2025 et se poursuivre en « 2026 et après ».
La promesse est donc non tenue pour le mandat actuel.
Construire un Réseau Express Vélo de 13 lignes
De fait, dès le début du mandat de Jean‐Luc Moudenc, l’ambition a été revue à la baisse. Au lieu des 290 km planifiés initialement, seule la moitié des pistes cyclables devait être mises en service à la fin du mandat, soit 145 km.
Toulouse Métropole a lancé une grande concertation sur le projet en 2022 pour déterminer les tracés avec la population. Une lenteur à se mettre en route que lui a reprochée l’association 2 Pieds 2 Roues dans une lettre ouverte, regrettant le « retard » du projet.
A la date de juin 2025, l’association a recensé 30 km de pistes réalisées et 21 km dont les travaux sont en cours ou planifiés. Près de 7 km de réseau auraient été abandonnés.
En novembre 2024, le groupe écologiste de Toulouse a dénoncé un bilan vélo “inexistant” sur les mandats de Jean‐Luc Moudenc et pointe du doigt le fait qu’aucune ligne REV n’a été inaugurée. Dans leur communiqué, les élus déplorent aussi l’aménagement « tronçon par tronçon” des pistes, qu’ils qualifient de « dangereux » et « erratique ». Pour les écologistes de Toulouse, « il est fort improbable qu’une seule ligne soit inaugurée d’ici 2026 ».
Jean‐Luc Moudenc n’a pas tenu sa promesse. Peut‐être figurera‐t‐elle à nouveau dans son programme en 2026 ?
Expérimenter les bus à hydrogène

L’expérimentation des bus à hydrogène reportée sine die à Toulouse
Expérimenter le parking intelligent en centre‐ville
Resservie pendant la campagne, l’idée n’était pas neuve. En 2010, la commune annonçait l’expérimentation du projet Statio‐Lib dans le quartier des Chalets. Créé par la start‐up Lyberta, il devait permettre de guider les automobilistes en temps réel vers les places libres et permettre un partage de parkings privés. L’expérimentation a été rapidement stoppée en 2011 après des défaillances techniques.
En 2013, la start‐up Parkisseo a relancé l’idée en proposant une borne capable de centraliser la recherche de places, le temps passé en stationnement, et la détection des automobilistes en infraction. L’expérimentation a bien eu lieu, mais l’entreprise a été liquidée en 2019, avant d’avoir pu donner suite au projet.
Mettre en place l’arrêt à la demande des bus Tisseo la nuit
Les lignes Linéo L1 à L6, L8 à L11 et L14 ont aussi adapté leurs horaires à partir du jeudi soir. De même pour les lignes qui ont été mises en service depuis le début du mandat de Jean‐Luc Moudenc.
La ligne Linéo 10, entrée en service le 29 août 2022, assure des passages toutes les 30 minutes à partir de 21h30, avec un dernier départ à 00h30 en semaine et à 1h du matin à partir du jeudi. Les horaires sont les mêmes pour Linéo 11, mise en service le 29 août 2022 et la ligne Linéo 14 qui a ouvert en septembre 2024.
Promesse tenue donc pour Jean‐Luc Moudenc, même si son mandat a aussi vu mourir le Noctambus, un service qui assurait le transport de 1h à 4h du matin, à partir du jeudi soir, à Toulouse. Il a été abandonné en même temps que la mise en service des métros jusqu’à trois heures du matin le jeudi soir.
Créer un échangeur sur le périphérique au niveau de la Cité de l’Espace
Malgré ces qualités relatives, le projet suscite de nombreuses oppositions. Entre le 26 novembre 2024 et le 7 janvier 2025, une seconde consultation des habitants dans le cadre d’une enquête publique a confirmé le rejet de la jonction Est. Celle‐ci a en effet recueilli 61,3 % de contributions défavorables sur les près de 4 000 avis.
Les opposants dénoncent la disparition d’une zone verte 33 hectares, la pollution des quartiers liés à l’intensification du trafic automobile et l’obsolescence d’un projet onéreux. D’abord estimé à 72,6 millions d’euros en 2018, celui‐ci couterait actuellement 95,5 millions d’euros.
Malgré ces arguments et l’avis de l’Autorité environnementale qui estimait en 2024 que le projet ne contribuait pas à « des objectifs généraux, comme la diminution de gaz à effet de serre », les enquêteurs de la commission d’enquête ont considéré que l’impact environnemental du projet avait un « caractère acceptable » et ont donné leur feu vert, le 10 février dernier.
Dans son rapport, consulté par ActuToulouse, la commission d’enquête conclut que le « développement récent, actuel et futur » justifie le projet, sans quoi « une congestion » des voies dans ce secteur la majeure partie de la journée sera « quasi certaine ». Mais la commission suggère aussi des pistes d’amélioration du projet comme des aménagements plus liés aux transports en commun.
Cette décision met un coup d’accélérateur au projet. Jean‐Luc Moudenc considère que « le débat est terminé » dans La Dépêche du Midi. Et qu’il pourra ainsi tenir sa promesse… pour son hypothétique prochain mandat : le calendrier prévoit le démarrage des travaux en 2025 — sûrement décalés à 2026 – pour une mise en service de la jonction en 2028.
Quant au débat, il est un peu trop tôt pour le clore. Le projet Jonction Est va être soumis au vote lors du conseil métropolitain du 26 juin 2025. S’il est approuvé, le préfet devrait ensuite le déclarer d’utilité publique. Le collectif Non à la jonction Est a réaffirmé sa détermination à ce que ce projet « néfaste et contre‐productif » ne voit pas le jour.
Sanctionner le stationnement gênant entravant la pratique du vélo
Les agents de surveillance de la voie publique (ASVP) font le tour des rues à bord du véhicule pour scanner les plaques et vérifier que le conducteur a bien son ticket. Et épingler les véhicules garés en double file.
https://www.mediacites.fr/decryptage/toulouse/2022/11/04/a‑toulouse-lautomatisation-fait-exploser-les-pv-de-stationnement/
Depuis, d’autres voitures circulent en ville et le nombre de PV pour stationnement illicite a décollé de 71% entre 2022 et 2023. Mais les contestations ont, elles aussi, bondi. Mauvaise lecture des plaques d’immatriculation, mauvaise lecture des cartes PMR (personne à mobilité réduite) : le premier système LAPI a connu beaucoup de ratés.
Un véhicule équipé d’une version plus récente est donc entré en circulation pour corriger le tir. Verdict, les automobilistes n’ont pas cessé de gêner la circulation des vélos en stationnant sur les pistes cyclables, mais la municipalité a fait des efforts pour s’attaquer au problème.
Equiper la flotte de Tisséo pour moitié en bus articulé
Une commande, estimée entre 60 et 80 millions d’euros, a été passée en 2020 par le syndicat des transports de l’agglomération toulousaine pour acheter entre 200 et 250 bus articulés, entre 2020 et 2024.
En 2020, 206 bus articulés circulaient sur les voies toulousaines sur les 586 de la flotte totale de Tisséo, soit 35 % des bus, selon le rapport d’activité de Tisséo. En 2023, 257 bus articulés étaient en circulation, toujours selon le rapport d’activité de la régie des transports, soit 41 % de la flotte de 625 bus.
La part de bus articulés dans la flotte totale des bus Tisséo se rapproche de la moitié. Jean‐Luc Moudenc a tenu sa promesse.
Prolonger le soir les lignes de bus et Linéo dans les quartiers
Les lignes Linéo L1 à L6, L8 à L11 et L14 ont aussi adapté leurs horaires à partir du jeudi soir. De même pour les lignes qui ont été mises en service depuis le début du mandat de Jean‐Luc Moudenc.
La ligne Linéo 10, entrée en service le 29 août 2022, assure des passages toutes les 30 minutes à partir de 21h30, avec un dernier départ à 00h30 en semaine et à 1h du matin à partir du jeudi. Les horaires sont les mêmes pour Linéo 11, mise en service le 29 août 2022 et la ligne Linéo 14 qui a ouvert en septembre 2024.
Promesse tenue donc pour Jean‐Luc Moudenc, même si son mandat a aussi vu mourir le Noctambus. Ce service assurait le transport de 1h à 4h du matin, à partir du jeudi soir, à Toulouse. Il a été abandonné en même temps que la mise en service des métros jusqu’à trois heures du matin le jeudi soir.
Rapprocher les Toulousains de leur emploi par les transports en commun
Celui‐ci comprend la mise en service de plusieurs lignes Linéo, qui proposent des passages de bus à des fréquences plus élevées (un bus toutes les 5 à 9 minutes en heure de pointe, 15 minutes en heures creuses).
La ligne Linéo 10 relie, depuis septembre 2022, le centre commercial de Fenouillet à la station de métro de La Vache. Depuis janvier 2023, la ligne Linéo 11 circule entre Basso‐Cambo et Francazal. Depuis novembre 2024, c’est la ligne de bus Linéo 14 entre Basso Cambo et la gare Matabiau, qui a été mise en service. Son parcours dessert 68 000 emplois, selon ActuToulouse.
La ligne Linéo 7 reliera Saint‐Orens et l’université Paul Sabatier dans les prochains mois. Les travaux d’aménagement de la ligne Linéo 12, censée desservir Borderouge et Rangueil ont commencé en septembre dernier pour une mise en service en septembre prochain.
À ces lignes, s’ajoutent les liaisons express Bus reliant Muret et Basso Cambo et Saint‐Lys‐Fonsorbes‐Colomiers doivent ouvrir au 1er septembre 2025.
Coté métro, la ligne C établira en effet la liaison entre Colomiers, Blagnac, Toulouse et Labège, les principaux bassins d’emploi de la métropole, mais son ouverture n’est prévue qu’à la fin de l’année 2028.
Côté mobilités douces, la construction du Réseau Express Vélo (REV) — 22 lignes réservées aux vélos, sur 270 kilomètres entre le centre‐ville et les zones économiques — est l’une des promesses de campagne 2020 non tenues. À défaut d’être terminé avant la fin de son mandat, le REV sera peut‐être recyclé dans ses promesses de campagne pour 2026.
Développer la location de vélo moyenne durée
« Le service qui souffre le plus de cette dégradation, c’est le service location longue durée (location entre un mois et un an selon le site) », confie Mathilde Durant, directrice de la Maison du vélo, à France Bleue.
La location de vélo à moyenne durée s’est donc dégradée sous le mandat de Jean‐Luc Moudenc, qui n’a pas tenu sa promesse.
Concernant le service itinérant permettant d’emprunter un vélo dans les quartiers de Toulouse, rien ne mentionne ni l’existence ni le projet d’un tel dispositif.
Équiper la ligne C de métro d’un système de récupération de l’énergie de freinage
Comme pour les lignes A et B à Toulouse, et comme pour celles des métros lyonnais, lillois, rennais et en partie parisien, la ligne C du métro toulousaine pourra donc récupérer l’énergie du freinage de ses rames, quand elle sera mise en service fin 2028 au plus tôt. Saluons l’effort.
Doubler les zones 30 et mettre en place des zones 20
Si de ce point de vue, la promesse est respectée sur le papier, le déploiement des mesures destinées à faire respecter les limitations est limité.
Le nombre de chicanes et de dos d’ânes a certes augmenté ces dernières années. Toulouse Métropole a installé 144 ralentisseurs en 2022 et 120 en 2023. Ces installations ont été faites à la hâte pour imposer le respect des limitations, selon Maxime Boyer, le vice‐président de Toulouse Métropole, chargé de la mobilité. Résultat, près de quatre ralentisseurs sur dix ne respecteraient pas les normes, selon les associations d’usagers de la route.
L’installation de 60 radars pédagogiques est aussi au cœur d’une autre promesse de campagne de Jean‐Luc Moudenc. Non tenue, selon l’enquête de Mediacités. Seuls 43 radars pédagogiques sont aujourd’hui installés dans la ville. De nombreux excès de vitesse sont par ailleurs enregistrés par ces radars, a rapporté Mediacités, interrogeant sur leur efficacité. Un automobiliste sur trois ne respectait pas cette limitation de vitesse en 2023, a analysé Mediacités.
Améliorer l’adaptation des bus aux personnes en handicap
Après la mise en accessibilité des véhicules, l’objectif du schéma directeur d’accessibilité programmée (SDAP) sur la période 2016–2024 était de rendre accessibles les arrêts de bus. Toutes les stations de métro, de tramway et du téléphérique Téléo sont accessibles, ainsi que les stations de bus Linéo. Côté bus, 80% d’entre elles le sont aujourd’hui, et Jean‐Luc Moudenc a annoncé que tous les arrêts de bus “classiques” devraient l’être d’ici fin 2026.
Entre 2016 et 2024, 1 388 arrêts ont été mis en accessibilité. Selon le bilan de Tisséo, 38 arrêts l’ont été en 2020, 36 en 2021, 24 en 2022 et 21 en 2023.
Si Jean‐Luc Moudenc a tenu sa promesse en améliorant le réseau de ce point de vue, et en rendant systématiquement accessibles les nouveaux aménagements, c’est une autre histoire pour les infrastructures déjà existantes.
Un système de transport à la demande adapté aux personnes handicapées, baptisé “Tisséo Mobibus”, existe depuis 2003 à Toulouse. Pourtant, le service a connu plusieurs ratés ces derniers mois. En mars dernier, les salariés se sont mis en grève pour dénoncer une dégradation de leurs conditions de travail qui ne leur permet plus de prendre en charge correctement les personnes handicapées. “C’est comme si on transportait des colis”, s’indigne même un délégué syndical de la société qui exploite Mobibus (TPMR).
https://www.mediacites.fr/societe/toulouse/2024/03/25/toulouse-est-elle-un-modele-dinclusion-pour-les-personnes-handicapees/
Améliorer l’accès à l’aéroport en transformant la ligne T2 en navette haute‐fréquence
Jusqu’à présent, la ligne de tramway T2 reliait, depuis 2015, l’arrêt Palais de justice à l’aéroport en 35 minutes en moyenne, pour le prix d’un déplacement en bus ou en métro, soit 1,80 euros. Elle a été suspendue en juin 2023 avec le lancement des travaux de la Ligne Aéroport Express et le restera jusqu’à fin 2026, date prévue de fin du chantier. Avant d’être ensuite connectée à la ligne C du métro, dont l’ouverture est prévue fin 2028.
Actuellement, il faut donc emprunter la navette de bus aéroport, à 9 euros le trajet depuis la gare de Toulouse pour rejoindre l’aéroport en 25 minutes. Une autre solution moins onéreuse est de combiner métro, tramway (ligne T1) et bus depuis Blagnac (ligne 31) pour un temps de trajet estimé à au moins 45 minutes depuis le centre‐ville. Restent sinon les alternatives de prendre la voiture ou le vélo…
Avec des rames toutes les cinq minutes, la future Ligne Aéroport Express, qui reprendra une partie du tracé de la T2, devrait à terme permettre un accès à l’aéroport en 22 minutes depuis Matabiau… Mais pas avant 2028, lorsque la ligne C fonctionnera. En effet, même si sa mise en service officielle est prévue fin 2026, à cette date, la ligne de métro ne sera pas terminée.
Et il ne faudra pas compter sur l’ouverture de la Ligne Aéroport Express pour rendre ce trajet plus économique. Car pour aller à Toulouse‐Blagnac, il faudra s’acquitter d’un ticket spécial, dont le prix devrait avoisiner celui de la navette aéroport, bien que le tarif ne soit pas encore fixé définitivement par Tisséo.
Conclusion : aucune solution n’a été mise en place pour améliorer l’accès à l’aéroport pendant le mandat de Jean‐Luc Moudenc. Au contraire, la seule offre d’itinéraire direct entre le centre‐ville et l’aéroport, alignée sur le prix d’un déplacement, a été supprimée. La promesse de Jean‐Luc Moudenc n’a pas été tenue et la Ligne Aéroport Express ne sera pas mise en service avant la fin de son mandat.
Supprimer les feux tricolores lors du passage des rues en zone 30
En réalité, sur les 700 feux tricolores en place dans la commune, seuls une cinquantaine ont été identifiés comme « supprimables », selon leur localisation, la vitesse du secteur, les conséquences en termes de sécurité routière ou encore la proximité d’une école.
En décembre 2024, une expérimentation a été lancée pour supprimer quelques dizaines de feux tricolores de la ville. Celle‐ci n’a pas fait le bonheur des riverains qui ont dénoncé une circulation dangereuse dans certains quartiers, à la suite de quoi plusieurs feux ont été rétablis.
L’expérimentation, étendue au premier semestre 2025, n’a pas encore de date de fin.
Permettre le stationnement gratuit pour les vélos et créer 3 000 places dans les rues
Pour faire face aux vols de vélos en centre‐ville, Toulouse Métropole et la société Indigo ont équipé, en 2022, une douzaine de parkings de Cyclopark. Ces espaces sécurisés comptent mille places de stationnement vélo, mais les cyclistes y ont accès moyennant un abonnement de six euros par mois pour l’accès à un seul parking ou 10 euros par mois pour l’accès à tous les Cycloparks Indigo. Le tarif passera même à 15 euros par mois en 2027. Pour la gratuité, il faudra repasser.
Côté rues, il n’existe pas de recensement public détaillé du nombre de places de stationnement pour vélo sur la voie publique à Toulouse. Selon, l’AUAT, l’ensemble des communes de Toulouse Métropole disposaient de 10 861 places en 2020. Il y en aurait 13 204 actuellement. Conclusion : s’il manque 657 places de vélo pour atteindre l’objectif des 3 000 places à l’échelle métropolitaine, il est vraisemblable que le bilan soit plus mauvais encore à l’échelle communale.
Poser les bases d’un contournement à l’ouest de Toulouse
En 2016, le maire de Toulouse détaillait déjà à Actu Toulouse, comment ce projet nécessitait « la transformation en voie rapide du Boulevard Eisenhower, qui relie l’A64 à la rocade Arc‐en‐Ciel sur environ trois kilomètres ». Et nos confrères de préciser qu’une enveloppe de trois millions d’euros permettait aux services de Toulouse Métropole de s’atteler à la tâche.
En promettant de « poser les bases » en 2020, alors qu’il y œuvrait depuis des années, le candidat Moudenc n’a donc pas placé la barre bien haute pour respecter sa parole…
Des paroles et des actes
Sur le plan des réalisations, l’avancée du projet reste encore limitée cependant. Toulouse Métropole a donné son feu vert en décembre 2020, à la construction d’un nouveau pont sur la Garonne, au nord de Toulouse, pour désengorger celui de Gagnac.
Aucun tracé définitif n’est validé à ce jour. Les travaux, évalués à 200 millions d’euros, ne commenceront pas avant la fin du mandat de Jean‐Luc Moudenc et le pont ne sera mis en service qu’après 2030.
Pour le reste, le contournement routier prévoit de connecter la route d’Auch à l’ouest, l’A64 vers Foix‐Tarbes au sud‐ouest et l’A62 vers Bordeaux via la rocade Arc‐en‐ciel : 24 kilomètres de nouvelles routes au total.
Concrètement, il s’agit de requalifier l’avenue Eisenhower, de construire les échangeurs de Roques et du Chapitre et de réaliser le boulevard urbain ouest (BUO) permettant de dévier la RD24) et le boulevard urbain du Canal Saint‐Martory (BUCSM). Ce dernier est séquencé en quatre phases, la première consistant à contourner le quartier Saint‐Simon.
Concernant l’avenue Eisenhower, la concertation publique lancée en 2023 permet d’en savoir un peu plus. Le chantier est estimé entre 11 et 17 millions d’euros. Le franchissement de l’A64 coûterait lui entre 4,5 et 35 millions d’euros. Les travaux sont censés débuter en 2025 et se poursuivre en « 2026 et après ».
Pour la phase 1 du Bucsm, aucun calendrier de travaux n’est connu à ce jour. Un appel d’offres de maîtrise d’œuvre a été lancé en février 2025 par Toulouse Métropole. Des études sont actuellement menées sur les habitudes de circulation des habitants du quartier Saint‐Simon. « La mairie reste très opaque sur ses actions. Donc on reste dans le flou”, observe Antonin Arquey, membre du collectif Axe Vert La Ramée, opposé au projet.
Réduire de 230 à zéro le nombre de bus Tisseo diesel d’ici 2026
À mi‐mandat, en 2023, ils étaient 181. Pour tenir cette promesse, il aurait fallu accélérer le rythme et réformer environ 45 bus chaque année entre 2023 et 2026. Hélas, seuls 27 bus diesel ont été retirés entre 2023 et 2024.
En décembre 2024, 154 bus Tisséo roulaient encore au diesel dans les rues de Toulouse.
Étendre le stationnement résident
Mis en place en 2005 à Toulouse, le stationnement résident payant s’est étendu ces dernières années. En 2019, le stationnement résident concernait 41 quartiers à Toulouse, il touche aujourd’hui 55 quartiers.
Selon la mairie, 20 000 des 95 000 places de stationnement sont payantes à Toulouse. Mais ces 20 000 places concernent principalement le centre‐ville. Avec la mise en place du stationnement résident dans les quartiers Amidonniers‐Héraklès‐
Les résidents se voient proposer un abonnement annuel à 135 euros ou 100 euros pour les titulaires d’un abonnement Tisséo. Seuls les véhicules 100 % électriques bénéficient de la gratuité. Cette mesure est destinée, selon la mairie, à éviter les « voitures ventouses » – les véhicules qui restent garés plusieurs jours sur une même place – pour fluidifier le stationnement. Il permet par ricochet d’empocher une somme rondelette en amendes pour stationnement non réglé…
https://www.mediacites.fr/decryptage/toulouse/2022/11/04/a‑toulouse-lautomatisation-fait-exploser-les-pv-de-stationnement/
Avec une seule voiture autorisée à bénéficier du stationnement résident par foyer, cette règle est pointée du doigt par de nombreux habitants qui possèdent plusieurs véhicules.
Fin juin, le quartier du Port Saint‐Sauveur va basculer à son tour. Il sera rejoint en novembre prochain par les quartiers Fontaine Lestang et Croix de Pierre. Loin de soulager les habitants, cette décision a attisé la colère des riverains. Ils dénoncent un manque de transparence sur le nombre de places disponibles et une solution qui n’en est pas une pour régler leurs problèmes de stationnement.
Une pétition a été lancée en réaction par le PCF de Haute‐Garonne, qui plaide plutôt en faveur d’un « vrai programme de développement des transports moins polluants au service de tous ». Même chanson pour le quartier Bonhoure‐Guilhemery, où les habitants ont obtenu la suspension du projet après avoir lancé une pétition qui a atteint mille signatures.
https://www.mediacites.fr/decryptage/national/2023/04/17/jamais-sans-ma-place-de-parking-le-stationnement-en-ville-a-laube-dune-profonde-mutation/
Ajouter des passages piétons sur les grands axes
Concernant les feux tricolores, une expérimentation de feu jaune piéton clignotant a été annoncée en 2023 par le ministère de l’Intérieur. Ces nouveaux feux ne donnent pas le droit au piéton de s’engager, tout en permettant à ceux déjà engagés de finir leur traversée… Ce « temps de dégagement » est censé renforcer la sécurité des piétons. Plusieurs carrefours toulousains devaient être concernés par cette opération, mais aucun bilan n’est connu à ce jour.
En 2020, Jean‐Luc Moudenc promettait aussi la suppression de certains feux tricolores, cette fois‐ci, pour décongestionner le trafic en ville. L’expérimentation, lancée à la fin de l’année 2024, n’a pas été bien accueillie par les piétons qui pointent la dangerosité d’une telle mesure. Certains feux ont même été remis en service.
En 2023, le baromètre des villes marchables soulignait malgré tout une amélioration générale du ressenti des piétons à Toulouse par rapport à 2021. Un résultat qu’on ne sait pas lier à ses actions invérifiables ou d’une portée relative.
Multiplier par cinq les bornes de rechargement électrique
En 2025, 391 points de charge sont à disposition des automobilistes, d’après les chiffres communiqués par Toulouse Métropole. La promesse n’a donc pas été tenue.
Mettre en place des zones à 20 km/h dans les rues étroites et près des écoles
Installer 60 radars pédagogiques
En 2020, au début de son mandat, Jean‐Luc Moudenc a démarré fort et a fait installer 40 nouveaux radars pédagogiques. Mais le maire a ensuite ralenti la cadence. Aujourd’hui, 43 radars pédagogiques sont enregistrés dans la ville. Moins de 60. Jean‐Luc Moudenc n’a pas installé autant de dispositifs que promis.
En 2022 et 2023, Mediacites a dressé le bilan contrasté de l’efficacité des radars pédagogiques. Ceux‐ci enregistrent en effet de nombreux excès de vitesse sans que les autorités ne réagissent pour les réduire.
Lancer le doublement de la ligne B
Le projet du passage en mode XXL de la ligne B, dont les travaux ont été chiffrés à plus de 100 millions d’euros par Tisséo, a été mis en pause, au moins jusqu’à la fin des travaux de ligne C du métro, pour « une question de budget », selon les déclaration de Jean‐Michel Lattes, président de Tisséo à ActuToulouse, en mars 2024.
La ligne C devrait voir le jour à la fin de l’année 2028. Les démarches de doublement des rames de la ligne B XXL n’auront donc pas été lancées par Jean‐Luc Moudenc avant la fin de son mandat.
Lancer une appli permettant de payer différents services de mobilité sur une même plateforme
L’application Tisséo, lancée en 2014, permet depuis 2018 de payer ses tickets de bus, tram et métro et de recharger sa carte Pastel. Si l’application répertorie les véhicules en libre‐service disponibles ou propose une option de covoiturage pour l’itinéraire demandé, elle renvoie ensuite vers les plateformes des opérateurs en charge de ces services : Citiz et Covoitéo, opéré par Karos pour la prise en charge et le paiement des services de mobilité.
Proposer une plateforme de covoiturage unifiée pour la Haute‐Garonne
Depuis le mois de janvier 2024, Tisséo propose l’application Covoitéo, opérée par Karos, et finance une partie du trajet réalisé via la plateforme sur un périmètre de 100 communes de l’agglomération toulousaine. Le prix d’un trajet est de deux euros jusqu’à 20 kilomètres parcourus et de 10 centimes par kilomètre supplémentaire. Les 10 premiers trajets réalisés avec l’application sont gratuits et une convention a été signée avec des entreprises pour qu’elles participent financièrement aux déplacements de leurs employés par ce moyen.
Après l’intégration du service Covoitéo à l’application Tisséo, en 2024, 2 000 personnes se sont inscrites ainsi qu’une trentaine d’entreprises du territoire.
Jean‐Luc Moudenc a bien respecté sa promesse de proposer une plateforme de covoiturage unifiée pour le territoire qui a pour objectif de déployer le covoiturage sur le territoire. Le Conseil départemental ne fait pas partie des collectivités partenaires. C’est la Région Occitanie, qui compte Karos parmi ses applications partenaires et qui prend en charge les trajets qui sont au‐delà du périmètre couvert par Covoitéo.
Lancer des lignes de covoiturage sur le territoire
L’idée parisienne, portée par la présidente de région Ile de France Valérie Pécresse, figurait également au programme de Jean‐Luc Moudenc. Le maire de Toulouse n’a cependant lancé aucun projet en ce sens. Et aucune communication n’a été faite sur ce sujet.
Le covoiturage reste marginal à Toulouse. Selon une étude de Vinci autoroute, les conducteurs autosolistes – qui circulent seuls – étaient plus nombreux en 2024 qu’en 2021 à Toulouse. Ce que confirme une enquête Tisséo de juin 2024 : 70 % des habitants de l’aire toulousaine font leur déplacement domicile‐travail en voiture, mais, dans 99 % des cas, ils sont tous seuls dans leur véhicule.
Faire de la Métropole un territoire d’expérimentation pour les innovations vertes dans les transports
La base devait être le berceau du « train du futur » : l’HyperloopTT, un projet de train capable de transporter les voyageurs à 1 000 km/h en lévitation. L’opération est un loupé. Après plusieurs mois d’arrêt de l’activité de l’entreprise californienne, la Métropole a rompu le bail de location de l’entreprise sur le site. Hyperloop a fait ses valises vers l’Italie. Un fiasco couteux pour la Métropole qui a dépensé 700 000 euros de dépollution du site pour permettre à la société de s’y installer.
Pour autant, le site accueille une dizaine de sociétés innovantes, comme par exemple Aura Aero, une start‐up de production d’avion hybride électrique et la société Easymile qui développe des navettes autonomes.
Au‐delà de Francazal, Toulouse Métropole continue de porter le projet Vilagil qui vise à trouver des solutions de mobilité durable d’ici 2030. En mai 2022, la collectivité a lancé Ecomode, une application qui incite aux déplacements quotidiens bas carbone dans l’agglomération toulousaine, dont le covoiturage fait partie. Tisséo a aussi mis en place Covoitéo, en janvier 2024 pour faciliter le covoiturage domicile‐travail. Son bilan n’est pas connu à l’heure actuelle.
Mettre en place une Zone à Faibles Émissions
Jean‐Luc Moudenc a tenu sa promesse électorale lorsque Toulouse Métropole a mis en place sa Zone à faibles emissions (ZFE) en mars 2022 entre le périphérique, le Fil d’Ariane, la route d’Auch et la rocade Arc‐en‐ciel.
L’arrêté qui instaure la ZFE a été pris pour dix ans. Les poids lourds et les utilitaires les plus polluants (crit’air 5) ont été les premiers à être interdits à la circulation. La mesure s’est étendue aux Crit’Air 4 en septembre 2022. Depuis janvier 2023, tous les véhicules particuliers (deux‐roues inclus) des vignettes 4, 5 et non classés figurent sur la liste des véhicules interdits.
Les Crit’Air 3 devaient également être interdits, à partir du 1er janvier 2024, mais peuvent finalement continuer de circuler, car la Ville n’est plus soumise à l’obligation de renforcer ses restrictions, grâce à l’amélioration régulière de la qualité de l’air à Toulouse. Toulouse Métropole a toutefois décidé de maintenir les primes pour le renouvellement de véhicules et l’acquisition des vélos.
Après l’adoption par les députés du projet de loi de simplification, le 26 mars 2025, qui contient la suppression des ZFE, François Chollet, vice‐président de Toulouse Métropole chargé de l’écologie, du développement durable et de la transition énergétique a affirmé, à Ici Occitanie, que la ZFE toulousaine n’est pas remise en cause à l’heure actuelle.
À ce stade, aucun contrôle ne garantit le respect des réglementations dans l’agglomération toulousaine. Le contrôle automatisé des plaques n’a toujours pas été installé dans l’agglomération, selon Toulouse Métropole. « Sa mise en place relève de la compétence de l’État, qui n’a pas communiqué récemment sur une date de déploiement », a expliqué la collectivité à France 3.
Demander la suppressions des vols commerciaux de minuit à 6h
Une fois réélu, l’édile a tenu sa promesse. En décembre 2023, lors d’un conseil métropolitain, les élus de Toulouse Métropole ont voté, à l’unanimité, un vœu commun (groupes des Indépendants, de Métropole Avenir et de Métropole solidaire écologique et démocratique) dans lequel est formulé une demande à la société de l’Aéroport Toulouse‐Blagnac « d’arriver à la suppression totale des vols programmés en cœur de nuit d’ici la fin du mandat ».
S’en est suivi la signature d’un Pacte gagnant‐gagnant par la Métropole de Toulouse, le 21 mars 2024. Ce texte promet la réalisation d’une étude d’impact sur le transport aérien du trafic aérien et prévoit la mise en place d’un plan pour qu’il n’augmente pas.
L’étude, menée par le préfet de Haute‐Garonne, a été présentée le 27 septembre 2024, en même temps qu’un plan qui propose d’interdire les décollages des vols commerciaux entre minuit et 6 heures du matin et de limiter les atterrissages sur cette même tranche horaire.
Ces préconisations ont été transmises aux ministères concernés et seraient au cœur d’un désaccord entre la ministre de la Transition écologique et le ministre des Transports. Le texte pourrait être amendé et assoupli pour une mise en œuvre prévue en 2026.
De son côté, la Métropole de Toulouse n’est pas compétente pour adopter un cadre légal contraignant pour réguler les nuisances sonores aériennes la nuit. Malgré la demande répétée du Collectif contre les nuisances aériennes de l’agglomération toulousaine (CCNAAT), aucun capteur de bruit pour contrôler les nuisances de l’aérien n’a jamais été installé à Toulouse par la Ville, selon Chantal Beer‐Demander, présidente du collectif.
Le Mairie de Toulouse et Toulouse Métropole a donc bien respecté sa promesse de demander la suppression des vols commerciaux de nuit. Sans avoir ni la compétence ni la volonté de s’investir pour y parvenir. À ce compte‐là, Jean‐Luc Moudenc pourrait à nouveau promettre de demander dans le cadre de la campagne 2026. Cela n’engage pas à grand chose…
Pour preuve, 473 vols commerciaux ont été enregistrés entre minuit et six heures du matin durant l’été 2024 à l’aéroport de Toulouse‐Blagnac. Seuls 23 étaient prévus.
Et mercredi 21 mai, lors de l’étape du Tour de France Décibel Villes, la question des nuisances aériennes n’a pas été mise au programme de la journée de sensibilisation aux nuisances sonores en ville organisée par le Centre d’information sur le bruit (Cidb), en partenariat avec la Mairie.
Au grand regret du CCNAAT, qui organise un rassemblement, à 8h30, devant le siège de Toulouse Métropole.
Déployer la police municipale aux abords des écoles et auprès des seniors
Installer des caméras dans les rames de métro
Cette phase pilote devait durer six mois avant un déploiement complet, mais différentes problématiques techniques ont retardé le projet. En janvier 2025, Tisséo a annoncé que l’appel d’offres pour l’installation des caméras serait lancé avant l’été, pour une mise en service progressive à partir de janvier 2026. Chaque rame sera équipée de 12 caméras. Au total, plus de 1 300 nouveaux dispositifs de surveillance seront installés sur l’ensemble du réseau métropolitain, en plus de ceux déjà existants sur les quais. Le coût de l’opération s’élèverait à quatre millions d’euros, selon Actu.fr.
Créer une unité de police municipale pour pacifier les lieux touchés par la délinquance
La première ambition a été rendue impossible du fait de la censure de la loi Sécurité globale par le Conseil constitutionnel, en mai 2021. Le deuxième volet de cette promesse n’a pas non plus été réalisé à ce jour. La création d’une « unité de police municipale pour pacifier les lieux touchés par la délinquance » ne sera pas à l’ordre du jour avant la dernière partie du mandat (2020–2026), dixit Emilion Esnault, l’adjoint au maire de Toulouse chargé de la sécurité. Pour avancer sur cette promesse, la majorité souhaite attendre que l’effectif de la police municipal ait atteint les objectifs annoncés en 2021 (100 policiers recrutés pendant le mandat).
https://www.mediacites.fr/repere-pour-vous/toulouse/2021/12/02/les-100-policiers-municipaux-supplementaires-couteront-3-millions-deuros-aux-toulousains/
En décembre 2022, la police municipale compte 370 policiers municipaux pour 388 postes ouverts. 25 postes supplémentaires vont être ouverts l’an prochain, et autant en 2024. De quoi arriver à 433 postes ouverts avant la fin du mandat. S’ajoutent à ces effectifs, ceux du personnel administratif assistants les agents de police, les ASVP ainsi que la quarantaine d’opérateurs du réseau de vidéosurveillance.
Retrouver la tranquilité dans les quartiers où il y a des troubles
Renforcer les patrouilles à vélo et à pied
Selon le magazine municipal de novembre 2024, environ 12 000 patrouilles sont effectuées chaque année, soit 32 par jour. De son côté, la majorité municipale Aimer Toulouse communiquait en avril 2025 sur le chiffre de 14 000 patrouilles par an.

Moudenc et la sécurité : qu’en pensent les gauches toulousaines ?
Organiser des opérations de sensibilisation des automobilistes et des cyclistes au respect du code de la route
La mise en place de dernier a reçu un accueil mitigé. « Le Code de la rue n’est ni complet, ni parfait. Les Toulousains ne vont pas se précipiter dessus, le lire et l’appliquer, mais il a le mérite de susciter une réflexion et de pouvoir évoluer », remarquait Deux Pieds Deux Roues (2P2R), la principale association de cyclistes et piétons à Toulouse.
Une verbalisation à deux vitesses
Après un temps de sensibilisation sur le sujet, la mairie est passée de la pédagogie à la répression. C’est sur ce volet que le bat blesse, car singulièrement, son viseur a plutôt ciblé les cyclistes lors de ces actions, alors que les automobilistes sont responsables de milliers d’excès de vitesse impunis dans les rues de Toulouse.
Le 14 mars 2025, la mairie a déployé des policiers municipaux à certains carrefours très fréquentés pour verbaliser les cyclistes ne respectant pas le code de la route. Une opération médiatique opérée sous l’œil de Jean‐Luc Moudenc et de ses adjoints Émilion Esnault, adjoint au maire en charge de la sécurité, et Maxime Boyer, adjoint en charge des mobilités.
L’efficacité du dispositif interroge au vu des réactions de certains cyclistes verbalisés. « Je rentrais du boulot sur les allées Jean‐Jaurès. La piste cyclable se termine sur la voie des bus, témoigne Christelle Dupuy‐Ferber, une cycliste contrôlée ce jour‐là. Le bus s’est arrêté au feu rouge, je me suis placé derrière lui. Au passage au vert, je me suis engagé, et là, je suis sifflée, puis interpellée pour avoir soi‐disant grillé un feu rouge. À les entendre, j’aurais dû me décaler sur les voies voitures. »
En colère contre une amende de 90 euros qu’elle juge injustifiée, la cycliste estime que les policiers municipaux avaient pour consigne de « faire du chiffre ». Du côté de l’association 2P2R, on remarque qu’en matière de sécurité routière, « le plus gros danger, ce sont les voitures et leur vitesse ». En attestent plusieurs décès de cyclistes renversés par des automobilistes à Toulouse ces dernières années.
La mairie se défend
Interrogée à ce sujet, la mairie s’inscrit en faux. « La verbalisation des automobilistes par la police municipale n’a pas attendu le code de la rue, assure‐t‐elle. Chaque année, ce sont des milliers d’infractions au code de la route qui sont verbalisées pour les deux roues motorisées, voitures ou camions. Ces opérations se font lors des patrouilles, lors de la progression sur le terrain des équipages. C’est particulièrement le cas pour les verbalisations des stationnements gênants ou très gênants (sur les trottoirs, sur les pistes cyclables)… qu’il est très difficile, par nature de constater lorsqu’on se fixe à un endroit. »
Le récit de la cycliste verbalisée lors d’une opération “code de la rue” met à mal la version municipale. Lors de son contrôle à Jean Jaurès, Christelle Dupuy‐Ferber a pu observer que les sas réservés aux vélos au niveau des feux étaient occupés par des voitures sans que la police municipale ne réagisse. « Toutes les voitures stationnées à quelques mètres des policiers empiétaient sur l’espace cyclable, mais ce ne sont pas elles qu’on verbalisait ! », déplore‐t‐elle.
Renforcer la pression de la Mairie sur l’État pour demander les effectifs de magistrats et de policiers nécessaires à la sécurité des Toulousains
Il a fallu finalement attendre septembre 2024 pour atteindre les objectifs. Depuis cette date, on dénombre 1 230 effectifs de police nationale, soit 115 policiers de plus qu’en octobre 2020, lors de la signature du CSI, selon la Préfecture de Haute‐Garonne.
Dans le même temps, 200 nouvelles caméras de vidéos surveillances ont été installées pour un total de 640 sur la commune.
Du côté de la justice, trois magistrats (2 au siège et 1 au parquet) devraient être affectés à Toulouse. 19 postes contractuels doivent être créés au tribunal judiciaire de Toulouse, ainsi que 8 nouveaux délégués du Procureur. Des affectations qui restent à vérifier à ce stade.

Sécurité : le bilan en trompe l’œil du maire de Toulouse à mi‐mandat
Sensibiliser les livreurs de repas au respect du code de la route
Plus récemment, une charte de livraison en centre‐ville a été rédigée par la municipalité pour encadrer plus strictement l’activité des livreurs. Parmi les mesures phares : une interdiction des livraisons par véhicules thermiques et deux‐roues motorisés entre 11 h 30 et 19 h dans tout l’hypercentre. Un changement majeur par rapport à l’ancienne charte, jugée trop complexe avec ses trois zones et plages horaires variées.
Augmenter le nombre de verbalisations de la brigade contre les incivilités
A titre de comparaison, près de 1 700 procès‐verbaux avaient été dressés par la brigade des incivilités pour l’année 2018, soit quatre fois moins. Cette promesse – qui fait doublon avec celle de « maintenir une politique de fermeté sur les incivilités du quotidien », est donc tenue.
Maintenir une politique de fermeté sur les incivilités du quotidien
Cette promesse – qui fait doublon avec celle « d’augmenter le nombre de verbalisations de la brigade contre les incivilités », est donc tenue.
Expérimenter les capteurs de bruits dans les zones de nuisances sonores
Entre la promesse et son application, la mairie a modifié ses objectifs. Il ne s’agit plus de « produire des données objectives sur les nuisances sonores et de faire travailler ensemble les habitants, les commerces et les usagers de nos places », mais de mesurer le bruit routier.
Dans cette perspective, un dispositif a été installé rue Louis Plana, dans le quartier des Argoulets. Cette artère était classée alors comme l’une des plus bruyantes de la commune par le Centre d’étude et d’expertises sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema).
En rodage durant les six premiers mois de l’année 2022 afin de vérifier s’il associait bien le bruit au bon véhicule, le radar à bruit a été retiré en juin 2022. D’après la mairie, citée par La Dépêche du Midi, des dépassement de seuil auditif étaient relevés deux fois par jour en moyenne.
Baisse de la vitesse et donc du bruit
La deuxième phase de cette expérimentation prévoyait la verbalisation des véhicules trop bruyants. Repoussée jusqu’à mai 2025, l’expérimentation devrait reprendre… sur l’avenue Saint‐Exupéry cette fois. Rue Plana, la vitesse a en effet été limitée à 30 km/h et les nuisances sonores ne sont plus aussi élevées qu’avant. « La limitation de vitesse a permis de baisser les nuisances », estime Chloé, qui habite la rue depuis deux ans.
À deux pas de là, Khelil Samir, restaurateur, relativise. “C’est très bien que la zone soit passée à 30, en plus il y a une école dans la rue. Donc, sur l’aspect de la sûreté, c’est plus rassurant. Mais, nous, on ferme l’établissement à 23 h, et c’est vrai qu’il y a beaucoup de bruit. Mettre un capteur avec amende serait vraiment efficace. »
Pierre*, un autre commerçant de la rue, est plus sceptique : « Je pense qu’il vaudrait mieux mettre l’accent sur les radars de vitesse avec amendes. La seule chose qui a vraiment fait baisser le niveau sonore, c’est la modification de la rue en sens unique. Qui dit moins de voitures dit moins de bruit ! ».
Deux radars installés début 2025
Interrogée sur cette promesse, la mairie n’évoque pas cette expérimentation. Elle indique cependant que deux « radars sonores à vocation pédagogique et sans verbalisation » ont été installés route de Launaguet, en janvier 2025, et rue d’Alsace‐Lorraine, en février 2025, pour « mesurer le niveau de décibels du bruit routier, mais aussi et surtout en identifier la source ». « Dès que le véhicule génère un niveau sonore excédant le seuil paramétré dans l’appareil, un message s’affiche sur le panneau lumineux situé à quelques mètres du radar », précise la mairie.
Deux autres dispositifs doivent être installés fin 2025 allées de Brienne et allées de Barcelone, de chaque côté du canal”, sans préciser si ces derniers auront un rôle pédagogique ou répressif.
Conclusion, la mairie n’a pas tenu sa promesse initiale, mais a tout de même œuvré pour réduire les nuisances sonores.
Tisser un maillage serré et continu de voies cyclables et piétonnes
En 2019, à la veille des élections municipales, le territoire métropolitain comptait 898 km de pistes cyclables (couloirs de bus, trottoirs cyclables et bandes cyclables incluses), dont 386 km à Toulouse. Ce réseau s’était accru de 38 km entre 2015 et 2019.
Qu’en est‐il aujourd’hui ? Les chiffres sont contradictoires. En 2024, la collectivité affirmait que le réseau s’étendait sur 985 km, soit 87 km de plus en cinq années.
Cependant, le site de données ouvertes de Toulouse métropole indique que 1221 km de voies (pistes, voies etc…) existaient en 2019, contre 1320 km en 2023. Une hausse de 99 km. Selon ce même document, le réseau REV s’étendait sur 332 km en 2023. Sachant qu’il doit à terme déployer 370 kilomètres de pistes sécurisées et séparées des chaussées réservées aux véhicules motorisés, l’objectif serait presque atteint sur ce point.
Aucune information n’est disponible concernant les zones piétonnes, à notre connaissance.
Indéniablement, un effort a été réalisé puisque le kilométrage de pistes nouvelles a plus que doublé. Cela suffit‐il pour autant à dire que Toulouse métropole a réussi à tisser « un maillage serré et continu ». La question reste en suspens, car les budgets n’ont pas atteint les ambitions affichées.
Votés en 2019, les schémas directeurs cyclable et piéton de l’agglomération toulousaine (SDCPA), votés en novembre 2019 par Toulouse Métropole, prévoyaient un budget annuel de 25 millions d’euros par an entre 2020 et 2030, soit 175 millions sur la durée du mandat 2020–2026.
Dans les faits, le budget pour les pistes cyclables a officiellement été doublé en 2022, avec pour objectif d’investir 100 millions d’euros entre 2020 et 2026. À ce jour, 82,68 millions d’euros ont été budgétés entre 2020 et 2025 par Toulouse Métropole. La collectivité n’atteindra pas l’objectif voté en 2019.
Enfin, côté concertation, aucune instance regroupant l’ensemble des usagers n’a été mise en place, à notre connaissance.
Doubler les patrouilles de la police municipale (soit 2 par jour par secteur)
« Qu’est‐ce que ça veut dire doubler les patrouilles ? Pour le faire, on pourrait passer de une heure à trente minutes les missions sur le terrain. Nous avons fait le choix de doubler les effectifs des brigades territorialisées (75 agents actuellement). Nous avons donc besoin de 75 policiers municipaux de plus. Cet effort est étalé sur trois ans depuis 2021 », explique‐t‐il.
De fait, 58 policiers municipaux ont été recrutés depuis 2021. 25 supplémentaires devraient l’être courant 2023. Sauf changement dans les prévisions de la majorité, et en prenant en compte le temps de formations des agents après leur recrutement, Emilion Esnault estime que le doublement des patrouilles sera effectif fin 2024.
En 2022, la police municipale de Toulouse comptait 370 agents (pour 383 postes ouverts contre 330 en 2020). En 2025, elle en compterait 390. L’objectif des 430 agents fin 2026 semble difficilement atteignable, et avec lui la promesse de doubler les patrouilles.
Selon le magazine municipal de novembre 2024, environ 12 000 patrouilles sont effectuées chaque année, soit 32 par jour. De son côté, la majorité municipale Aimer Toulouse communiquait en avril 2025 sur le chiffre de 14 000 patrouilles par an. L’absence de données claires rend difficile la vérification de cette promesse.
Mettre en place un réseau de “points refuge” pour les jeunes victimes de harcèlement de rue sur le modèle de Nancy
Lancé en 2018, ces « points relais sécurité » visait en priorité à recueillir les enfants (plus que les adolescents) se sentant menacés ou en détresse. Les commerçants adhérant à la démarche devaient s’engager à contacter les parents des jeunes en détresse. Rien de tel n’a été mis en place à Toulouse à notre connaissance.
Mettre en place des permanences régulières de la Police municipale en Mairie de quartier et une permanence quotidienne au local central rue du Moulin du Château
Finalement, la promesse a été abandonnée en mai 2024, faute d’intérêt de la population, selon la mairie. Cette conclusion s’appuie sur les résultats d’une expérimentation en deux phases, d’abord menée du 20 mai au 7 juillet, puis du 1er septembre au 22 décembre 2021, sur deux mairies de quartier, à Borderouge et à Saint‐Simon.
https://www.mediacites.fr/breve/toulouse/2024/05/14/la-mairie-de-toulouse-renonce-aux-permanences-de-proximite-de-la-police-municipale/

La mairie de Toulouse renonce aux permanences de proximité de la police municipale
Lutter contre les rodéos urbains et motos trop bruyantes
Concernant le déploiement de patrouilles à moto en revanche, la municipalité n’a, de source interne, pas mis en œuvre sa promesse à l’heure actuelle.
Améliorer la prise en charge des mineurs délinquants
Expérimentée à Marseille depuis 2013, cette CCTP ne concerne que les cas d’absentéisme à l’école et de troubles à l’ordre public. Aucune information ne confirme la création de cette structure à Toulouse.
Développer l’hébergement temporaire des personnes âgées dépendantes
“Nous développerons l’hébergement temporaire des personnes âgées dépendantes, pour favoriser leur repos et soulager les aidants. Par l’entremise du Centre communal d’action sociale (CCAS), nous créerons un nouveau centre d’hébergement temporaire permettant d’accueillir, pour quelques semaines, des personnes âgées dépendantes qui résident encore chez elles. Ces séjours permettent de soulager les aidants qui, par exemple face à la maladie d’Alzheimer, sont complètement accaparés par l’attention à porter à leur proche. Cela peut aussi être une solution temporaire pour les personnes qui cherchent à intégrer une maison de retraite, et sont en attente de place.”
État de la promesse : partiellement tenue
Depuis la réélection de Jean‐Luc Moudenc en 2020, l’hébergement temporaire « Les Oliviers » a ouvert ses portes en février 2024. Géré par le CCAS, ce centre d’accueil reçoit les personnes âgées de plus de 60 ans, valides ou semi‐valides, pour des séjours temporaires. Le but est de pallier l’absence d’un proche, dans l’attente d’une admission en maison de retraite ou suite à une opération.
Cette structure de 27 places vient compléter l’unique centre pré‐existant : Le Repos. Créé en 1987 et géré par le CCAS, celui‐ci pouvait accueillir 18 personnes valides ou semi‐valides.
Créer un service “EHPAD hors les murs” pour les personnes âgées dépendantes vivant à domicile
« Nous créerons un service « Ehpad hors les murs » permettant aux personnes âgées dépendantes qui sont à domicile de bénéficier d’un suivi médical précis et régulier sans frais de santé supplémentaire. Ce service prendra la forme d’un espace de consultation rassemblant tous les spécialistes et tous les appareils nécessaires à une prise en charge optimale de la dépendance. »
État de la promesse : tenue
C’est un projet très suivi dans le quartier Saint‐Cyprien. Géré par le CCAS de la ville de Toulouse, l’Ehpad Gaubert a mis en place un service « Ehpad hors les murs » en 2022. L’objectif : proposer aux personnes âgées dépendantes des ateliers (relaxation, créativité, gym, aide à la mémoire…), mais aussi un suivi de santé via des dentistes, orthophonistes, des kinésithérapeutes, nutritionnistes, des ergothérapeutes et des podologues.
« Deux personnes ont été embauchées pour suivre les usagers. C’est aussi ouvert aux aidants familiaux qui peuvent venir se former. Il y a beaucoup de demandes », apprécie Christine Torrent, présidente de l’association Saint Cypr” Quartier Libre.
Seul bémol, l’initiative souffrirait d’un manque de moyens. Elle aurait même été mise en pause quelques mois, courant 2024. « C’est reparti depuis janvier », assure‐t‐on à l’accueil de l’Ehpad. La directrice n’étant pas disponible, impossible de savoir combien de personnes ont bénéficié du service à ce jour.
Lutter contre les perturbateurs endocriniens en éradiquant le plastique à la cantine par exemple
« Nous amplifierons notre lutte contre les perturbateurs endocriniens. Nous sommes déjà engagés pour l’éradication du plastique à la cantine ou encore l’achat de mobilier pour enfants ne contenant pas de substances toxiques. Nous souhaitons aller plus loin, en éradiquant l’achat de contenants plastiques et de plastique jetable au sein de la collectivité et en faisant des perturbateurs endocriniens un critère important de notre commande publique. Cela peut toucher les produits de nettoyage utilisés par la collectivité ou encore les techniques de construction (peintures, matériaux, etc.). »
État de la promesse : partiellement tenue
En 2019, la mairie annonçait le remplacement des barquettes en plastique par des barquettes en cellulose. Une alternative qui n’a finalement pas été gardée, à cause de l’opercule en amidon de maïs, considéré trop fragile.
Six ans plus tard, au premier janvier 2025, tous les contenants en plastique ont finalement été remplacés par des versions en acier inoxydable. La mesure a coûté près de quatre millions d’euros à la collectivité, et a nécessité de créer des postes de lavage supplémentaires dans les cantines. La commune a même stoppé l’achat des boules de soja et de tofu soupçonnés de contenir des perturbateurs endocriniens, selon Jean‐Jacques Bolzan, élu toulousain chargé de l’alimentation.
La lutte contre les perturbateurs endocriniens dépasse‐t‐elle le cadre des cantines ? Oui, d’après Jean‐Jacques Bolzan qui assure que « la municipalité en a fait un critère de commande publique ». De fait, d’après une délibération votée en 2021, plusieurs familles d’achats « à risques » doivent être totalement dépourvues de perturbateurs endocriniens en 2026 (alimentation, fourniture de nettoyage bâtimentaire et textiles, mobiliers, mobiliers urbains, matériaux, produits chimiques).
Reste que les informations disponibles sont peu nombreuses. Dans l’édition 2022 de son rapport développement durable, la collectivité annonçait la « construction d’un critère et d’une clause pour identifier les perturbateurs endocriniens et entrer avec le fournisseur dans une démarche de progrès pour substituer les produits concernés ».
L’année suivante, elle faisait état du remplacement des produits ménagers par des « produits écolabellisés » dans « toutes les prestations d’entretien des locaux » pour limiter la diffusion des perturbateurs endocriniens présents dans des produits chimiques.
Le rapport 2024 mentionne pour sa part des « actions sans les préciser. Difficile dans ce cas de savoir ce qui a été réalisé, combien cela a couté et si la promesse est tenue complètement à ce jour.

Cantines scolaires de Toulouse : encore du plastique au menu
Mettre en place une campagne de sensibilisation au Code de la rue
« Nous mettrons en place, dès 2020, une grande campagne de sensibilisation et de communication sur le “Code de la Rue”. Nos rues connaissent de plus en plus de conflits entre automobilistes, cyclistes et piétons. Beaucoup connaissent mal les règles du partage de la rue en ville et les façons de circuler en zone 30 ou en zone de rencontre (zone 20). S’en suivent de nombreux conflits et agacements qui créent du désordre dans nos quartiers. Nous souhaitons développer la sanction des fauteurs de troubles, mais aussi mieux informer sur les règles. Nous communiquerons en ligne, sur affichage et par la présence de médiateurs dans les rues sur le “Code de la Rue”, c’est-à-dire toutes les règles de circulation spécifiques aux grandes villes. Des axes comme la rue Alsace‐Lorraine sont concernés, mais aussi les grandes routes pénétrantes de Toulouse, ou encore nos zones 30. Pour que nos quartiers restent animés et pacifiés, un effort de tous les usagers de la route est nécessaire. »
État de la promesse : Tenue
En avril 2024, la municipalité de Toulouse a lancé une campagne de communication autour du « Code de la Rue », un guide visant à favoriser la cohabitation entre piétons, cyclistes et automobilistes. 300 000 exemplaires du petit carnet auraient été distribués dans les boîtes aux lettres des Toulousains. La mairie a également publié une série de “tutos” YouTube sur le sujet. Un an avant la parution du code, une consultation publique a été organisée par quartiers, récoltant plus de 1000 réponses au total.
La mise en place de Code de la Rue suscite des critiques, à l’image de l’association 2P2R : « le Code de la rue n’est ni complet ni parfait. Les Toulousains ne vont pas se précipiter dessus, le lire et l’appliquer. Mais il a le mérite de susciter une réflexion, de pouvoir évoluer. »
Un an après la parution du code, la mairie a mis en place une campagne de verbalisation. À défaut de viser les nombreux automobilistes en excès de vitesse, celle‐ci s’est concentrée sur les cyclistes contrevenant au Code de la route.
Tripler l’usage du vélo dans les rues
Promis depuis 2014, ce chantier métropolitain doit desservir 54 communes. Les travaux, estimés à 250 millions d’euros, pourraient débuter à l’été prochain selon la mairie qui vise en priorité les zones d’emplois et les universités.
Aider financièrement les Ehpad pour développer la présence d’animaux de compagnie dans les maisons de retraite
« Nous développerons la présence d’animaux de compagnie dans nos maisons de retraite. La présence des animaux peut apporter de grands bienfaits en Ehpad : cela procure de la joie aux pensionnaires et permet des activités supplémentaires qui aident à garder la forme. Mais la présence des animaux n’est pas chose aisée : il faut des personnes chargées de rendre visite aux maisons de retraite en compagnie des animaux. Nous apporterons une participation financière à ces activités, pour les Ehpad du CCAS et les Ehpad à but non lucratif. »
État de la promesse : non tenue
Depuis l’été 2024, la loi bien vieillir permet aux résidents des maisons de retraite d’amener leurs animaux de compagnie. Le but est de limiter l’isolement des résidents, et de garder au maximum l’autonomie.
Ce changement concerne également la ville de Toulouse, mais dans les faits, peu d’établissements publics ont fait leur évoluer leurs règles sur le sujet. Manque d’espace extérieur ou refus à cause du risque d’allergie, seuls deux des neufs Ehpad publics toulousains permettent aux résidents de vivre avec un animal de compagnie : l’Ehpad Françoise de Veyrinas et l’Ehpad Le Repos.
Faire de la carte MonToulouse un passeport pour tous les services de la ville
« Nous étendons les services disponibles sur la carte MonToulouse. Nous ferons de la carte MonToulouse un passeport pour tous les services de la ville, avec des services achetables en ligne et chargés directement sur la carte (sport, culture, transports…) faisant de MonToulouse un sésame facile pour l’ensemble des services publics. »
État de la promesse : Abandonnée
Accès à la piscine, à la patinoire, aux musées et aux transports en commun, la carte MonToulouse rendait de nombreux services aux Toulousains en… 2015. Malgré la promesse de 2020, elle semble être tombée en désuétude durant le second mandat de Jean‐Luc Moudenc.
Évolution technologique oblige, l’application Vélô Toulouse permet de louer un vélo directement sans carte physique. Quant aux transports, Tisséo propose de payer son abonnement en bornant à la station directement via son mobile.
Si la carte MonToulouse existe encore, elle est restreinte aux retraités de plus de soixante ans. Ainsi, la carte MonToulouse senior permet à ce public d’accéder gratuitement ou à un tarif préférentiel aux transports, aux Vélo Toulouse, aux piscines, aux musées, à la patinoire et aux bibliothèques.
Publier les budgets détaillés de travaux et d’investissements à l’échelle des quartiers
« Nous publierons les budgets détaillés de travaux et d’investissements à l’échelle des quartiers. Les associations de quartier souhaitent souvent obtenir un regard précis sur les dépenses de la Mairie dans leur quartier. C’est une demande légitime que nous souhaitons honorer. »
État de la promesse : Non tenue
L’équipe municipale a adopté un plan d’investissement de 944 millions d’euros pour la période 2021–2026, avec plus de la moitié dédiée à l’amélioration de la vie dans les quartiers et aux services aux habitants. Mais ces dotations massives manquent de transparence, au vu de la promesse faite en 2020.
Les publications officielles, comme le budget municipal de 2025, détaillent les investissements par thématique, comme l’éducation, les équipements sportifs et la culture, sans préciser la répartition exacte des fonds par quartier. Impossible de savoir, par exemple, quels sont les quartiers les mieux lotis. Seul indicateur sur ce point : les financements de projets spécifiques qui, eux, sont bien renseignés dans la note de budget annuel de la mairie.
Limiter les achats à des véhicules électriques ou GNV
“Zéro achat de véhicule essence ou diesel sur l’essentiel de la flotte de véhicules de la collectivité. Toutes les voitures que nous achèterons pour la collectivité seront électriques, ainsi que les petits véhicules de service (fourgonnettes). Les gros véhicules (fourgons, grosses bennes à ordure) passeront au GNV. D’ici 2026, toutes les bennes à ordure grand gabarit de la Métropole pourront fonctionner au GNV »
État de la promesse : Tenue
Selon le rapport de développement durable de la ville de 2024 (page 73), une dotation de plus de 23 millions d’euros a été allouée à l’achat de véhicules peu émissifs sur la période 2021–2026. L’achat de véhicules thermiques est donc devenu une exception (dans les cas où aucune solution peu émissive n’existe sur le marché). Pour les véhicules légers, les motorisations électriques, hybrides ou au gaz sont privilégiées.
Résultat, “près de 90 % des commandes passées concernent des véhicules peu émissifs avec une majorité de véhicules électriques”, assure la mairie. Plus de 200 véhicules électriques ont ainsi rejoint la flotte de la collectivité.
Attirer d’autres acteurs de la santé sur l’Oncopole, au delà de la recherche sur le cancer
“Confirmer le rôle de l’Oncopole comme pionnier de la santé du futur. Cette zone économique changera de dimension : nous souhaitons y attirer de nouveaux acteurs de la santé et de l’innovation au‐delà de la recherche sur le cancer. L’arrivée du téléphérique urbain Teleo sera l’acte fondateur de cette nouvelle phase pour ce site”
État de la promesse : Tenue
C’est un pari réussi, puisqu’en février 2023, la municipalité a été sélectionnée par l’Agence régionale de la santé pour la création d’un institut hospitalo‐universitaire sur le site de l’Oncopole. Doté de cinquante millions d’euros, cet appel à projet a permis de mettre en place un institut dédié à la recherche sur la vieillesse en 2024. Ce dernier, rattaché au CHU, a été construit à deux pas des labos de recherche sur le cancer.
La même année, le site s’est enrichi d’une nouvelle usine de biomédicaments gérée par la société Evotec.
Le téléphérique urbain, reliant l’Oncopole et l’université Paul Sabatier, permet quant à lui de desservir cette partie de la ville depuis mai 2022, comme promis par la mairie.
Créer une maison de santé dans chaque quartier d’ici à 2026, dont deux de garde rive gauche et rive droite
« Nous nous engageons à ce que chaque Toulousain puisse, d’ici la fin du mandat, disposer d’au moins une maison de santé dans son quartier. Les maisons de santé, quel que soit le statut juridique (regroupement de praticiens libéraux, structure mutualiste, etc.) permettent d’accéder à des médecins de manière plus rapide, souvent avec des horaires étendus. Cela permet aux praticiens d’exercer en partageant la charge de travail avec d’autres.
La collectivité peut favoriser l’installation des maisons de santé en identifiant des sites d’installation avec des conditions financières favorables, par exemple en mobilisant les locaux de Toulouse Métropole Habitat. Nous avons déjà prouvé notre capacité à attirer des projets de maison de santé a Pérignon, Borderouge ou encore Reynerie. »
État de la promesse : partiellement tenue
En 2019, la ville comptait sept maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) opérationnelles dans sept des vingt grands quartiers de la commune (Bonnefoy, Cartoucherie, Guilhemery, Minimes, Rangueuil, Saint‐Agne et Saouzelong). Depuis lors, le réseau s’est renforcé avec seize ouvertures de MSP pendant le mandat de Jean‐Luc Moudenc. Une nouvelle structure devrait être opérationnelle en juin prochain à la Reynerie. Selon notre décompte quatorze quartiers disposeront donc d’au moins une MSP opérationnelle, à la fin 2025.
À ce stade, six quartiers ne bénéficient toujours pas de ce service :
- Amidonniers /Compans‐Caffarelli / Brouardel
- Sept Deniers / Ginestous‐Sesquières / Lalande
- Jolimont / Soupetard / Roseraie / Gloire / Gramont / Amouroux
- Pont des Demoiselles / Ormeau / Montaudran / La Terrasse / Malepère
- Fontaine‐Lestang / Arènes / Bagatelle / Papus / Tabar / Bordelongue / Mermoz / La Faourette
Une situation qui fait réagir certains habitants : « 18 000 habitants sur le quartier de Lalande et aucun médecin ! Cherchez l’erreur ! Des immeubles poussent partout accueillant de nouveaux arrivants qui n’ont pas accès aux soins », déplore un anonyme sur le site de participation citoyenne de la mairie.
À l’inverse, les quartiers les plus favorisés (Les Chalets / Bayard / Belfort / Saint‐Aubin / Dupuy ; et Saint‐Michel / Saint‐Agne / Empalot / Le Busca / Île du Ramier/ Monplaisir) disposent chacune de trois structures actuellement.

Comment Toulouse tente de soigner la pénurie de médecins généralistes
Développer les “haltes répit” pour les malades de type Alzheimer
“Nous contribuerons à développer les “haltes répit” pour les malades de type Alzheimer. Ces lieux, encore rares sur Toulouse, permettent aux malades d’Alzheimer de passer une journée conviviale, favorisant la vie sociale. Cela permet aux aidants de prendre une journée pour eux et de se reposer. Nous développerons cette possibilité, notamment via le CCAS.”
État de la promesse : non tenue.
Avant les élections, la commune disposait d’une halte répit à Toulouse, celle de la Mutualité française, aux Pradettes, ainsi que d’un centre d’accueil de jour géré par le CCAS, celui d’Asnière près de Purpan. À ce jour, aucune proposition de nouvelles « haltes répit » n’a été portée ou soutenue par la municipalité.
Renouveler les VélÔToulouse en 2022
Cette promesse a été tenue avec deux années de retard. Ce décalage s’explique par le temps nécessaire à la réattribution du marché de vélo en libre‐service après l’échéance du contrat. Arrivé à son terme en 2022, celui‐ci a été réattribué à JC Decaux en 2023. En mars 2024, la mairie de Toulouse et sa régie de transport Tisséo ont pu annoncer la modernisation de 283 stations et la construction de 177 nouvelles. Finalement, le renouvellement de la flotte a été réalisé en septembre 2024.
Rendre gratuit le stationnement pour les véhicules électriques
D’après ses estimations, 1 % des véhicules roulant dans le périmètre de Toulouse Métropole, sont électriques. Cela représente 4 000 véhicules sur la métropole, dont 2 000 à Toulouse. La gratuité offerte par la mairie représenterait un manque à gagner de 90 000 euros sur les recettes (abonnement + paiement horaire, hors forfait post‐stationnement) lors de la première année d’application de la mesure.
Rénover la rue de Metz
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Mais ce dynamisme de filière est à relativiser. La qualité des productions accueillies reste à améliorer. De plus, l’Occitanie n’est pas encore identifiée au niveau national, parmi les territoires porteurs d’enjeux de développement stratégique.
Lancer la rénovation des berges des canaux du Midi et de Brienne
Lors de ses vœux à la presse 2023, le maire de Toulouse a fait quelques annonces concernant cette promesse. Comme le rapporte La Dépêche du Midi, une concertation publique va être menée dans l’année au sujet du parvis Brienne, près de l’écluse Saint‐Pierre, pour réduire la place consacrée aux voitures d’ici à fin 2025.
À plus long terme, la mairie prévoit de « diviser par deux l’espace consacré à la voiture sur les berges du canal du Midi » après 2028, toujours selon La Dépêche du Midi. La circulation pourrait être inversée entre les Ponts‐Jumeaux et la gare pour se faire du côté du centre‐ville.

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Malheureusement pour la candidature toulousaine, c’est finalement Bonn, en Allemagne, qui a été choisie à l’issue d’un vote, le 9 décembre, par le conseil du CEPMMT. D’après la préfecture de Haute‐Garonne, Toulouse n’a pas démérité puisque son dossier aurait obtenu « la première place sur le critère de la qualité scientifique et de l’environnement social ».




















Foire aux questions
Pourquoi les journalistes de Mediacités contrôlent‐ils les promesses de Jean‐Luc Moudence ?
Nous nous sommes donc donné pour mission de vérifier si Jean‐Luc Moudenc allait tenir ses engagements pour sa ville et sa métropole. Nous suivrons plus particulièrement ce que nous avons appelé les “promesses phares”, celles qui concernent les dossiers clés de ses deux mandats entre 2020–2026.
D’où viennent les « promesses » vérifiées par Mediacités ?
Pour que vous puissiez facilement naviguer dans les promesses, nous les avons classées dans 14 thématiques (“Éducation et jeunesse”, “Urbanisme”, etc.). Nous avons préféré utiliser des termes neutres plutôt que les catégories présentes dans le programme de Jean‐Luc Moudenc (exemple : “Cadre de vie / Propreté / Nuisances urbaines”).
À quoi correspondent les verdicts de chaque promesse ?
Nous avons défini six verdicts possibles pour chaque promesse de campagne :
Comment puis‐je aider Mediacités à vérifier les promesses ?
C’est là que vous intervenez : pour chaque promesse, vous pouvez nous suggérer de mettre à jour notre verdict. Si vous avez eu vent d’une information (confidentielle ou non) ou que vous pensez que notre verdict n’est plus à jour, cliquez sur une promesse et écrivez‐nous dans le formulaire intitulé “Vous avez une information à nous partager sur cette promesse ?”, au bas du volet latéral. Nous ne pouvons pas vous garantir de répondre à tous vos messages, mais nous faisons la promesse – et elle sera tenue ! – que chacun de vos messages sera lu attentivement.